Ce que j’ai loupé – ma petite analyse de la 33ème Coupe de l’America
Publié par trebormat dans Coupe de l'America, voileJ’ai loupé une Coupe de l’America !. Pour un blog spécialisé sur l’America’s Cup c’est le comble. Je vous ai fait suivre depuis trois ans les péripéties judiciaires, sportives, et technologiques quasiment au jour le jour. Et je vous laisse au plus chaud de l’actualité. La victoire est de BMW Oracle Racing est fabuleuse et malgré ce que j’ai pu écrire ici j’en suis pleinement satisfait. De retour de vacances, je suis en pleine forme et prêt à attaquer la 34ème Coupe de l’America, professionnellement et bloggueusement parlant. Alors voici un petit retour en arrière avec ce que j’ai retenu.
Nous avons attendu avec une impatience non dissimulé la première régate. Comme beaucoup j’avais imaginé pouvoir voir au moins un match en restant à Valencia quelques semaines. Comme je l’avais déjà vécu en 2007 (et en 2006, 2008) le vent à cette époque est capricieux; alternant entre pétole très trop molle et coup de vent. Je n’ai finalement vu les deux monstres qu’à quai malgré les sympathiques invitations à aller sur l’eau.
Le pronostique était difficile. Les sondages et les paris ne nous apportaient pas grand chose. Nous n’avions très peu d’information sur les performances de ces deux voiliers. Nous avions une idée des vitesses pures où les voiliers semblaient proches, par contre la grande inconnue était les angles de remontée et de descente. Les membres de l’équipe américaine ne cachaient pas leur inquiétude pour le tout petit temps, certain m’avouant que le catamaran était certainement un meilleur support. La plateforme de Alinghi semblaient plus fiable, basé sur l’expérience du black, le cata de 41 pieds de Ernesto Bertarelli. La multitudes des innovations de BMW Oracle Racing pourrait apparaitre comme une faiblesse. L’aile était arrivé sur le tard et n’avait pas eu énormément de temps de mise au point. C’était oublier que les deux équipes étaient plus que préparées, avec un nombre impressionnants de permanent de l’ America’s Cup qui bossent sur des sujets bien précis depuis des dizaines d’années.
La première régate
La première entrée de ligne était donc intense. Nous étions tous là, devant nos écrans avec une couverture internet fantastique et un chat sur ce blog très sympathique (je sais beaucoup beaucoup de monde n’a pas pu y participer).
Vous pouvez revoir l’intégralité des régates sur le site de BOR.
Les deux voiliers rentrent pleine balles sur la ligne. USA 17 est prioritaire tribord. Alinghi 5 fonce sur son adversaire et amorce un virement pour donner de la place à son adversaire. Les deux voiliers en lofant parte sur un simili dial up. C’est juste, et les américains protestent. Les arbitres décident une pénalité pour les suisses. Dans le cas d’un match race traditionnelle en monocoque, la modification de route de A5 n’est pas suffisante et la péno est normal. Mais je dois avouer que je m’interroge et je ne suis pas le seul; est ce que les arbitres ont bien pris en compte la capacité de manœuvre et la vitesse bien particulière des deux maxi multicoques ?. Je n’en suis pas persuadé et leurs décisions auraient pu avoir de lourde conséquence.
La régate semble jouée. Alinghi 5 doit effectuer un tour de pénalité (un 360) avant la ligne d’arrivée. Or nous imaginons que pour un catamaran ce sont des manœuvres particulièrement longues. Mais ce n’est pas fini bien heureusement. Les deux bateaux restent un moment en dial up face au vent. Alinghi abat et réussit à passer la ligne quasiment au top. De son coté BMW Oracle Racing semble arrêté. Il y a un problème sur le voilier américain ou le trimaran n’est pas aussi manoeuvrant que l’on a bien voulu nous le faire croire. J’ai cru comprendre après coup que c’est un problème de winch. Ce n’est pas sérieux à ce niveau de la compétition.
Alinghi s’envole avec plus de 300 mètres d’avance sur son adversaire. Nous nous attendions à un non match avec un écart important entre les deux protagonistes et au final nous voilà à scruter des écarts de vitesse inférieur à 1 noeuds. A5 semble vouloir garder son avance mais USA17 fait clairement plus de cap. La vitesse des deux voiliers dépasse les 18 noeuds pour un vent inférieur à 8 noeuds, c’est impressionnant. Le vent monte légèrement et la mer est bien formé. Sur A5 on décide un changement de voile d’avant. La perte est directe. Le catamaran ne semble plus tenir le trimaran dans cette nouvelle configuration. USA 17 est va plus vite et plus haut.
L’équipe de BMW Oracle Racing rattrape son retard et agrandit son avance rapidement. Après deux virements USA 17 enroulent la bouée au vent avec une avance de 3mn 20 à relativiser par rapport plus d’une 1h30 de bord de prés. Sans beaucoup d’espoir je reste regarder le début du portant. Peut être que le cata aura des angles plus ouvert que le trimaran. Mais non rien n’y fait, le trimaran ne lachera maintenant plus rien. Je sors. BMW Oracle Racing gagne la première manche de la 33ème Coupe de l’America avec officiellement un écart de 15 minutes. Il convient quand même d’enlever la pénalité soit au moins 5 minutes, soit un écart de moins de 10 minutes. Là encore c’est raisonnable et presque constant sur les deux bords. Ca reste une belle claque pour le defender !.
Comme vous le savez je n’ai pas voir la seconde régate, ni discuter avec vous en raison de mes vacances aux skis. C’était d’ailleurs super: soleil et neige.
La seconde régate
Je vais donc me permettre un rapide résumé.
Avant les régates nous nous interrogions sur l’impartialité du directeur de course, le néozélandais Harold Bennet. En effet la régate est organisé par le defender, donc la Société Nautique de Geneve mais sous l’autorité de la fédération international, l’ISAF. L’ISAF avait déjà été montré du doigt quelques mois auparavant puisqu’il aurait accepté des fonds en échange de modification de règle. L’ISAF choisissant le comité de course nous étions en droit de nous poser des questions. Mais Harold Bennet n’est pas un novice et en particulier il a participé à l’organisation de plusieurs America’s Cup. Dans cette seconde régate, il nous a montré qu’il était totalement intègre.

Le vent commence à monter au délà de 10 nœuds et la mer à se creuser tout doucement. C’est clairement des conditions qui ne sont pas favorables à Alinghi. Selon plusieurs sources, Ernesto Bertarelli est persuadé que ces avocats peuvent faire annuler la régate. Il croit aussi pouvoir compter sur les membres de la SNG qui sont au coté de Harold Bennet. Mais en vain, il faut prendre le départ et Alinghi 5 n’est prêt. Au 5 minutes, A5 est dans la box de USA, ce qui lui vaut une pénalité à nouveau. Voici les images.
La suite vous la connaissait probablement. Alinghi avec Loick Peyron réussit à garder la tête pendant presque tout le bord de prés grâce une rotation favorable du vent. Malheureusement au premier croisement sur la layline les suisses s’arrêtent et se font passer avant la bouée au vent. Le port de bord de portant est au reaching. Les gars de BMW Oracle Racing avait prévenu que c’était l’allure favorite de leur trimaran. En effet ce fut une pure humiliation. Je me permet de vous laisser visionner le montage de Seis avec tous les chiffres de cette seconde manche.
USA 17 passe la ligne d’arrivée pour la seconde fois avec une avance de seulement 5 minutes (très très peu…). Le trimaran va clairement plus vite et plus haut facilement. On peut évaluer l’écart en VMG entre les deux voiliers à presque 1,5 noeuds dans cette seconde manche, ce qui est énorme. Comme toujours quand un voilier gagne (ou perd ) des régates on s’interroge sur le rôle de chacun dans la victoire. Est ce que c’est les ingénieurs ou les navigants qui ont fait gagné la Coupe de l’America à BMW Oracle Racing ?. Est ce que les qualités à la barre de James Spithill ou le design team de Mike Drummond ?.

Les questions
Nous sommes bien sur tenté de dire les deux mon capitaine. Je n’en suis pourtant pas si sur. Est ce qu’ils peuvent se vanter de mérites en tactique ou stratégie ?. Certainement pas. Le départ était tout ce qu’il y a de plus traditionnel et James n’a pas montré son talent de match racer. Est ce que les entrainements effectués en Janvier en X40 sous la houlette de Philippe Presti ont vraiment été utile. L’arrêt prolongé lors du premier départ n’est pas très glorieux. Et, petite parenthèse pour la 34ème, ils ne nous ont pas démontré que le match racing en multicoque était intéressant. En ce qui les choix de trajectoires, nous n’avons rien vu d’exceptionnel. Ils se sont suivi la plupart du temps. Seul Alinghi a réussi un coup intéressant en profitant d’une rotation de presque 20 degrés. Les deux équipes nous avaient annoncé que la météo serait primordiale. Alinghi nous avait vendu ces hydravions de mesure. Et son coté BMW Oracle Racing nous a loué leur jumelle « Catch the wind » capable de lire le vent à 1 km de distance. Cet dernière a mis fin à un autre projet bien réel: les drones de mesure. Mais est ce que quelqu’un a vu à un équipier à bord l’utiliser ?. Je n’ai pas vu non plus de laser permettant de mesurer les performances de l’adversaire. Non c’était clairement une course de vitesse où la tactique a été tout bonnement absente.
On ne peut pas nier que le design team a été particulièrement innovant dans de nombreux domaines. Le système anti friction destiné à amélioration l’écoulement des coques sur l’eau n’est pas nouveau, il est proposé par la société 3M. C’est sur que c’est mieux qu’un polish mais la grosse nouveauté est la possibilité d’y ajouter un liquide qui réagit à l’eau de mer. J’ai posé la question de savoir comment il avait fait pour mesurer l’efficacité avec et sans, on m’a répondu qu’il n’y avait pas photo. On nous parle de presque deux nœuds de différences, ouah !. Oui mais voila un tel système est totalement interdit dans les règles de l’ISAF et malgré la dérogation obtenue par Alinghi (règle 53), ils n’ont pas voulu tenter un recours sur le tapis vert (vert écologique bien sur).
Bref ils ont vraiment chercher le moindre évolution pour faire gagner des dixième de nœuds. Comme par exemple la suppression des filets ce qui explique le déplacement directement sur les bras. Il ne fallait aucune excuse pour perdre (No excuse to lose de Dennis Conner). Mais je sais que c’est également le cas chez Alinghi. Les marins et ingénieurs n’ont rien laissé au hasard et on ne peut pas dire qu’ils ont été moins bon. Non la grosse différence c’est l’aile. Le reste c’est presque du gadget n’en déplaise à certain commentateur. Sans l’aile, BMW Oracle Racing ne serait pas le nouveau defender !.
Russell Coutts embrassant Dimitri Despierres. Photo GMR
Les navigants peuvent remercier l’équipe d’ingénieur qui a travaillé sur ce projet: Joseph Ozanne, Dimitri Despierres, Steve Robert, Benjamin, … pour ne citer que quelques noms. L’aile a permis un surcroit de croissance important. Le trimaran était clairement plus à l’aise en vitesse pure et en angle de remonté, que se soit au portant ou au prés. Mais ce qui m’a le plus marqué c’est la stabilité de la plateforme. La difficulté en multicoque est de conserver une coque au dessus pour limiter la trainée. Les spécialistes savent que cela nécessite un travail constant à la barre et l’écoute. L’apport des moteurs pour l’hydraulique a donc été particulièrement bien venu. Tout le monde a vu la coque de Alinghi 5 monté et descendre et touché l’eau à plusieurs occasion. J’ai aussi noté que les mouvements de barre étaient rude et le vidage des ballasts assez régulier. Rien de ça sur USA 17. Les deux coques au vent reste au dessus de l’eau en permanence sans mouvement important malgré une houle non négligeable. Je suis persuadé que la différence principale entre les deux voiliers se situe dans cette stabilité de la plateforme.
Comment cette stabilité est elle possible ?. Est ce que c’est les qualités d’aviateur de James Spithill qui sont la clé ?. C’est indéniable qu’ils ont optimisé le touché de barre grâce à des régatiers de cata talentueux présent dans l’équipe. Par exemple Glenn Asby, entraineur et champion de Class A, qui déclarait qu’il fallait arrêter de faire de la techno et se concentrer sur la navigation. Je crois que la force de James, tout comme Michael Schumaker en F1, est de suivre les indications des ingénieurs. A mon avis il suit avec attention, comme un pilote d’avion, les informations données par l’électronique embarquée. Il utilise très peu son intuition. Il a d’ailleurs ces informations dans ces lunettes écrans (dont la batterie est placé dans son sac à dos). J’en profite pour faire une petite parenthèse sur le sujet: ces lunettes sont loin d’être une nouveauté puisque Ed Baird disposé en 2007 du même dispositif. Sur le trimaran elle avait en plus l’avantage de gagner en poids et prise au vent du répétiteur placé sur la nacelle. Je ne pense que l’on puisse parler de réalité augmenté pour ce genre de mini écran car il ne superpose pas réellement à l’image réel. D’autre part il s’agit juste de valeur numérique. Demain le navigateur (et les règleurs) pourront voir par exemple les laylines et la ligne s’affichaient en superposition de la réalité. Si ça intéresse j’ai ça dans mes cartons.

Bref James Spithil est bon et son touché est fin. Regardez bien les images, il bouge à peine la barre. La plateforme est stable naturellement, nul besoin de la contrarier. Pourtant l’aile bouge en permanence. Sa forme change sans cesse. Rien à voir avec le vrillage des voiles d’Alinghi qui sont perturbées à chaque vague. L’aile de BMW Oracle Racing est particulièrement remarquable. Elle ne ressemble pas aux ailes que l’on peut voir sur les Class C. Traditionnellement sur une aile, l’utilisateur peut régler presque indépendant chaque panneau qui est profil bloqué. On voit donc un décalage entre les panneaux pour réaliser le twist de la voile. Vous ne verrez pas ce genre de décalage sur l’aile de USA 17 (à part sur les images de synthèse de Virtual Eyes) car ce sont les panneaux qui twistent. Le système modifie le même angle à chaque intersection pour le panneau du haut et du bas. La réalisation de ces panneaux bien particulier a été un challenge difficile. Le profil de l’aile est donc linéaire et parfait de bas en haut.
Mais est ce que vous avez vu les régleurs intervenir sur les voiles et l’aile ?. Le régleur dispose d’un boitier placé sur son avant bras pour actionner l’aile. Quand on dit actionner l’aile c’est à dire les angles aux 8 intersections ainsi que l’angle de l’ensemble du profil sans oublier que l’ensemble peut prendre de la quête et fortement s’incliner au vent. Ce n’est pas évident à gérer pour un seul homme habitué à une commande simple comme une simple écoute. Selon quelques indiscrétions on m’a confié que c’est un ordinateur qui modifie l’aile en fonction du vent et l’état de la mer mesuré par une batterie de capteur. L’équipe électronique s’est fait plaisir et la com nous a même vendu qu’ils arrivaient à gérer 26000 enregistrement pas seconde. En faite si on imagine qu’ils ont progressé un peu par rapport à la dernière Coupe de l’America à 100 hz ça fait seulement 260 données instantanées. Ce qui me semble pas extraordinaire. Travailler sur le programmeur de l’aile a du être un projet fabuleux (je suis trop jaloux). Maintenant la question est de savoir si le wing man avait un peu de boulot. Heureusement qu’ils ont conservé des voiles d’avant…
Un joli boulot de quelques ingénieurs qui ont permis cette franche victoire. L’équipe a été clairement plus innovante. Ils sont su exploré de nombreuses pistes. Ils ont eu les moyens financiers pour les initier mais ils ont surtout su s’arrêter quand il fallait. Ils ont appris de l’épreuve précédente (2007) où ils étaient technologiquement très en pointe mais où le sportif n’avait pas suivi (je parle de Dickson). Même si le rôle du design team a été primordiale, Russell Coutts a su mettre des marins aux commandes comme par exemple Mike Drummond coordinateur du design team qui est un champion de Class A et aussi un ex Alinghi.
Dernière question: Pourquoi Alinghi n’a pas gagné ?. Je ne suis pas d’accord avec Loick Peyron, les américains n’ont pas été meilleur partout. Ce n’est pas respectueux de son équipe de dire ça, de tout le travail accompli par plusieurs dizaines de personne. En tout cas ce n’est pas digne d’un patron d’une équipe de l’America’s Cup. Le catamaran Alinghi 5 est une fabuleuse machine dont le moindre détail a été optimisé fruit de l’expérience des spécialistes du multicoques intégrés au projet mais aussi de la fabuleuse capacité d’une équipe de la Coupe de l’America de développer vite des idées innovantes. Il faut quand même se souvenir du timing. L’aile n’est arrivé qu’en Novembre, soit à peine trois mois avant la première régate. Tout le monde s’accorde pour dire que sans l’aile USA 17 n’avait pas beaucoup de chance. Le fait est qu’ils ne sont pas si loin derrière. Il y a tellement de chose à reprocher à Alinghi que je crois comme Ernesto Bertarelli qu’il convient de félicité la qualité du travail réalisé et la formidable machine construite.
J’en ai fini de la 33ème, passons à la 34ème. Je sais que vous n’êtes pas tous d’accord avec moi. Profitez en en commentaire.





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Belle analyse qui pourrait etre mienne, bravo pour le 90 pour cent de l article
Et qui se termine mal mais de facon previsible sur un blog francais. Un francais issu d une chapelle critique un francais d une autre chapelle .Depuis que les francais echouent dans la coupe c est comme ca Et comme ca ne vas pas changer demain ,la France n est pas pret de voir la Coupe Les Bretons restent bretons ,les Rochellais de la Rochelle et les Marseillais a Marseille.Alors malgre toutes les formidables competences ca resteras la chienlit et les polemiques inutiles mais tellement franco francaise
Et vive les courses en solos specilalites des raleurs partisans
Quand Peyron declare que Oracle a ete meilleur apres une defaite clair , nette et a la reguliere,eh bien ca me parait assez previsible et simplement juste
Et ca ne veut pas dire que son equipe as ete nulle ca il l as pas dit
Oui mais voila c est Peyron ………….inutile d en dire plus vous m avez compris
En Suisse personne n as interprete ses declarations comme le savent si bien le faire les medias francais
Et oui au fait, Matthieu ,tu nous dit pas ou Alinghi a ete meilleur selon toi????
Si bien sur que je le dis: A mon avis le cata A5 est meilleur support que le trimaran.
Peyron n’a pas dit qu’ils étaient nuls mais n’avoue aucun point fort. Je suis désolé, je ne crois pas que cela reflète la réalité c’est tout. Qu’il soit français ou pas dans ce cas présent n’a pas de sens. Il a assumé ses erreurs mais aucun atout de l’équipe. Si ça plait au Suisse, ben c’est cool.
Dans le cas present au final le tri avait une longueur de flottaison plus grande et avec l aile, qui est arrive au dernier moment d accord,il valait mieux avoir une plus grande largeur pour exploite la plus grande puissance donc de nouveau un plus pour le tri
Ernesto savait depuis le Black que la matingale touche toujours des qu il y as de la vague et il n as pas pu empecher de naviguer avec de la houle (voir video)L avantage du cata au portant et surtout dans les parcours 1 et 3 ou il pouvait en theorie descendre mieux que le tri a ete annule par l aile et on ne sauras jamais si avec un greement classique A5 serait revenu Et on attends de connaitre le poids respectif des bateaux pour mieux comprendre la domination de USA au portant Peut etre pas seule ment due a l aile ………..
Comment donc une plateforme de 90 pieds par 70-80 pieds aurait-elle pu ou pourrait-elle encaisser une aile de 68 m dimensionnée pour une plateforme de 115 pieds (longueur de flotteur) par 90 pieds (largeur USA)?
J’avais cru comprendre de vos commentaires que la puissance sur un multi était proportionnelle à la plateforme (longueur par largeur). En l’occurence, le défi américain était 90*90 pieds; à l’arrivée, ce n’est pas le même bateau! Il est à la jauge sur sa coque centrale, mais dispose d’une plateforme de 115*90 pieds en navigation.
Je ne comprends pas votre raisonnement: la plateforme d’Alinghi ne permet pas de recevoir ou d’encaisser la même puissance.
Et, avec une plus petite aile, aurait-il pour autant compenser la vitesse compte tenu d’une différence de poids qu’on ne connaît pas?
Pas sûr: les américains se sont avérés meilleurs dans tous les domaines, y compris pour faire valider une jauge d’un bateau de 115*90 pieds pour un défi lancer avec un 90*90 pieds! Là je trouve qu’Alinghi a râté le coche d’une disqualification d’Oracle, non conforme à leur défi originel. Mais comme il ont aussi été mauvais devant les tribunaux, la débâcle est totale. Faut se l’avouer, simplement. J’espère qu’Alinghi rebondira et récupérera cette coupe dans des conditions convenables.
Le Défi american être 90′ LWL statique (le Deed). Le USA-17 être 90′ LWL statique. Conforme à leur défi originel. Pas possible la disqualification.
Presque tous les bateaux courir vec une LWL dynamique plus grand que la statique. Aussi à la AC. Même 120′ pour quelques monocoques dans l’histoire de la AC.
Accepter les règles et inventer dedans les règles. Réussite assurée (BOR).
Pas tenter de changer les règles. Défaite assurée (Alinghi).
La question est: comment une plateforme de 90 * <90 pieds pourrait-elle encaisser une puissance équivalente à celle d'une plateforme "dynamique" de 115* 90 pieds?
.
Pas possible en multi si j'en crois tous les commentaires des professionnels qui se sont exprimés. Si pas possible, alors la meilleure plateforme pour le défi est celle de BOR, et ils ont simplement gagné sur l'eau. Même si j'enrage pour cela.
Le point de vue sur les règles a fait l'objet de suffisamment de discussions
Alinghi 5 n’est, pas non plus, 90′ LWL dynamique. Il a autour des 112′ LWL dynamique.
Ils ont dessiné une largueur plus petite parce que A5 pas chercher la puissance maximale, mais le contraire du BOR90 déjà existent: lever la pate avec le tout petit temps (RAK: triche, hors règles
).
La plateforme trimaran est le chemin naturel pour chercher la LWL dynamique maximal en multicoque: plus de vitesse, mais, surtout, plus d’estabilité longitudinelle, et alors, plus de voilure, et, aussi, plus de vitesse.
On peut penser à un trimaran AC avec 90′ LWL statique et 150′ LWL dynamique. Alors, possible un bateau AC avec un seul mât avec dimensions 150×150, par exemple.
La plateforme catamaran n’est pas le chemin naturel pour surpasser la limitation de LWL statique. Mais c’est le bon chemin si tu changer les règles de mésurement de LWL avec l’inclusion des safrans et l’exclusion du ballast movable (triche).
La triche d’inclure les safrans anéantir le trimaran qui est BOR90.
Alors, tu suivre l’autre chemin possible, construir un catamaran avec 90′ de LWL (statique et sans ballast), avec 23′ de l’avant hors l’eau, mais dessiné pour naviguer avec 113′ LWL, avec plusieurs tonnes de ballast ajouté aprés le mésurement (triche: hors règles
)
Mais si les triches ne passer pas, alors tu as:
un bateau de carène plate (rien à faire même avec la petite houle),
avec moins de puissance, mais lever trés tôt la pate (parfait pour le petit temps de RAK)
90′ LWL seulement sans ballast, alors tu n’as pas l’estabilité prévue des 113′ LWL dynamique avec les proues dans l’eau.
C’est à dire, un bateau conçu pour être performante seulement hors les limites des règles réelles: 90′ LWL avec ballast, et avec l’houle et les vents de Valence.
Il n’y a pas de mystère ici.
A5 a été déssiné hors la jauge du Deed, et pas pour le plan d’eau de la AC33 (Valencia).
Si A5 naviguer selon les règles réelles de la AC33, rien à faire.
Même avec une aile, je pense.
Pourquoi Alinghi pas la faire? Je sait pas.
Mais je crois voir au moins une raison trés claire: parce qu’Ernesto vouloir barrer et jamais navigué avant avec une aile.
Coutts savoir se concentrer à son boulot, et savoir laisser la barre à JS il ya deux ans, pour le transformer en barreur de multicoque.
Ernesto pas faire comme ça. Il vouloir tout faire.
Je soupçonne même l’absurde stratégie à la Cour est sortie de sa tête, pas des têtes de ses avocats, parce que pas du tout professionelle, pas du tout réaliste… Ils onst changé encore une autre fois d’avocats…
Mais je suis pas sûr… seulement ça me semble le scénario qui me permettre de trouver une raison au thétre de l’absurd qui a été son chemin dans la Cour… et à l’absence de l’aile sur A5. Les vantages des ailes ne sont pas une nouveauté!
C’est vrais que concernant les chapelles, vous, les Suisses, avez des leçons à donner puisque vous organiser des référendums sur ces symboles…
Un peu de sérieux…
Je comprends que la salive soit difficile à avaler après une telle gifle, mais ce n’est pas en critiquant son voisin que l’on fait son mea-culpa…
La voile en général, ne tourne pas exclusivement autour de la Coupe de l’América, des flots de pognons et des toucans du bol d’or, mais comprend bien des disciplines ou chacun peu prendre son pied.
Pour vous évidemment, la mare est un peu plus petite et l’eau coulera longtemps sous les ponts avant que la croix blanche ne flotte en tête sur la semaine de Cowes, la transat, la Finn gold cup, un trophée Jules Verne et autres amusements qui sont sans doute aux yeux de votre supériorité, des hors d’œuvre…
Gardez vos illusions Monsieur le loup blanc, nous garderons les notres qui en plus, ont le goût du sel.
On dirait que j ai fait mouche……………
C est pas demain que ca changeras
@Margodenn
Je ne me suis pas place sur le plan de la superiorite mais j ai donne un point de vue EXTERIEUR base sur mon suivi des campagnes francaises et sur ma deception de voir les echecs se transformer en querelles eternelles de personnes Meme si la remarque de Matthieu etait peu justifiee il y as toujours cet arriere gout de clans qui se toisent Mais peut etre ai je tort, j en conviens tout a fait
La France a toutes les capacites architecturales ,techniques et humaines pour remporter la Coupe
La question est pourquoi n y arrive t elle pas ?la reponse evidente est :jamais le budget !alors la question suivante est pourquoi jamais le budget?Et si une partie de la reponse etait:qui as envie de se mouiller dans le panier de crabes??
La meilleur chose qui puisse arriver est un tres gros sponsor (qui paye commande)qui impose un chef de projet non francais avec une equipe plus ou moins francaise. Seul moyen a mes yeux de tirer tous a la meme corde ,de creer une dynamique totalement positive et d employer les meilleures competences de l hexagone sans polemiques .mais ce n est que mon tout petit avis d observateur exterieur et neutre ………..
(je constate que je ne suis pas le seul a reagir a la remarque de Matthieu concernant l attitude soi disant negative de Peyron)
Pas d’accord avec toi non plus quand tu parles de Peyron, son constat est identique au tiens, et dit que BOR était un cran au dessus. Il n’a pas dit que son équipe était mauvaise, ou avait mal joué.
Je suis persuadé comme toi que l’aile à fait la difference, ce qui n’était pas évident pour les observateur, car le bébé était trop jeune, et les observations pas faciles a comparer avec la version précédente softsail ou avec A5.
Belle analyse.
Je dirai que l’analyse de la seconde régate est assez simpliste Matthieu.
Il y a un manque de niaque totalement hallucinant d’Alinghi sur cette fin de bord de pres. Ils sont devant, ils sont tribord et ils ont un péno contre eux sur un bateau qui est moins rapide au reaching. Pourquoi ne tentent ils pas d’annuler la péno au croisement en attanquant l’autre ? Pourquoi font ils ce virement sous le vent en laissant BOR continuer layline tranquilement et passer devant ? Pourquoi ne pas avoir tenter de lui faire faire 2 virements et/ou une faute ? En plus c’est assez facile avec un multi …
Vous allez me dire que ca ne servait à rien tellement l’écart était important etc etc … ok mais ce n’est pas l’attitude de « la meilleur équipe de voile du monde » telle qu’on la connaissait auparavant. J’ai une autre explication : Ils n’ont fait que s’entrainer en ligne droite pdt des mois et des mois et leur stratège en chef, Brad, n’a quasiment pas navigué pdt 2 ans, et en tous cas pratiquement jamais en régate. Du coup, les réflexes du match race (on l’a vu avec EB à la barre) ont totalement disparu. Pour moi leur plus grosse erreur a été de mettre Ed Baird au placard. Il a certes mis Foncia sur le toit à sa première expérience multi mais apres il n’a plus perdu une régate et gagné l’ishare assez facielement. Il aurait mérité sa chance je crois, comme Spitill a eu la sienne.
Oui mon analyse de la seconde régate est ultra simpliste. Je l’avoue. Mais je ne voulais pas rentrer dans le jeu d’une analyse tactique qui n’a pas de sens dans cette régate. L’écart n’est pas énorme mais suffisant pour que la tactique du tout droit est prédominé.
Je fais a peu près la même analyse que toi de ces 2 manches, du beau matériel mais niveau tactique ou navigation, pas grand intérêt! Je me suis quand même 100 fois plus régalé à regarder les manches des louis vuiton pacific ou trophy. Rien de bien intéressant après le départ de la première manche, si ce n’est une belle collection d’images de trucs à pas faire.
Je pense que les deux équipages manquaient cruellement d’entraînements en condition de régate. Ils n’avaient visiblement pas de notion précises de la capacité de manœuvre de leurs bateaux respectifs (les arbitres non plus), des timings, relances, manœuvres au contact, … . Pour l’avenir cela pose de manière flagrante le problème de l’entraînement du defender s’il n’a pas les moyens (pour différentes raisons) d’avoir 2 bateaux, et si les challengers ont des sélectives sur le même type de bateau que l’america’s cup.
En résumé, bravo oracle pour tout le boulot! Et bravo a alinghi qui a fait un très bon boulot aussi, pas tout a fait sur la bonne voie malheureusement (fiabilité et petit temps plutôt qu’aile et réactivité).
Et vive la 34e cup (de l’intérieur pour toi j’espère, si tu cherches un assistant je suis dispo)!
Trouvé très intéressants les commentaires de « Kiki » Christian Karcher, viré d’Alinghi après la 32ème coupe, embauché chez Oracle pour la 33ème et resté consultant à la Télévision Suisse Romande, au grand dam d’Ernesto…
Lui aussi était très « sport » et a livré quelques « révélations » surprenantes, mais le connaissant un peu je suis sur qu’il était de bonne foi. Par exemple il a dit qu’un an avant la coupe, Oracle ne pensait toujours pas que leur bateau naviguerait un jour! Selon lui, il avaient construit ce bateau pour pousser Bertarelli à la négociation, et si j’ai bien compris la décision de prendre l’aile a été prise au moment où ils ont compris que le bateau naviguerait et qu’ils avaient besoin de frapper un grand coup. Pari risqué, mais sans conteste réussi.
Pour ma part je rejoins aussi une analyse de je sais plus qui qui disait qu’Oracle avait réussi à inverser les rôles du Defender et du Challenger, et que cette coupe avait donc été conforme à toutes les précédentes courues selon le Deed of Gift : celui qui impose les règles gagne.
Pas d’accord avec la remarque sur Peyron. Il n’y a pas un domaine où les Suisses ont été meilleurs. Ils ont été bons, c’est clair, mais un peu moins qu’Oracle. Je ne pense pas que la plateforme d’Alinghi soit meilleure que celle d’Oracle. Dans le près de la seconde manche, il tanguait nettement plus.
Je pense que ce que veut dire matthieu, et que je partage, c’est que la plateforme d’alinghi avec une aile comparable à celle d’oracle autrait été meilleure.
Oui oui c’est ça que je veux dire. Mais a priori vous n’êtes pas d’accord. Arrêtez avec la martingale, le tri a une bonne grosse coque à la place…
Alors la Matthieu desole mais je suis pas d accord Si apres le Black qui plafonnait a 25- 26 noeuds c est une coque centrale hors de l eau qui est sur les D35 c est pas par hasard
Mais bien pour avoir experimente les coups de freins des cables dans leau Ca n as pas fait perdre la Coupe mais si c etait acceptable a RAS ca l etait moins a Valence Et de plus la coque du tri etait la plupart du temps hors de l eau Peyron a du « poser » plusieurs fois A5 dans l eau uniquement pour stopperle tangage et la coup de frein des cables dans l eau voir video
Absolument d’accord avec toi la coque a touché plusieurs fois l’eau sur A5. Je reviens donc à ce que j’ai écrit plus haut: la stabilité de conduite était la clé. L’aile a permis cette stabilité.
Le trim de l’aile… et la différence de carène!
Même avec une aile sur A5, la différence des carènes faire impossible éviter la difference tangage.
A5 allait toujours à la limite.
USA17, je calcule moins de 45 min. à la limite pendant les deux régates.
Peut-être le plus dangereux des cables de A5 dans l’eau n’être pas le coup de frein, mais les surcharges soudaines sur le structure centrale, un équilibre trés délicat de tenségrité qui pouvait casser avec ces coups de la martingale dans l’eau…
Peut ete mais pas assez
quand tu as plus de puissance il faut un chassis plus raide Et A5 etait deja surpuissant dans la premiere regatte et avait de la peine a gerer Ce n est pas moi quile dis mais Alinghi
Le vrai problème d’Alinghi 5, c’est plutôt de ne pas avoir navigué sur le seul plan d’eau pour lequel il était conçu : un lac peu venté.
Et on en revient au fait que les principales erreurs d’Alinghi n’ont pas été commises sur l’eau (encore que) mais sur le plan de la gestion et de l’organisation du Team.
L’histoire de RAK par exemple, c’est une erreur tellement énorme que j’ai encore du mal à comprendre comment ils ont pu en arriver là.
Après, et ça doit consoler les designers et navigants du team suisse, l’aile donnait une telle supériorité à USA17 qu’il est à peu près acquis que les américains auraient gagné partout (à moins d’une casse).
Enfin, concernant le bilan de Loïck Peyron, je trouve qu’il est plutôt honnête, au vu du déroulement de la procédure judiciaire, du nombre de modifications sur GoDzilla/BOR90/USA17 et des régates (2 pénalités à 0 et 2 victoires à 0) de dire que les américains ont été meilleurs partout.
Après, cela ne veut pas dire que les membres du team Suisse devaientêtre jetés à la poubelle. On peut avoir un 16/20, être très bon, et être battu par quelqu’un qui a eu 17/20.
A5, avec ses coques volumineuses et fragiles, ses carenes plates et semiplanantes, pour l’eau plate de RAK, et avec les proues hors l’eau, parce que dessiné pour naviguer avec un tas de ballast aprés la mésure de LWL, n’avait rien à faire dans le monde réel, avec les règles réelles du Deed et dans les eaux de Valence, la base réelle du Defender. Avec un tout petit peu d’houle, trop de trainée, et trop de tangage.
Dessiné à la limite de règles de mésure inventées à mésure pour être le contraire de BOR90, il était tout simplement hors les limites du monde réel du Default Match de la AC33.
Si on oublie ça, on parle pas de la réalité des deux bateaux. On oublie pourquoi ils sont ce qu’ils sont. Les comparaisons perdre de sens. C’est mon avis…
Si la tactique n’a pas été l’élément clé de cette AC, cela reste un domaine ou les suisses (et en particulier Brad) à été plus que mauvais:
- le refus de tribord du start de la régate 1
- le passage de la bouée au vent de la régate 1 (over layline)
- erreur de timming du start de la régate 2
- fin du bord de près de la régate 2 où il aurait du forcer USA17 à virer.
La seule chose que A5 pouvait faire est, si tenter de virer avant, est prendre un autre penalisation.
Regarde cet image: 18 m de distance, 35 % plus de vitesse. Rien à faire. Spithill a freiné. Aprés rémonter et accelérer. Aprés tomber e freiner… il avait le control absolut, plus de cap, plus de vitesse. Il éait devant et il a laissé passer A5 devant (de 18 m. a 111 m.).
Si A5 virer avant, penalisation sure.
Kostecki a calculé le moindre degat du matériel, aussi laisser un avantage à A5 pour pas les pousser à la limite, pendant tout le bord de prés, et à la fin ils ont calculé pour être là oú ils voulaient être, à la lay-line de A5 (pas celle de USA17) et les obliger à passer devant et surpasser sa lay-line.
Pas question de barreur, pas possible aucune option tactique. USA être déjà devant. Moins cap, moins vitesse, plus fragilité et tangage. A5 n’avait rien à faire.
http://lh5.ggpht.com/_E02Vc6phd5M/S47DSzmzofI/AAAAAAAABkU/I7qkqcyplNw/VirtualEyeRegata2-51.29min-tackedUSA18m-17.6ktA5-23.4ktUSA.jpg
C’est clair, je ne comprends pas pourquoi on perd notre temps à remettre en cause la bon sens élémentaire de Loïc Peyron…
Alinghi a pris une raclée, nette et sans bavure. Je ne vois pas a posterioir un seule domaine où l’équipe suisse a été meilleure.
Et malgré mon admiration pour les régatiers dont le niveau n’est plus à prouver, j’ai même trouvé l’épisode sur le bateau start, manche 2, grotesque et minable. Et là, la SNG, ils ont été gravement nuls. A la hauteur des aboiements d’un TE ?! Au moins !
Ce n’est pas qu’A5 ont été nul, c’est qu’ils ont butté sur meilleur qu’eux. Il n’y a que le peuple français, dont je fais parti, pour dire qu’on était meilleur quelque part bien qu’on est perdu !! Le plus fort, c’est celui qui gagne. Les autres, aller vous coucher, ou retourner dans les jupes de maman.
Certaines nations ne se contentent que des médailles et des titres
victorieux, nous, on aime bien les perdants, on les trouve sympathiques et on leur donne plein d’excuses bidons. Et les super champions, au dessus du lot, on ne les aime pas trop. Moi, je les admire ! Des Schumacher, Longo, Loeb, etc… Quelle classe !!
Quand j’étais gamin, Tabarly, c’était mon héros !!! Trop heureux quand je croisais sa route
)
Pour bosser depuis 20 ans dans des environnements très internationaux, avec quelques plus de 50 nationalités dans une même boite, une remarque m’a toujours frappé :
« Savez-vous pourquoi la France a choisi le coq comme emblème ? »
… Non ????
PARCE QUE C’EST LE SEUL ANIMAL QUI CONTINUE DE CHANTER QUAND IL A LES DEUX PIEDS DANS LA MERDE
Rien à rajouter, et bravo à Oracle pour cette victoire nette et sans bavure. Qu’ils nous prépare la suite !!
Je pense au contraire que Peyron illustre bien l’état d’esprit bien de chez nous: Incapable de voir le meilleur pour le valoriser par la suite.
On est trop pront à ne jamais savoir mettre en valeur ce qui marche. Soit on se croit les plus forts (sans assez regarder pourquoi) soit on se lamente en excuses pitoyable sans regarder quels sont nos qualités et nos défauts.
Tu es un bon exemple de cet état d’esprit: On est vainqueur ou mauvais en oubliant que le mauvais a surrement des atouts et que ce sont eux qui pourront le faire gagner.
En même temps, sur 60 millions de bons gars, coller une étiquette frise le ridicule. J’en prend ma part…
Pas sur que tu ais tout saisi : pour se consoler, on explique qu’on apprend de ses défaites, histoire de se redresser le moral tout seul… Qand j’etais « gamin » et que j’ai gagné le TFV en participant de la premiere à la dernière étape, notre skipper / coach (celui de French Kiss), un sacré calibre, nous a bien fait comprendre qu’on apprenait tout autant, voire plus de nos victoires ?!
Quand je fais plus de conneries que les autres, je me dis que je suis le roi des cons, et j’essaie de ne pas faire 2 fois la même connerie… Mais je ne suis pas sur que mon analyse me permettra de gagner la fois d’après… Certes, on apprends, mais clairement pas autant que lors des victoires ?!
J’ai du faire 8 Bol d’Or, avec 3 victoires au cours des 5 dernières années, toujours plus dures… J’ai tiré beaucoup plus d’enseignements de mes victoires, que des défaites… C’est clair et net
Du blog de BOR:
http://bmworacleracingblog.blogspot.com/2010/03/report-from-nz-office.html
…
« We’ve committed to providing one of our ACC boats (USA 87) to the regatta as a backup, » Guthrie said by way of explaining his presence in Auckland. « The event will primarily be raced on the two Emirates Team New Zealand boats and we’ll provide our boat as backup in case of any problems.
« Our two ACC boats will also be used in the La Maddalena event in Italy and onwards in the other stops on the Louis Vuitton Trophy circuit, so we’re getting both boats readied and then we’ll ship them back to Europe after this regatta. USA 98 is now being prepared to be put on it’s keel and then they’ll both go on a ship at the end of March. »
In addition to overseeing the boats here, Guthrie is catching up on some family time, following the final frenetic push in Valencia. »
…
New letters from SNG –
Legal issues – http://multimedia.alinghi.com/multimedia/docs/2010/03/100305_SNG_letter_to_GGYC.pdf
SNG letter to members on race 2 – http://www.google.com/hostednews/canadianpress/article/ALeqM5jjusrEcrTeb23Fwp3FZqjpufGIxA
Pendant tout le prés de la Race 2, USA-17 a pas navigué à la limite, mais soigner les deux bateaux, A5 surtout, parce que plus fragile. C’est le point central, et peut-être controversé,
de mon analyse en « vidéo » de la course que notre blogueur préferé a voulu vous montrer.
JS & JK ont concédé un avantage à A5, en navigant plus ouverts aux moments où la vague et le tangage ont été plus fort, pour éviter de pousser A5 au delà de ses limites, et éviter le risque de la casse de A5 et après ça, une protestation… et soigner aussi le USA-17, évidemment.
Ensuite, USA-17 accélérer juste assez pour croisser A5 en supériorité absolue à la fin de la layline, et pas la leur, mais celle de A5. À cet moment, USA-17 freiner, récuperer cap-vitesse, s’ouvrir encore, pour empecher A5 de virer devant lui, le pousser au délà de sa layline, et avoir l’intérieur. Spithill a fait son travail.
Mais pour être là, Kostecki a dû calculer le stratégie pendant tout le prés. C’est un travail admirable de Kostecki, et affiche la pleine coordination entre lui et Spithill, et aussi la connaissance qu’ils avaient de l’angle et la vitesse qui pourrait développer A5.
En effet, outre les données qu’ils avaient des semaines précédentes, ils ont passé du temps à vérifier le cap et vitesse au prés de A5 dans les conditions réelles de course. Au cours de la première demi-heure de la première course, et pendant les premières minutes après le deuxième virement de USA -17, dans la deuxième course.
Dans la première course, aprés récupérer les 600 m et avancer A5 de 440 m en plus, ils se sont laissé tomber doucement, tout à coté de A5 (125 m, et aprés 160-170 m.) et ils rester là un quart d’heure, vérifiant la performance de A5 au prés. Aprés ça, ils sont partis à nouveau.
Dans la déuxième, après virer un peu en arrière A5, récupérer peu à peu la presque totalité du terrain perdu, et une fois ils ont vérifié l’angle et la vitesse de A5, ils se permettre le luxe de donner l’avantage nécessaire à A5 pour leur donner confiance, et prévenir qu’ils pousser trop la limite de A5, trop fragile.
Significativement, Alinghi montrer le drapeau rouge au moment que USA-17 a commencé son retour, quand ils se rendent compte que JS & JK ont joué avec eux comme un chat avec une souris, ou un père avec son fils…
Personne ne pense que je suis un fan avéuglé de USA-17?
Quelqu’un d’autre voit ce que je vois dans ce bord de près?
Pour moi, c’est assez évident…
Mais je suis peut-être aveuglé par la passion.
Oui je pense que tu as raison, que ta foi et ta passion ne t’aveuglent pas, sauf peut être dans le terme de jouer « comme un chat avec une souris ».
Je ne suis pas sûr qu’ils étaient dans cette optique, mais certainement comme tu le dis de préserver leur bateau, sachant qu’ils avaient de la marge.
Des le moment ou tu est a 10-12 deg de gite tu utilises le max de puissance
Alors expliquez moi comment tu peux naviguer sur un flotteur au max de la puissance en preservant le bateau?????? Tu fais quoi?????
Augmenter l’angle de rémontée, naviguer plus ouvert, pour réduire les coups de l’houle et surtout le tangage. C’est ça que USA-17 faire. Voir la trace… Et A5 souffrir plus que USA-17 avec cette mer.
Et si revoir la vidéo complete, observer que les moments de plus tangage sont, justement, les moments oú USA-17 rémonter avec un angle pire, pour préserver soi-même, mais aussi pour donner l’avantage et la tranquilité qui permettre à Peyron de pas pousser trop A5.
Le seul danger de cette régatte être la casse et la possible réclamation de Alinghi… se souvenir de l’affaire de la procédure de départ.
Quand tu vois la première partie de la route de BoR, lorsqu’il revenait sur A5 (1ere régate), il est évident qu’il faisait beaucoup plus de cap, et que par la suite il s’est contenté de suivre le même cap pour contrôler, en gagnant légèrement au vent. Donc on peut considérer qu’il à préservé son canote. Quand Seis dit que sur la seconde, sur le bord tribord face à la houle (seconde régate), il n’a pas serré le vent plus que A5, on peut encore considérer qu’il préservé son canote.
Quand je monte sur une patte sur mon 18 pieds il me semble pouvoir réguler la puissance, et je n’ai pas l’impression d’être au max, mais peut être ai-je tort, mes connaissance se sont pas forcement parfaites.
De mon point de vue les lois de la physique sont claires Une fois que la coque centrale sort de l eau l effort sur le bateau est maximum Bien sur il y as la tactique et la negociation des vagues
Mais ca ne fait pas diminuer le couple de redressement Seule maniere de diminuer l effort c est d envoyer l equipage sous le vent Mais ca je l ai pas vu
Pour moi les deux bateaux naviguaient a fond et il y en as un qui allait plus vite que l autre
Apres les caps ,les adonnanntes, les vagues ont as vu que chacun les negociaient au mieux de ce qu il pouvaient Et refaire la course sans donnees plus precises c est un peu du – si ma tante en avait ca serait mon oncle
Tu te souviens pas des coupes de l’houle, contre les coques fragiles, et contre la matingale, qui provoquer surcharges de la structure central soutenue en tensegrité… voilà la limite réelle du bateau. Pas celle de la gravité sur une pate. Sans houle, ils ne sont jamais à la limite…
C est exactement ce que je dis .En statique l effort max est quand tu sort la coque centrale Et apres il y as les efforts dynamique crees par les vagues et la houle plus les rafales
Mais j ai pas vu USA prendre un chemin ou l eau etait plate et ouil y avait de la houle pour A5 Ils etaient sur le meme plan d eau et chacun essayaient de pas casser maintenant si USA passait peut etre mieux la houle ca ne veux pas dire qu ils economisaient le bateau ………. une fois que tu est a l effort max tu peux loffer pour amortir une rissee qui te ferais giter mais le couple reste max tu essayes juste de le maintenir constant pour la stabilite
Il semble que tu est train de penser en termes de navigation et performances.
Mais la question ici c’est pas la « bonne navigation », mais les coups et surcharges sur la STRUCTURE. On parle pas de voile et vitesse, mais d’ingénierie et de casse…
C’est dans ce domaine que les coups de l’houle sur les coques et la martingale, et le pure et simple tangage sont dangereux. Pas par la perte de vitesse, mais par les surcharges qui font casser la structure.
Je vois que, aprés le deuxième virement, aprés avoir récuperé (et testé la peformance de A5 pendant quelque minute), quand il ya plus d’houle, USA-17 aller encore plus ouvert que A5 -dans la même houle, certainement-, et ça permettre Peyron d’avoir un avance et de pas trop pousser le bateau, le permettre de réduire les coups et les surcharges qui casser la structure. C’a rien à voir avec la performance, mais avec éviter la casse de A5, qui souffrir le tangage beaucoup plus que USA-17.
Quand tu vois la première partie de la route de BoR, lorsqu’il revenait sur A5 (1ere régate), il est évident qu’il faisait beaucoup plus de cap, et que par la suite il s’est contenté de suivre le même cap pour contrôler, en gagnant légèrement au vent. Donc on peut considérer qu’il à préservé son canote. Quand Seis dit que sur la seconde, sur le bord tribord face à la houle (seconde régate), il n’a pas serré le vent plus que A5, on peut encore considérer qu’il préservé son canote.
Quand je monte sur une patte sur mon 18 pieds il me semble pouvoir réguler la puissance, et je n’ai pas l’impression d’être au max, mais peut être ai-je tort, mes connaissances se sont pas forcement parfaites.
Sorry pour le doublon
Seis on ne seras jamais d accord C est pas grave j ai dit tout ce que je pensais et je ne vais pas repeter a l infini comme tu aimes a le faireJe maintien que quand les deux sont sur le flotteur les deux sont a la puissance max et apres les vagues sont pour les deux Apres il y en as un qui les negocient mieux et qui vas plus vite Ca ne permet en rien a mes yeux de deduire qu il as encore de la reserve Et je vois pas ou Si il borde plus il gite plus Alors pour moi c est regle, basta Et je ne tiens pas a convaincre personne……..Ciao!!!!
OK. Ciao!
Mais je ne tiens pas à convaincre, seulement à tenter d’expliquer les points en jeu, tout simplement.
Et tu as raison, dans cet cas c’est impossible être d’accord, parce que tous les deux parler des choses différents.
Toi, tu parler toujours de navigation et vitesse.
Moi, je parler toujours de ingénierie et de casse.
Deux discours sur deux choses différents.
Alors, la parole « accord » n’a pas aucun sens dans cet cas!
Une impossibilité metaphysique!
Mais nous sommes d’accord: pas possible l’accord.
Alors… voilà! Nous sommes arrivés à un certain accord.
Salut
[...] Trophy de Auckland alors je me permet de revenir sur la 33ème Coupe de l’America. Dans mon billet sur l’analyse de la dernière America’s Cup à Valencia j’avais écris que j’étais un peu choqué par les propos de Loick Peyron [...]