Voici enfin quelques nouvelles de la coupe avec un premier petit bilan après l’acte 13.

Cette acte n’a pas boulversé la hiérarchie des équipes. On a toujours Alinghi en tête suivi des néozeds. La surprise vient de la troisième place avec les italiens de Mascalzone qui devance la grosse équipe italienne de Prada. Ensuite le classement n’a pas vraiment évolué par rapport à l’année dernière. Comme je l’ai indiqué avant l’acte, je ne pense pas que l’on puisse trop s’attarder sur ces résultats mais voici quand même ce que je retiens de ces courses:

Alinghi a montré qu’ils étaient un cran au dessus du lot mais il faut être un peu plus nuancé. Tout le monde ( tout du moins que j’ai croisé) s’accorde à penser que le gros avantage actuel du defender est d’avoir la capacité actuel d’être efficace dans tout le mode de navigation. C’est à dire qu’ils sont trouvé des réglages et des configurations approprié pour des routes « pointing » et « running » par exemple. Mais aussi en phase de relance suite à des manoeuvres ce qui n’ai malheureusement pas le cas de la plupart des équipes. Cela ne veut donc pas dire qu’Alinghi va plus vite que ces poursuivants. Les études montrent qu’il n’existe pas de réels différences de gain VMG entre le defender et Oracle par exemple. Mais c’est aussi le cas de Team New Zealand et de Luna Rossa. Je ne me fais pas de souci sur la capacité des gros team à affiner leurs points de performance durant la Vuitton Cup.

La performance de Mascalzone est intéressante. On voit que cette équipe a trouvé le compromis architecturale et du design du plan de voilure qui fait que l’il se retrouve un petit cran au dessus. C’est à mon avis aussi le cas de Shosholoza qui a quasiment refait un nouveau bateau et les performances sont au rendez vous. Dans la même idée les améliorations de +39 sont essentiellement du à un vrai mat de jauge 5 (!). Dans ce groupe de bateau qui semble évoluer il ne faut surtout pas oublier les espagnols qui sont, à mon avis, un gros team à part entière sur lequel il faudra compter et peut être pas seulement pour la quatrième place.

Il y a quelques choses de très important à observer lors des régates: qui fait naviguer son second bateau ?. Et bien les espagnols et les autres gros teams. Cela veut dire que financièrement et logistiquement ils ont la capacité de le faire. Ils vont pouvoir justement valider tous les autres modes de navigation qui manque encore aux challengers. Je l’évoquais ci-dessus, le travail porte souvent ces fruits par exemple pour Mascalzone ou Shosholoza. La grande différence de ces derniers avec les équipes qui les suivent, c’est le temps de travail qu’ils ont pu consacré. Que se soit Victory, Areva, ou Team Germany, le financement est arrivé très tard, en général dans le courant de l’année dernière. Leur nouveau bateau sont arrivé très récemment à Valencia et malheureusement ont connu pour certain des problèmes de structure. Ce sont qu’ont à peu prés rencontré toutes les équipes. Il ne faut pas oublier par exemple que Mascalzone a également connu de grave problème comme l’évoquer Dimitri Despierres dans ce billet. La vraie différence de ces derniers, comme les gros teams est de pouvoir continuer à réellement travailler pendant les remise en cause.

Dans quelques jours, les duels vont commencer, qu’est ce qu’il est encore possible de faire pour les petites équipes avec un seul bateau ?. Et bien, à ma grande tristesse les équipes ont comme souvent décidé de changer les appendices et la chasse au poids (j’ai failli en être victime). Je n’ai jamais bien compris l’emprise des designers sur les équipes, pourquoi ne pas plutôt travailler sur la performance ou alors sur certaine manoeuvre qui ne sont pas encore acquise….

Lundi débute le premier Round robin où chacune des équipes rencontrent deux fois les autres. Je suis sur que nous allons avoir de vraies surprises avec des équipes qui vont resurgir comme par exemple Areva (sans Pepont qui quitte le bord) ou alors Luna Rossa qui semble pourtant enterré par certain commentateur. Il ne faut pas oublier qu’une régate se joue sur l’eau et que, quoique l’on dise la psychologie a son rôle à jouer. Il y a toujours une grosse équipe qui craque au cours de la Louis Vuitton Cup: Young America en 2000 ou Luna Rossa en 2003. Mais je suis sur que justement on ne peut pas imaginer une équipe plus sereine que les italiens de Prada.

Qu’est ce que vous pensez de mon analyse ? Je serai à Valencia pour tous les round robins, j’essaierai de vous tenir informer des événements. Pour rappel je ne bosse pas pour Areva mais pour Team Germany en tant que prestataire (voir mon cv qui n’est pas à jour).

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