Pour le M34, soutenez le libre !
Publié par trebormat dans techno, voile, tags: B&G, Brooks, Coupe de l'America, Electronique, Large, Louis Vuitton Trophy, Nexus, salon, sondageUne fois n’est pas coutume, je vais profiter de l’audience de mon blog (4 à 5000 visites/jour) pour faire un peu de lobbying. Vous savez peut être, même si j’en parle rarement, que je suis spécialisé dans l’instrumentation et l’analyse de données des voiliers de course. Je suis donc très sensible au sujet de l’électronique. Alors quand on me demande mon avis sur le choix de l’équipementier pour le futur voilier du tour de France à la voile, je me permet de l’ouvrir.
Le voilier choisi pour remplacer le Farr 30 (ex Mumm 30) à partir de 2010 est le M34 du chantier Archambault choisi après un concours très actif. Le bateau est en cours de réalisation. Une association s’est montée pour que les futurs propriétaires et équipiers puissent défendre leurs points vue sur le matériel, les voiles, les règles de classe. Il y a déjà un site web: www.association-m34.com/.
Cette association propose un sondage sur l’électronique: « Pour vous, la meilleure solution d’électronique sur le M34 serait ? ». Et donc chers propriétaires vous avez seulement trois choix: Brooks (B&G), Nexus, (et choix libre). C’est tout et encore à mon avis vous n’aurez pas trop le choix car ces messieurs de Archambault et Larivière Organisation (société organisatrice de Tour) ont probablement négocié cette affaire de gros sous.
Mais ce n’est pas pour ça qu’il ne faut pas donner son avis. Voici le mien.
L’électronique d’un voilier de course
Avant tout, il me semble important de définir l’électronique d’un voilier de course. Il s’agit bien sur des afficheurs qui doivent être visible de tous et des capteurs comme l’anémomètre, le lock (vitesse voilier), le gps, le sondeur, le compas. Est ce que c’est tout ?. Non pas vraiment. Combien de fois j’ai entendu des régatiers médire leur électronique: « C’est n’importe quoi ces chiffes ! ».
Le rôle de l’électronique est devenu cruciale sur un voilier de course. Tout bon régatier sait que déterminer le variation du vent avec un compas standard est une gageure même avec les afficheurs digitaux disponibles. Est ce que nous avons un shift de 3 ou 5 degré ? Et m…. j’ai loupé ma layline. Les plus appliqués d’entre vous ont les abaques (les polaires) du voilier collées sur le pont, mais qu’il est difficile de les suivre tellement la vitesse et les angles du voilier semblent fausses. Et que dire de ce logiciel de navigation qui semble toujours m’indiquer une route incorrecte car le vent réel fournit par l’électronique n’est pas à la hauteur.
Le tour de France, c’est quand même l’élite de la voile, il faut peut être s’arrêter deux minutes sur le choix du fournisseur d’électronique pour éviter des désagréments rencontrés assez régulièrement sur nos voiliers. Analysons nos deux fournisseurs:
B&G, Brookes
On ne peut pas faire mieux, c’est le leader haut de gamme du marché des voiliers de course (haut niveau). Ils fournissent des écrans d’une qualité (et de taille) qui n’a quasiment pas d’équivalent sur le marché. Ils ont l’avantage d’offrir l’ensemble des composants indispensables à des données de qualité. En particulier il bénéficie de calculateur (centrale ou processor) en mesure de corriger toutes les imperfections évoquées ci-dessus. Il faut dire que la technologie est issu de la Coupe de l’America. Le WTP 2, le produit phare de marque a été conçu par Graeme Winn qui a équipé la plupart des équipes depuis plus dix ans. Cette centrale fournit des données d’excellente qualité grâce à l’utilisation par exemple de capteur de mouvement.

B&G avec son WTP, la rolls de l’électronique marine
Mais je vous rassure ce n’est pas le WTP qui est proposé pour le M34, c’est probablement le Hercule 3000. C’est également une centrale de qualité et qui a l’avantage de bien fonctionner avec le logiciel de navigation de la même marque: Deckman for Windows.
Nexus, ex Silva Marine
Heureusement que je vous ai écris que c’était ex Silva Marine… Bref c’est une marque « connue » pour ces compas de très bonne qualité. Nexus propose toute une gamme de produit pour électroniquer votre voilier. Je dois vous avouer que je ne connais pas cette marque. Je l’ai seulement remarqué par son marketing de qualité sur les salons mais je ne l’ai jamais croisé sur un voilier. Les coupures de presse de leur site ne sont pas plus éloquent avec aucun palmarès.

NX la centrale de navigation de Nexus
Il dispose d’une centrale (NX) mais les informations sur ces calculs sont très flous. Il insiste sur la vitesse de transmissions des données, faut croire que ça fait vendre. C’est important ?.
Et les autres
Et oui pourquoi il n’y a pas d’autres fournisseurs proposés. Pourquoi pas NKE ?. Une marque française qui a un haut niveau qualité avec par exemple la victoire de Michel Desjoyeaux dans le dernier Vendée Globe à son actif. Quels sont les critères de choix:
Est ce le prix ?. Je ne suis pas inquiet, tous les fournisseurs tournent autour de 5000 € et je ne crois pas que se soit un critère de choix.
Est ce que le nombre de revendeur ou technicien ?. Oublions Nexus alors. B&G est mieux placé mais je vous souhaite bien du courage.
Pourquoi choisir un seul fournisseur ?. Pourquoi ne pas laisser le libre arbitre aux coureurs ?. J’imagine que c’est pour limiter les coûts, le fournisseur bénéficiant de l’effet de masse. Et je suppose aussi pour une histoire d’équité sportive…. Je comprend très bien ces raisons mais si j’étais le futur propriétaire d’un M34, je m’en poserais également d’autres.
Est ce que je pourrais modifier mon électronique en installant des composants de meilleur qualité ou moins cher ?. Est ce que je pourrais utiliser le logiciel de navigation de mon choix ?. La réponse est négative. Vous resterez enfermé dans ces configurations propriétaires avec l’impossibilité d’intégrer de nouveaux matériels. Pourquoi ne pas imposer un protocole standard de qualité comme le NMEA 2000 qui commence à émerger ?.
Votez !
Il y a bien d’autres solutions sur le marché et comme on ne vous demande pas votre avis, je vous propose de voter pour le libre choix du matériel.
Je vous invite à voter nombreux pour ce sondage ci-dessous ou à l’adresse suivante: Sondage électronique. Votez LIBRE !.
Une discussion assez similaire a lieu dans le cadre de la World Sailing Teams Association qui s’occupe du Louis Vuitton Trophy. Mais on ne parle plus de WTP, c’est un peu préhistorique pour la Coupe de l’America.
Pour plus d’information, je suis à votre disposition. Et bien sur comme d’habitude j’attends vos commentaires.




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Vu que cela parle d’électronique, je me sens un peu concerné.
Même si décider d’une marque/d’un système provoque une position dominante sur un marché, cela facilite quand même beaucoup le partage d’informations, la mise au point et l’intêret des coureurs pour l’électronique.
Dis moi si je me trompe Matthieu, mais tout le monde s’y connait un peu en grément, structure, voile, profils, mais en electronique c’est un peu le flou pour les équipages, sauf peut etre pour le tacticien qui devra s’en occuper un peu, et du responsable electronique qui aura le devoir de faire en sorte que tout fonctionne bien.
Dans le cadre d’une obligation d’utiliser un systeme donné pour une jauge, j’imagine que les coureurs chercheront à connaitre mieux le systeme, puisqu’ils seront surs de retrouver le même sur un autre m34.
Concernant le NMEA, la version 2000 mériterait en effet d’être installée partout, mais bon le 183 tient le coup, surement grace à sa robustesse, sa fiabilité et la simplicité de mise en place !
Là, Mathieu, je ne suis pas d’accord avec toi. Certes, le Tour de France, c’est un peu l’élite de la voile, mais c’est aussi une course à laquelle participent beaucoup d’amateurs, et pas toujours pour faire de la figuration. La question de la limitation des coûts est donc importante, et choisir un fournisseur commun avec un équipement standard limité par la jauge favorise cette limitation.
Ensuite, le Tour de France est une course sur monotype. Les bateaux doivent donc être aussi proches que possible les uns des autres. Tu me diras, pourquoi ne pas imposer les mêmes voiles pour tous ? Pourquoi pas oui. Ca se fait en dériveur.
Cependant, ce monopole peut avoir l’effet inverse de celui recherché : l’inflation des prix par absence de concurrence. Pas de solution idéale, donc, comme d’hab.
Cela dit, faisant de la voile pour faire de la voile, et pas de l’informatique, si j’avais le choix, je dirais une électronique minimum, voire pas d’électronique (je pousse un peu, je sais). Si la règle est la même pour tous, ça ne pose pas de problème de compétitivité. On naviguera un peu plus aux sensations, ça ne fera pas de mal. Et ça n’a rien à voir avec le niveau de l’épreuve, cf. le dériveur, les quillards légers, etc. Aux JO, il n’y a pas que des manches !
@Pierre: En effet avoir une seule marque est important car elle permet à tout le monde de s’entraider dans un domaine où effectivement les compétences ne sont pas toujours extraordinaires. C’est vrai et c’est important c’est d’ailleurs la volonté des navigateurs du Louis Vuitton Trophy, partager leurs calibrations et expériences.
@Pierre et @d@v je n’ai pas écris que j’étais pour le libre choix mais vu le peu de choix proposé dans le sondage, je pense que c’est le mieux à faire. Sinon Pierre tu as voté quoi ?. B&G c’est vu quelquefois comme un système difficile mais il y a vraiment moyen d’avoir un pack facile.
Pour le NMEA 2000. Ca n’a rien à voir avec le NMEA 0183. Le NMEA 2K est un protocole Can Bus comme la plupart des réseaux disponibles actuellement. Il a beaucoup d’avantage et en particulier l’interfacage de composant de qualité de marque différente, pour de vrai cout réduit.
Je suis aussi pour un plus grand choix dans cette liste, parce qu’il y a des marques qui mériteraient d’être dedans, comme tu le dis dans ton post, NKE parce que c’est francais et que ca fonctionne bien, entre autres, pourquoi pas Tacktick aussi!
Tout dépend quelle est l’implication de l’électronique voulue par la classe m34, et l’utilisation qu’il sera possible d’en faire pour les coureurs.
Une utilisation simple et en temps réel avec le minimum d’informations, une utilisation poussée en temps réel: performances, positionnement logiciel de carto etc …
ou une utilisation en temps réel + ce qu’il faut pour retravailler les performances après, des capteurs couplés à des dataloggers avec en post traitement des softs de performances (Adrena,MaxSea, pourquoi pas Deckman)
Ce qu’il faut voir aussi, c’est à quel point les équipes seront capables de s’approprier le pack électronique fournit avec le bateau, ceci étant lié à la complexité de réglage/calibration de ce qui est installé.
Sinon, j’ai voté Brookes !
hello, hello,
tout d’abord un constat : le niveau d’électronique sur les Farr30, c’est la misère : sur le dernier Tour, seuls deux bateaux avaient une électronique correcte et maintenue, Dunkerque et Marseille. Il y a donc du boulot pour faire progresser cette partie du jeu sur l’ensemble de la flotte.
Car Mathieu a raison, si on veut se servir d’un logiciel de navigation, pour le routage par exemple, il faut d’abord disposer d’une électronique maintenue et bien calée.
Ca n’a en général rien à voir avec la marque. Certe, il ne faut pas tomber dans le Raymarine mais sincèrement, B&G, NKE, Nexus, c’est kif-kif. La grande différence se situe sur la simplicité de calibration et sur la possibilité d’interfacer le système avec d’autres équipements. A ce niveau, il y a un petit plus pour Nexus dont la centrale est super pratique et dispose d’un soft PC pour calibrer les instruments (je n’ai pas d’intérêt chez Nexus).
Mathieu, note que les arguments que tu avances pour le NMEA2000 sont strictement les même que ceux du NMEA0183 : composants de marques différentes, coût. Le NMEA2000 a l’argument de la sécurité, robustesse et rapidité du réseau mais, tant qu’il n’y a pas de pilotage automatique, est-ce bien nécessaire ?
Moi, j’ai voté libre et je pense qu’il est bien plus malin d’établir une règle qui impose un protocole et une limite à la course à l’armement.
Petite précision purement technique sur le NMEA 2000: c’est quand même très différent du vieux nmea puisqu’ils ont même été jusqu’a standartisé le cablage et ça je sais que ce n’est pas rien pour mes amis électroniciens. Et ici on parle vraiment d’une offre de qualité et avec techno d’aujourd’hui. Pas la préhistoire des ports séries…
Ahhhh, les ports séries, et les niveaux de tension … quel bonheur !
Bressy, je ne sais pas qui tu es mais je te trouve dur sur la qualité de l’électronique sur le Tour. Perso, nous naviguons sur Tacktick et notre électronique marchait tres bien!!!!
Pour le reste je suis complètement d’accord avec Benoit!!!
Bressy « le niveau d’électronique sur les Farr30, c’est la misère : sur le dernier Tour, seuls deux bateaux avaient une électronique correcte et maintenue, Dunkerque et Marseille ». J’ai navigué sur différents Farr30, et je peux t’assurer que ce n’était pas « la misère ». Ensuite, où étais-tu en juillet dernier ? Pas sur le Tour en tout cas, sinon tu aurais remarqué que Marseille avait quelques soucis d’électronique, au niveau VHF en particulier !
Allons soyons sérieux. Je ne comprend pas comment tu peux relier « équipement libre » et « limiter la course à l’armement » ? Il me semble au contraire que c’est en imposant l’équipement que l’on limite les frais. Notamment en imposant ce qu’il y a de meilleur (hé oui, j’ai voté BG), comme ça, tu rachète pas une électronique tous les 2 ans. Et si tu as un soucis, tu as 30 préparateurs qui ont le même système que toi, donc susceptibles de te dépanner…
Hello
Le probleme en impossant une marque et un type d electronique est de ne pas avoir sur le long therme les evolutions ni l envie du constructeur de s ameliorrer.En figaro 2 il me semble que l on pourrai actuellement avoir mieux pour le meme prix. Donc vive le libre
La majorité des bateaux sont équipés de Maxsea et très peu Adréna. On utilise tout le de temps ces outils donc si on peut faire en sorte que le choix fonctionne parfaitement avec les 2 ça serait parfait !
Demain si tu as des outils qui ne permettent plus de te faire progresser car ils sont bloqués en dev c’est dommage.
C’est surtout aux potentiels propriétaires de faire une recommandation car ils payent le bateau et ça il ne faut pas l’oublier. Se faire imposer une techno alors qu’on a pas plus de 50% des gens qui sont Ok c’est avoir une communauté à dos.
Et quand on voit l’importance de la communauté pour lancer, dvp et vendre un produit c’est primordial pour un chantier / organisateur de l’avoir de son côté.
Il suffit de voir le cas Franck Prime. Tapez son nom dans Google et vous aurez le droit à une communauté qui défend son droit et qui « tape » sérieusement sur une personne. Maintenant on imagine la chose même pour une entreprise, votre produit se vendra beaucoup moins, voir pas presque pas..
Allez je m’égare, je parle de mon boulot et non d’électronique.
Merci Matthieu pour tes informations qui donnent une excellente vision du marché
Le choix de l’électronique devrait vraiment etre laissé libre. En effet sur une épreuve comme le tour, la plupart des équipages recherchent quelque chose de simple et intuitif. La plupart du temps, c’est le navigateur qui est amené à utiliser l’électronique, or sur bien des bateau le navigateur est une personne extérieure au projet qui vient avec son logiciel préféré.
Bonsoir,
Je ne sais pas qui juge si facilement de la qualité des électroniques embarquées sur le Tour de France mais je le trouve bien catégorique…
Choisir son instrumentation nécessite de définir un cahier de charges pour quel niveau d’utilisation (et celui qui ne juge sa layline que sur un écran se risque à bien des désillusions, quelle que soit la qualité de la centrale), savoir quel niveau de qualité d’information est indispensable, mais aussi quel est le coût d’un systême (et de ses pièces détachées, allez acheter un écran Brookes ou Tacktick et vous comprendrez votre douleur), de sa maintenance (louez un bateau avec une centrale en panne, plongez vous dans la notice et vous saurez ce qu’incompétent veut dire), car cela va influer de manière non négligeable sur les investissements puis sur les budgets de fonctionnement. Seules deux solutions semblent avoir un avenir : la liberté totale (achetez ce que vous voulez, ce qui peut aller vers des choix de petit ou de gros budget, du moment que la norme utilisée permet une connexion) ou la monotypie genre package Figaro.
Pour un bateau destiné au Tour de France, qui est une régate de bon niveau mais très hétéroclite, je ne suis pas sûr que le choix soit si évident.
Je n’ai pas beaucoup d’expérience sur le Tour (étudiant oblige…) mais à mon avis imposer l’électronique devrait permettre de limiter les investissements massifs des grosses écuries pour s’acheter le top du top. La différence se fera donc sur autre chose même si je suis bien conscient que la dépendance de la performance sur l’électronique est négligeable par rapport à la qualité de l’équipage par exemple. Un autre avantage peut être justement de décomplexifier les problèmes, chacun ayant le même appareillage, ca fait toujours moins de notices à lire et plus de personnes susceptibles de réparer les problèmes.
Comparaisons d’instruments ici, avec des posts tres informatifs de Rail Meat, et d’autres assez techniques (Matthieu, tu veux faire une petite explication de texte?):
http://forums.sailinganarchy.com/index.php?showtopic=99191&st=0
C.
Salut à tous,
Matthieu, je me permet d’ajouter quelques infos sur ton topo sur le matériel B&G. Tu a l’air d’écarter le H3000 comme une centrale basique, mais le transfert de technologie qui a été fait du WTP vers Le H3 (en option Motion) sur la stabilisation du vent fonctionne tres bien, avec une platforme beaucoup plus robuste que le WTP.
Et n’oublier pas qu’une centrale a besoin d’êtres calibrée, tables de correction de vent… pour être efficace, l’œil critique du navigateur averti ne doit jamais êtres loin non plus.
Je n’ai pas voulu dire le contraire sur le H3000. On sait les défauts du wtp.
Sinon, tu viens sur le salon ? j’ai des choses à te montrer…
Et si on se retrouve avec un équipement standardisé sur le m34, des services de formation sur l’électronique embarquée ainsi que de calibration pourront être proposés aux équipes, avec une offre plus compétitive, voire des packs complets.
J’imagine un centre d’entrainement, qui, en plus de proposer des séances d »entrainements aux manoeuvres, pourraient aussi expliquer comment optimiser l’utilisation de l’electronique pour avoir de meilleures performances.
Pour ma part, je trouve vraiment qu’il y a beaucoup d’avantages à une intégration de l’électronique dans la jauge d’une monotypie.
B&G en exclusivité en M34 dans la jauge c’est permettre aux petites écuries d’avoir un matériel d’excellence et un maximum de fonctions pour un prix abordable. Et c’est ce que B&G a proposé.
En effet la classe a négocié en mettant dans la balance un volume de bateaux et une exclusivité. Et ca profite EXCLUSIVEMENT financièrement et techniquement au futur propriétaire du bateau.
Sans compter que B&G s’est engagé sur les calibrations, un service au chantier, au client, pendant les courses….
Tout celà sert surtout les programmes à petit budget. Pas les grosses écuries qui ont les moyens de payer le prix fort pour avoir le meilleur.
De plus n’oublions pas que l’électronique est garantie (3 ans pour B&G) et n’est pas un consommable comme les voiles. Il s’agit d’un investissement lié à la vie du bateau. Et la variation de prix d’un marque à une autre ramenée à un leasing mensuel représente peu de différence.
Le M34 est un monotype – Cette monotypie peut aussi s’appliquer sur l’électronique. Il y a là une occassion de faire profiter à tous du meilleur.
Le programme du M34 est rude. le matériel est maltraité et très exposé.
L’électronique à besoin d’être avant tout robuste et les coureurs ont besoin de précison. B&G me semble le choix parfait pour ce bateau.
Euh, j’ai validé le commentaire Popof mais c’est payant normalement la publicité sur mon blog, d’ailleurs je t’invite à soutenir tribormat.fr
Ciel je suis démasqué !!!
Je voulais clarifier ce qu’on propose. Et j’espère que ces explications sont un début de clarification sur les doutes parfaitement légitimes que se posent les coureurs.. J’espère être resté le plus neutre possible tout de même!
He… quelqu’un a mis les ailes?
Quel que soit le choix, je pense qu’il faudra que la jauge réglemente précisément ce sujet, pour avoir la meilleure monotypie possible. Et vu la disparité de niveau des équipages (ce qui fait quand même l’âme du Tour), il vaudra mieux rester sur du simple. Certes, ce sera un peu moins de performance absolue, mais pas moins de plaisir. Je ne sais pas vous, mais je ne fais pas de la voile pour me coller le nez dans un écran. Ca, j’en ai assez au boulot.
Quant au calcul du vent réel, en l’absence de pilote, ça ne me semble pas un objectif primordial.
je donne mon avis, même si je n’achèterais pas ce bateau (et je ne pense pas en faire souvent). l’option du même pack pour tout le monde, peut simplifier la vie des équipages qui loue les bateau, et qui peuvent donc changer de bateau régulièrement, aprés le choix de la marque est ba
la suite : marque dépend des proprio (budget, simplicité d’utilisation, performance, maintenance, poids …)
Quand Bressy (Emmanuel ?) parle de l’indigence des électroniques sur le tour, c’est le passionné d’électronique qui s’exprime. A l’instar de Matthieu ou de Pierre, ils oublient que l’électronique sur une banane est un paramètre parmi plein d’autres. Quand tu as des milliers d’heures de barre dans les bras, l’électronique te fournit des indices supplémentaires qui s’ajoute à tes sensations. Mais tu enlèves l’électronique à Dunkerque sur toute la durée du tour et Souben gagne comme même. En cela, je suis d’accord avec Benoit (question de génération sans doute !). Moi je connais des barreurs à La Trinité qui ont les yeux rivés sur leur polaire mais qui barrent comme des robots de cuisine ! Les centrales, on est souvent déjà vachement content quand çà marche. Sur un côtier compliqué avec une météo complexe, c’est bien d’avoir un logiciel de navigation bien nourrie par une centrale. Et moi je préfère Maxsea.
Après en équipage réduit se pose la question du pilote automatique. Et là c’est une autre paire de manches !! Car un pilote automatique qui marche aux petits oignons suppose une belle électronique. Et là tu comptes dessus avec un niveau de dépendance qui n’est plus du tout le même !!!
Je suis bien d’accord avec toi, mais l’association pose la question. Je donne mon avis. Que la question de l’électronique ne soit pas très essentielle pour un M34 et d’autres voiliers, je suis totalement d’accord avec toi et ce n’est absolument pas une question de génération.
Mais je veux bien aussi ouvrir le débat sur d’autres sujets comme les voiles…
Au faite on se voit au salon ?
Je pense que les performances de l’électronique n’est pas un problème tant que tout le monde peut/doit avoir le même.
Par contre, ce qui m’inquiète c’est sa fiabilité, et je sais pour avoir fait le tour avec du Brooks que ça marche. C’est une marque reconnu pour sa robustesse, alors à prix égal je ne vois pas pourquoi s’en priver.
Mais je n’ai pas d’illusion sur les critères de choix, et Nexus a été choisit pour des histoires de sous. (Les sous n’étant pas pour les proprios mais pour les promoteurs de ce qu’il reste du tour)
Nexus appartenant en partie à Dean Barker, je ne serai pas étonné qu’il vienne sur le tour en 2011 sous réserve que les M34 soit équipé en Nexus.
@mat : pour l’histoire de la vhf de Marseille, je crois que tu confonds tout. Icom (une GRANDE marque) n’est pas tout rose là dedans.
Je partage ton analyse de la situation.
Ce qui me parait important de voir dans ce débat c’est la dimension « système d’information » de l’électronique de bord aujourd’hui, pour la sécurité, la régate et la communication …
Il faut donc respecter 2 critères pour choisir des fournisseurs qui peuvent être très nombreux … (VHF, centrale de navigation, pilote, système de détresse, système de positionnement, système de transmission satellite, …):
- protocoles d’échanges de données communs,
- fiabilité des systèmes et facilité de mise en oeuvre pour les coureurs
après peu importe les fournisseurs …