Les néozélandais ont maitrisé ces deux premières régates. Cela ne va pas dans le sens de mes pronostiques et surtout on découvre les points faibles de Luna Rossa.

Les italiens perdent ces deux premières régates sur deux points principaux:

La stratégie

Lors des demi finals beaucoup ont encensé le sorcier du vent Torben Grael. Dans mon billet de pronostique j’étais un peu réservé, en particulier sur la gestion des risques et des choix stratégiques. Or ils perdent la première régate sur le choix de la gauche du plan d’eau, enfin c’est ce que l’on croit comprendre à la vision du départ. C’est plausible lorsque l’on regarde les relevés météos du système MDS : Plus de vent à gauche et plus à droite à droite. Voici un extrait des relevés pour ces premières régates :

Cliquer sur l’image pour agrandir

En gros c’est un choix stratégique mais vu la faible amplitude de la vitesse en fonction du vent, il est probablement plus juste de choisir la bascule que la risée. Pour information voici l’évolution de la vitesse du bateau en fonction de la vitesse du vent.

bsp-tws.JPG

Pour en revenir à nos italiens, ils ont avoué avoir des problèmes avec leur cellule météo puisqu’ils se sentent obligé de leur confirmer leur confiance devant la presse :

Michele Ivaldi, navigateur, Luna Rossa Challenge, sur les choix météo : « Il y a des options météo à prendre dans tous les matches. On nous a suggéré de prendre la droite. Cela n’a pas marché mais nous avons confiance en notre équipe météo. Ils font du bon boulot et nous ne doutons absolument pas de leurs talents. Nous continuerons de nous fier à leurs suggestions ».

En gros ils n’ont pas tricoté dans le bon sens depuis le début par contre ils ont pris moins de risque peut être par manque de confiance.

Les pre-start

James Spithill n’a réussi aucun des départs, en particulier dans la seconde régate où la victoire est acquise grâce à l’efficace maitrise de Dean Barker. Je crois que l’ascendant psychologique est maintenant important mais je crois que les italiens ont la capacité de revenir sur cette phase de jeu.

Au niveau de la performance, je ne crois pas que l’on puisse évalué la moindre différence entre les deux équipes. Lors du premier bord de prés la faible différence de vitesse était vraiment très impressionnate malgré les approximations du système de calcul des écarts. Certains pensent que la grande voile plus légère utilisé par les kiwis dans la seconde régate pourrait avoir un impacte positif.

Quoiqu’il en soit ces régates ont été très serré et avec des équipages capables de gérer sans frémir un controle et donc un pression énorme. Je suis vraiment impressionné par les images de la télévision où l’on voit ces équipiers qui ne montrent aucune émotion, et font leur travail avec précision : Regarder les barreurs dans les circling ou les virements, du grand pilotage, ultra précis. Ou les trimmers, le runner qui communiquent ensemble par radio pour éviter toute interférence avec la cellule arrière. C’est du beau travail et si Luna Rossa n’est pas trop affecté psychologiquement on peut avoir encore de beau match.

La suite cet après midi à 15 heures.

Répondre


Creative Commons License
Blog Tribord Amure par Matthieu by Matthieu ROBERT est mis à disposition selon les termes de la licence Creative Commons Paternité-Pas d'Utilisation Commerciale-Partage des Conditions Initiales à l'Identique 2.0 France.