Oui vraiment Bravo à Team New Zealand pour cette victoire. Il n’y a rien à redire avec 5 à 0 et toutes les bouées passées en tête. Mais que s’est il passé chez Luna Rossa ?

C’était vraiment une drôle de finale. Tout le monde avait prédit une final au couteau. Les pronostiques tournaient tous dans la même fourchette de 5 à 3 dans un sens ou dans l’autre. Personnellement j’avais prédit un 5 à 3 en faveur des italiens en émettant en doute sur la stratégie de Torben…


© Stephany Lamy


On pourrait résumer assez facilement cette finale car un même type de scénario s’est répété tous les jours.

  1. Nos deux excellents barreurs de match racing se sont bien battus, aucun des deux n’ayant démériter. Je me rappelle un seul départ (le 3ème, je pense) où James Spithill avait réussi à pousser les néozéds à partir une bonne longueur derrière. Dans l’ensemble les italiens ont gagné 3 départ sur 5 en partant du principe qu’ils ont réussit à prendre le coté qu’ils voulaient en sachant que bizarrement ils ont eu souvent des idées différentes sur le vent.
  2. Sur le premier quart du bord de prés chacun s’essaye à trouver la première petite bascule qui pourrait donner un premier avantage. Toutefois il ne faut pas oublier de rester sur la droite du parcours en raison de la rotation du vent à droite dû à la brise thermique. A ce jeu, il est là aussi difficille de déterminer qui a réussit à obtenir cette rotation décisive. Si on en croit les écarts au vent fournit fournit pas le logiciel de suivi (americascupanywhere) on voit bien des évolutions dû aux différentes adonnantes et refusantes mais elles sont temporaires. On a vu de véritable speed test où les écarts entre les bateaux n’excédaient pas 10 mètres.
  3. Le coté droit est le chemin obligé mais il faut savoir gérer l’approche de la layline, surtout de pas être trop à droite car sinon l’autre bateau controle et on finit en dehors du cadre. Tous les jours nous avons vu la même chose Luna Rossa foncé sur cette layline et finir le bord de prés en dehors du cadre dans le vent des kiwis.
  4. La régate est alors finit. TNZ controle les italiens sans fléchir. Jamais de choix tactique extrême, les kiwis suivent dans de beau duel de virement ou d’empannage. Luna Rossa leur met une énorme pression mais rien ni fait. Les néozélandais gagnent.

Il n’y a pas de spectable, aucun rebondissement. J’ai vraiment beaucoup de mal à comprendre la stratégie italienne. On a cru comprendre qu’il y avait peut être un problème avec la cellule météo mais cela n’explique pas tout. Il y avait un vrai problème de prise de décision. Les néozeds n’ont pas eu plus de succés pour trouver le first wind shift, ils ont plutôt pu saisir l’avantage que leur fournissait des bascules même petite. Alors que les italiens n’ont pas profité des écarts plus ou moins significatif qu’ils avaient obtenu. En particulier dans la 4ème régate où avec 50 mètres d’écart il préfère virer sous le vent (et continuer à protéger la layline….) alors qu’ils pouvaient sans problème devenir maitre et controler les kiwis.

Vous l’aurez compris je suis vraiment déçu par la performance de Luna Rossa. Je ne crois pas qu’il y ait de problème de vitesse ou de manoeuvre comme je l’ai entendu. Je crois qu’après avoir vu qu’il ne fallait pas mettre tout le poids d’une équipe sur un seul homme dans les demi final, on sait maintenant qu’il faut prendre une afterguard capable de prendre les décisions adéquate: choisir entre stratégie et tactique…

Prochaine étape la coupe de l’America qui opposera donc les suisses d’Alinghi ou néozélandais fin juin.

2 réponses à “Bravo Team New Zealand 5-0, mais quelle énigne ?”
  1. Hubert dit :

    Question d’un néophyte : Comment expliquez-vous que par deux fois les Italiens aient débordé aussi radicalement la layline lors du premier quart sachant qu’ils le payent cash en distance pour atteindre la première bouée. Il semble que les Kiwis ne leur aient pas laissé le choix. Auraient-ils pu éviter le piège ?

  2. trebormat dit :

    Les italiens sont fortement over layline car les kiwis les y ont poussé. Ce n’est pas le bateau à l’extérieur qui est maitre. Les italiens n’ont fait que subir. Il faut savoir que les logiciels de navigations associé à des centrales de navigations (les calculateurs de vent) permettent maintenant d’avoir une très bonne idée de la layline optimum. Tout ça pour dire que ce n’est pas une erreur des italiens. Ils auraient pu éviter le piège s’ils avaient profité des petits écarts issus des bascules  pour essayer soit de couvrir mais cela suppose un bonne écart car il faut pouvoir croiser devant, soit pousser leur adversaire à un duel pour recentrer le jeu tout en préservant la droite. Ce second shéma est apparu de nombreuses fois lors des rounds robins.

    Merci pour ta question car je me doute que je suis quelquefois un peu trop technique. A bientôt.

  3.  
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