Il y a quelques semaines je me suis fais le relais de Greenpeace en dénoncant le pillage de la forêt du congo. J’insistais également sur la nécessité d’une volonté politique. Comme la semaine dernière avec la vente de centrale nucléaire à la Libye (Sarkozy, Maud Fontenoy, et Areva sur un bateau), ma cible habituelle était notre président Sarkosy. Je veux m’excuser car notre président a bien la volonté de s’occuper de la forêt africaine comme le montre sa dernière visite au Gabon.

Image reprise de Rue89 : Gabon: Sarkozy fait l’éloge de la forêt devant… les forestiers!

C’est l’occasion, pour le président Sarkozy, d’annoncer une remise de dette de 50 millions d’euros, à investir dans les actions “durables” des ONG qui tentent de préserver les fabuleuses richesses végétales de la forêt équatoriale qui couvre 80% du territoire. Bref, un joli geste écologique censé incarner la “rupture”.

C’est vrai, il y en a marre que la majorité des aides publiques de la France aille quelques dictateurs. Il faut rompre avec la Francafrique. Donc cette première visite a donc un gout particulier et les invités sont regardés avec attention. On peut donc voir sur la photo ci-dessus:

MISE A JOUR: La plainte a été jugé irrecevable, merci de lire les précisions sur cette plainte et sur la groupe Rougier en commentaire de ce billet.

On peut aussi citer dans les amis du bois de Sarkozy, Vincent Bolloré. Oui vous vous souvenez le même qui a prété son petit yacht à notre président pour se reposer après l’élection. En faite ce n’était pas un pret, il y a quelques contre parties. Le groupe Bolloré est le leader de l’exploitation forestière en Afrique. Je vous laisse lire les dégats de cet énorme groupe en Afrique sur le site de Survie: L’empire Bolloré en Afrique

Au niveau écologique, l’écosystème est loin d’être préservé. Il s’agit d’une exploitation intensive de quelques essences recherchées sur le marché international. Les conséquences des coupes de bois sur le renouvellement de la faune et de la flore sont désastreuses.

On imagine facilement que ces personnages, bien sur membre d’ONG (organisation non gouvernemental, c’est vrai) vont être heureux de disposer des fonds sans passer par la case Omar Bongo. Je sais, je suis parano, y a rupture…

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4 réponses à “Sarkozy sauve la forêt du Gabon”
  1. Anonyme dit :

    Sans parler des intentions de Sarkozy (a chacun d’interpréter ses voyages comme il le veut) je souhaite juste apporter des précisions sur la sté Rougier : c’est une entreprise pionnière en terme d’aménagement durable de ces concessions forestières. Il me semble donc normale qu’elle ait été choisie, tout comme les ONG avec qui elle travaille en partenariat, pour présenter les efforts fait dans la préservation des massifs forestiers. Dernière chose : inviter les gens à lire un dossier de presse des Amis de la Terre, c’est bien, dire que la plainte a été jugée irrecevable, c’est mieux !

  2. trebormat dit :

    Merci anonyme pour ces précisions sur la société Rougier.

    En ce qui concerne la plainte qui a été jugé, il est vrai irrecevable par une cour d’appel français, mon lien sur le dossier ne cache pas cette information. Mais pour éviter tout malentendu j’ai mis mon billet à jour.
    Toutefois une cour d’appel juge la forme et non les faits. Cette plainte est irrecevable pour les raisons suivantes:A lire sur le site des amis de la terre La plainte déposée contre Rougier jugée provisoirement irrecevable

    La Cour d’Appel a tout d’abord rappelé que l’article 113-8 du Code pénal français prévoit que dans les cas de délits commis par des français à l’étranger, la poursuite ne peut être exercée qu’à la requête du Ministère public, et que celui-ci s’y était refusé en l’espèce aux termes de réquisitions rendues le 27 septembre 2002.

    Vous conviendrez avec moi que le vue contexte politique, il est normal que le ministère public n’est pas fait demandé de poursuite.

    Maintenant la plainte et les faits à lire sur le site des amis de la terre :7 villageois camerounais attaquent ROUGIER devant les tribunaux français

    RAPPEL DES FAITS

    En mai 1999, la Société Forestière de Doumé (SFID), filiale camerounaise du Groupe Rougier, qui ne dispose pas de titre d’exploitation valide dans la région Sud du Cameroun, s’introduit dans les plantations de plusieurs habitants de la préfecture de Djoum. Elle y procède à une coupe illégale de diverses essences de bois à l’insu des propriétaires (qui ont regagné leur village), et, pour accéder aux zones forestières, construit des pistes traversant certains champs.

    Cette opération, illégale, provoque la destruction de nombreuses cultures (arbres fruitiers) et certains planteurs ont dû renoncer depuis ce jour à une activité qui représentait leur seule source de revenu.

    Un constat des dégâts est dressé en septembre 1999 par le délégué à l’Agriculture, en présence des victimes et d’un représentant de la SFID.

    Face au refus de la société de leur verser une compensation financière, et au manque de détermination des autorités administratives à contraindre la société à honorer sa dette, les victimes déposent une plainte auprès du Procureur de la République du Cameroun, qui n’aboutira pas.

    N’ayant toujours pas obtenu réparation, les victimes décident de saisir la justice française.

    Quoiqu’il en soit je ne veux pas polémiquer, je respecte le travail des forestiers et le travail de gestion qui permet à la forêt européenne de bien se porter. J’ai des amis dans le milieu forestier (onf, inra) dont les propos me rassurent à ce sujet (voir mes billets précédents). Mais j’ai aussi des amis en Afrique et au Cameroun en particulier qui me rapportent les pratiques occidentales dans leurs pays. En passant je vous invite à lire le livre de du regréter François-Xavier Verschave: Les pillards de la forêt. Où me semble t’il ce spécialiste de la Francafrique égratigne un peu la société Rougier.

    Je vous laisse le soin de préciser votre commentaire, ce blog vous est grand ouvert. Mais pourquoi rester Anonyme de votre Normandie?

  3. dagostin dit :

    Tous les personnages présents sur cette photo sont des grands comiques doublés de menteurs. Je me suis marié à Djoum dans le sud du Cameroun au coeur de ce qui était la forêt équatoriale, près du Gabon et du Congo. Tout y est dévasté du fait de l’exploitation forestière; Les populations locales n’en tirent aucun profit à part quelques notables corrompus. Elles assistent impuissantes à la destruction de leur milieu, de leur mode de vie ancestral et à l’installation de toutes sortes de trafics par l’ouverture des pistes (braconnage, commerce de viande de brousse, de peaux, d’animaux vivants…etc). Dans la région de Djoum la vrai forêt n’existe plus, c’est un immense taillis parce que la végétation reprend vite le dessus, mais il n’y a plus d’arbres centenaires… Disparus… Tous coupés par ces pantins qui nous parlent d’écocertification et de gestion. Comment parler de gestion quand on touche à un patrimoine plusieurs fois centenaire, c’est ridicule. C’est comme si on arrachait des peintures dans la grotte de Lascaux pour les accrocher quelque temps au mur de notre salon et les mettre à la poubelle dans quelques années. La solution ne peut être que radicale: interdiction totale de fabriquer quoi que ce soit avec des essences rares. Et en faire prendre conscience au grand public en l’informant des enjeux et en prenant surtout en compte les avis des locaux pour mettre en place une politique de développement sérieuse et responsable. La tâche est difficile et il ne faut pas compter sur les politiques.

  4. Egrégore dit :

    La complexité des relations franco-africaines ne cesse de donner le tournis à bon nombre d’observateurs. S’intéressant au sinueux parcours africain de l’ancien président de la République française, en l’occurrence François Mitterrand, Gaspard-Hubert Lonsi Koko, à travers la vie politique de cet illustre personnage, décortique avec minutie les réseaux mis en place par Jacques Foccart et entretenus par quelques africanistes de gauche ; il nage dans les eaux troubles de la Françafrique pour mieux expliquer la puissance des lobbies qui imposent la continuité dans les rapports entre la France et l’Afrique. À l’heure où l’actualité africaine est entre autres dominée par les conflits, l’exode de nombreux jeunes, la lente « colonisation » de ce continent par la Chine, d’aucuns ne cessent de s’interroger sur le devenir des relations franco-africaines après François Mitterrand et Jacques Chirac. Cet ouvrage donne quelques pistes très utiles à la compréhension des futures relations franco-africaines. On y évoque également un lien de près de quarante-cinq ans entre un homme – que d’aucuns qualifient de « mythe errant » – et tout un continent, des méandres et des écueils qui ont enseveli des tas de secrets dans des marigots africains…

    Titre : Mitterrand l’Africain ? Editeur : Les Editions de l’Egrégore (http://www.editions-egregore.com) Parution : 23 octobre 2007 Pagination : 232 pages ISBN : 978-2-916335-03-2 Format : 14×22,5 cm Prix : 18 euros

    L’auteur : Membre du Bureau fédéral du Parti Socialiste de Paris et président du club de réflexion Enjeux Socialistes et Républicains, Gaspard-Hubert Lonsi Koko reste fidèle à ses engagements humanistes. Après Un nouvel élan socialiste et Le demandeur d’asile, il poursuit la réflexion sur les rapports Nord-Sud avec Mitterrand l’Africain ?. Site personnel : http://www.lonsi-koko.net

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