C’est la pause sur le Louis Vuitton Trophy de Auckland alors je me permet de revenir sur la 33ème Coupe de l’America. Dans mon billet sur l’analyse de la dernière America’s Cup à Valencia j’avais écris que j’étais un peu choqué par les propos de Loick Peyron (barreur de Alinghi 5) qui déplorait que les américains avaient été meilleur partout. Je ne suis persuadé que la structure même du catamaran était meilleure et qu’il y avait de nombreux autres domaines où Alinghi a brillé. BMW Oracle Racing nous avait vendu une pléthore d’innovation mais ce n’est pas toujours un gage d’efficacité. J’évoquais par exemple les jumelles Cath The Wind censé mesuré le vent à plus d’un kilomètre !. Voici la vidéo de promotion réalisé par l’équipe américaine.
Ca parait fantastique de mesurer le vent à une telle distance. Sur l’excellent site Valencia Sailing, Phil Rogers, le patron de la société Catch The Wind, explique le principe de fonctionnement:
Le principe physique de base est l’une des premières utilisations du laser dans les années 1960, appelé Laser Doppler Velocimetry. Un laser est en fait juste une seule couleur pure de la lumière. Nous prenons un faisceau laser et Shine it up dans l’air. L’air a beaucoup de particules, par exemple dans l’environnement maritime, il est au brouillard salin et les gouttelettes d’eau. Toutes ces particules se déplacent avec l’air et change la couleur de la lumière laser très légèrement, en raison du principe Doppler. Si vous écoutez un camion sur l’autoroute ou un train à un passage à niveau, la hauteur du son est modifiée quand ils passent. Ceci est également dû au principe Doppler. La même chose arrive avec le radar et la lumière. Les particules en mouvement changent la fréquence de la lumière, ce qui signifie sa couleur. Ce que nous faisons est la mesure la variation de la couleur de la lumière et d’obtenir une mesure directe de la vitesse du vent et sa direction.
La rubrique hebdomadaire pour ceux qui ne restent pas devant leurs écrans le weekend mais qui préfèrent naviguer.
J’avais écris que la 33ème Coupe de l’America c’était fini, derrière nous mais je crois que les avocats s’ennuient alors on y retourne. Fred Meyer a écrit à Melida Erkelens. Ce n’est malheureusement pas une lettre d’amour. Encore un courrier entre le Vice-Commodore de la Société Nautique de Genève et son homologue du Golden Gate Yacht Club: End all litigation. Il demande la fin de toutes les poursuites contre Alinghi qui ont été entamées lors de la précédente campagne. La justice ne s’est en effet pas arrêtée avec la victoire de BMW Oracle Racing. Vous m’aviez demandé en commentaire quels étaient les résultats des audiences prévues fin février. Je dois avouer que je n’ai pas trop suivi ce feuilleton car comme tout le monde je pensais que le nouveau Defender allait passer l’éponge. Mais l’affrontement a été si fort et surtout passionné entre les deux milliardaires, souvent suivi comme des moutons par beaucoup de membre des deux équipes, que je doute que les procédures s’arrêtent.
Quelles sont ces procédures ? Nous nous souvenons que BMW Oracle Racing avait entamé un recours contre les voiles d’Alinghi car elles ne respectaient pas la règle de construction dans le pays du challenger car moulées dans le Nevada par North Sail (dont les inventeurs sont suisses). Est-ce que si les voiles sont invalidées, il faut rejouer les régates ? Ça laisse une chance à Alinghi de construire une aile, non ? Qu’est ce que vous en pensez ?
Alinghi n’a peut être pas mérité sa Coupe en 2007 ?
Je crois que la procédure la plus critique est celle concernant la brèche possible du Deed of Gift de l’ancien Defender. Le risque est qu’Alinghi perde son titre de vainqueur de la Coupe de l’America en 2007. Enfin c’est ce que j’ai compris. Effectivement ce n’est pas cool.
L’autre vraie raison qui me semble plus probable est qu’Ernesto Bertarelli ne veut plus payer des avocats qui lui ont fait perdre la Coupe de l’America. Plus d’un tiers du budget pour la justice ce n’est pas raisonnable.
En fait j’ai bien envie de revenir sur cette 33 dans de prochains billets. J’ai quelques trucs sous le coude. Et puis je crois qu’il faut que nous commencions sérieusement à nous poser des questions sur la 34ème Coupe de l’America.
Le reste de l’actualité est bien sur à Auckland. L’Omega Auckland Match Racing c’est terminé ce weekend avec la victoire peu surprenante de l’enfant du pays Dean Barker:
1. Dean Barker (NZL)
2. Ben Ainslie (GBR)
3. Adam Minoprio (NZL)
4. Torvar Mirsky (AUS)
5. Karol Jablonski (POL)
6. Bertrand Pace (FRA)
7. Magnus Holmberg (SWE)
8. Francesco Bruni (ITA)
9. Chris Dickson (NZL)
10. Sebastien Col (FRA)
Dean Barker beat Ben Ainslie in the Omega Auckland match race final. Auckland, 6 March 2010. Photo copyright Chris Cameron / Emirates Team NZ
On remarque que les deux premiers sont les deux partenaires de la dernière vraie campagne pour la Coupe de l’America. En effet Ben Ainslie était le barreur B de Team New Zealand en 2007. L’Anglais a donc navigué des dizaines et des dizaines de jours en match race dans ces eaux. D’ailleurs c’est aussi le cas de Bertrand Pacé qui était le barreur B de l’équipe kiwi en 2003. Il signe ici un résultat encourageant pour la nouvelle équipe française Aleph. Je ne ferai pas de commentaire sur le non retour de Chris Dickson et la non perf de Sébastien Col…
Ce match race était une répétition pour le Louis Vuitton Trophy d’Auckland qui débute le 9 mars, c’est-à-dire pour nous Européens ce soir. Dean Barker nous annonce que le niveau a encore monté d’un cran par rapport à l’année dernière. Je ne vois pas pourquoi il dit ça. Quelques équipes ont tenté de s’entrainer dans le vent merdique de Valencia début février : Azzura, Mascalzone, et ALL4ONE. Team Origin et TNZ ont navigué quelques heures en début de semaine avant que les autres équipes essayent les bateaux pendant quelques petites heures ce weekend. D’autre part il manque quand même au tableau par rapport à l’année dernière le deux derniers Defenders : Alinghi et BMW Oracle Racing.
Bref voici le programme de la nuit.
Race 1 : All4One in NZL 84 (starboard end start) vs Mascalzone Latino in NZL92
Race 2 : TEAMORIGIN in NZL 84 (stanboard end start) vs Azzurra in NZL 92
Race 3 : Artemis in NZL 84 (starboard end start) vs ETNZ in NZL 92
Race 4 : Aleph in NZL 92 vs Synergy (starboard end start) in NZL 84
Pour l’instant nous ne savons pas si nous aurons la possibilité de suivre les régates en live sur Internet comme à Nice et à Valencia. Ce n’était pas le cas l’année dernière et je crains que nous ne soyons pas mieux lotis cette année. Est-ce que vous avez plus d’informations que moi ? Est-ce que vous allez rester réveillés pour suivre les matchs ? Cette compétition reste du haut niveau et, comme le dit Bruno Troublé, peut-être le prochain format de sélection de la 34ème Coupe de l’America !
Voici tous les tweets de la semaine que vous avez bien sur pu suivre en direct sur mon twitter (une idée copiée depuis…). C’est une grosse source d’info en temps réel.
La Coupe de l’America avec le hashtag #ac33 et le Louis Vuitton Trophy #lvt:
D’aujourd’hui à vendredi dernier
Vendredi 5 Mars #ac32 CHN 95 prêt à naviguer à nouveau à Hong kong. La Chine sera elle la surprise de l’ #ac34 ? http://flic.kr/p/7HAHPL
CHN 95 navigue à nouveau à Hong kong. Merci Patrice
Jeudi 4 Mars #ac33 ma petite analyse de la 33ème Coupe de l’America http://bit.ly/bETpFI Beaucoup de questions: une victoire d’ingénieur ou de navigant ?
Une dose d’humour ce matin avec cette chanson du groupe cousumouche, deux suisses déjantés, qui sévissent sur youtube. Leurs victimes est aujourd’hui Ernesto Bertarelli.
Ernesto Bertarelli était le Che Guevara des pontons, le Zidane des petits fours, le Cousteau du smoking. Hommage à ce grand corsaire au gros porte-feuille et à la femme voyante.
TA VOILE EST MOLLE
Quand tu navigues avec du fric
Tu ne coules pas comme une brique
Quand tu baignes dans les affaires
Tu ne risques pas de manquer d’air
Quand tu épouses un mannequin
Un couplet et trois refrains
Elle apprend à bouger les lèvres
Tu mets en scène un corps de rêve
Quand tu t’énerves que tu écumes
Ton étrave fend la brume
Que tu louvoies que tu empannes
Tu ne tombes jamais en panne
Et quand tu défies les ricains
Ta belle aiguière à la main
Fier comme un paon, fier comme un geai
Tu es un coq assez coquet
Oui mais voilà ta voile est molle
Ta voile est molle
Ta voile est molle
Ta voile est molle
Tu attendais un oracle
Mais il était loin devant toi
C’est le naufrage c’est la débâcle
Sa voile était trop dure pour toi
C’est marrant comment on peut tirer rapidement sur les perdants. Je trouve ça un peu excessif. Le defender a été moins bon que le challenger of record c’est vrai. C’est aussi vrai que c’est la première fois de l’histoire qu’un challenger gagne la Coupe de l’America dans un duel selon le deed of gift mais il n’en reste pas moins que je trouve qu’ils ont tenu leur rang sur l’eau. Les écarts paraissent important mais quand on enlève les pénalités, ils sont de moins de 10 minutes. Or 10 minutes sur un parcours de 3 heures ça me parait peu surtout par rapport à certain écart en Class America (en 2007) qui pouvait atteiindre 3 à 5 minutes sur des parcours plus petits et des voiliers beaucoup plus lent. Personnellement je ne dirais pas que Alinghi a démérité. L’adversaire était très fort comme le précise Loick Peyron (barreur de Alinghi) dans une interview à Voiles & Voiliers, « ils étaient meilleurs partout ». Je reviendrais dans la semaine sur ces matchs.
Quoiqu’il en soit l’ex defender est à la peine. L’ambiance n’est pas bonne et les dernières rumeurs ne sont pas excellentes pour l’avenir de l’équipe. Ernesto, si il veut continuer va devoir faire le ménage chez lui et essayer de conserver les meilleurs. Une tâche qui n’est pas évidente. Pour l’instant Bertarelli reste le seul espoir de revoir une Coupe de l’America en Europe. Je ne pense pas que l’on puisse compter sur le Challenger of record italien, Mascalzone Latino, malgré les performances de 2007. Cette équipe a été dépouillé. Le clan italien est éparpillé chez BMW Oracle Racing et chez Azzura, la nouvelle équipe forte. Peut être faudra t’il compter sur ces derniers. Est ce que vous vous voyiez d’autres challengers en mesure de ramener l’ America’s Cup en Europe ?.
Oui je suis revenu et je reviendrais sur la 33ème Coupe de l’America dans un prochain billet. Mais l’actualité de l’ America’s Cup ne s’arrête jamais et nous en savons maintenant un peu plus sur la prochaine édition: la 34ème. Larry Ellison, le patron de BMW Oracle Racing, nouveau défender du trophée (du graal), a dévoilé dans une interview exclusive pour abc, quelques informations sur la prochaine épreuve.
Nous sommes très attentif à ces propos car la croisade contre Alinghi débuté en Juillet 2007 par Larry Ellison était du (soit disant) au règlement non équitable édicté par le défender suisse. Voici en gros le résumé de cette interview:
Il souhaite rajeunir et populariser la Coupe de l’America et pour ce faire, une bataille entre multicoques serait fabuleuse à son avis. « On vient de voir à Valence les bateaux les plus rapides jamais construits. C’était un sport extrême et cela a plu à beaucoup de spectateurs. Il y a certes des gens qui apprécient le côté traditionnel de la Coupe avec des monocoques. Et puis il y a les jeunes qui adorent le côté extrême des multis. »
Interrogé alors sur la possibilité de voir des multis en Baie de San Francisco, Larry Ellison estime que c’est tout à fait envisageable sur de petits parcours avec des plateformes plus petites. « Et si on faisait cela avec des multi de 60 pieds par exemple… on pourrait imaginer du match racing dans la Baie avec des vitesses élevées jusqu’à la marque et puis sur le retour. Avec deux tours du parcours, la course serait terminée au bout de 40 minutes. Ce serait vraiment passionnant à regarder. Ce serait fabuleux pour les spectateurs! »
Tout en comprenant que le résultat de la Coupe soit le fruit d’un mélange de compétences sur l’eau et de recherches innovantes, le Directeur de BMW Oracle a également exprimé son souhait de voir une véritable épreuve sportive plutôt qu’une bataille technologique. En d’autres termes, il préfère que le talent des marins puisse pleinement s’exprimer. « Il ne s’agit pas de voir qui dispose de la meilleure raquette, mais plutôt d’identifier qui est le meilleur tennisman ».
Personnellement je dis pourquoi pas. Je n’ai rien contre le multicoque et je suis personnellement persuadé que le match race est possible sur plusieurs coques. La taille du voilier n’a de sens que concernant le cout d’une campagne. Le meilleur moyen de limiter les budgets est d’utiliser une sorte de monotypie. Je ne sais pas par exemple des trimarans de type One Design 70, le nouveau circuit émergeant… je dis ça je ne dis rien… C’est le meilleur moyen que les sportifs reviennent sur le devant la scène. Mais c’est impossible, La Coupe de l’America restera la Coupe de l’America. La technologie sera toujours une part importante du résultat et la jauge doit permettre aux ingénieurs de bosser. La fameuse du construit dans le pays toujours en vigueur va dans se sens. D’autre part, je ne suis pas sur qu’un milliardaire prenne le risque d’investir en donnant toutes les cartes à éole et à des régatiers. Non, vous n’êtes pas d’accord.
L’équipe victorieuse poursuit son chemin à travers les Etats Unis, après San Francisco, ils sont maintenant à San Diego. Une ville qui a acceuilli BMW Oracle Racing pendant 16 mois pour la préparation de la 33ème et qui a été l’hôte de l’épreuve en 1992 et 1995. Mes souvenirs de ces épreuves étaient que le vent était plus que capricieux et que la pétole reine. C’était chiant à suivre. D’autre part on me dit qu’a San Francisco le vent est beaucoup plus soutenu, alors pourquoi pas ?. Qui peut nous donner les conditions de navigations à San Francisco ?.
13 à 16 Challengers sont déjà intéressé. Ça veut dire à peine 8 au final. J’ai cru comprendre que pour les investisseurs les US n’étaient pas particulièrement intéressant. La Californie n’est elle pas au bord de la faillite mon cher Tom ?.
Louis Vuitton serait sur le retour pour l’organisation de l’America’s Cup. Pourquoi pas mais quand est t’il d’une organisation indépendante ?. Est ce que la WSTA, organisatrice des Louis Vuitton Tropy avec Paul Cayard à sa tête peut être cette autorité indépendante. Personnellement vu la composition de l’organisation, je l’ai déjà dis, c’est loin d’être organisation indépendante et autonome. Qu’est ce que vous en pensez ?.
La date de l’épreuve est prévu pour 2013… Larry, après nous avoir tous mis au chômage, nous avait promis un redémarrage rapide. Trois ans ça me parait moyen rapide mais c’est tout à fait dans la norme par rapport au changement de defender précédent.
En faite, on ne sait pas encore grand chose. J’aimerais bien que l’on nous parle rapidement d’un processus de création d’une autorité indépendante qui pourra établir un protocole. La victoire technologique a été totale (et belle) mais maintenant il va vraiment nous prouver que les suisses étaient les méchants. Je suis en forme et je ne laisserais rien passer. Na je suis de retour encore plus méchant qu’avant. Et très heureux de lire vos centaines de commentaires. Encore, encore !.
Je ne vais pas vous refaire une synthèse de la première manche de la Coupe de l’America, il y a de nombreux autres sites spécialisés. La victoire de BMW Oracle Racing est absolu. Il n’y a vraiment rien à redire et je suis particulièrement heureux pour mes amis dans cette équipe qui m’ont accueilli cette semaine. Ils vont peut être gagner la Coupe de l’America, c’est énorme. Bravo.
Ce billet est très court. Désolé. Ça n’a rien à voir avec la victoire de l’équipe américaine, je pars au ski avec mes enfants. Demain pour la seconde régate, je suivrais les exploits des deux équipes via twitter sur les pistes enneigées. Je ne suis pas sur de remettre le chat en place sans pouvoir le gérer. Vous avez été très très nombreux à vouloir vous connecter mais l’outil est limité à 80 utilisateurs.
En tout cas, sachez messieurs de la Coupe de l’America que je suis prêt pour la 34 America’s Cup à San Francisco ou ailleurs (avec ou sans blog).
Je n’ai pas grand chose à vous raconter de Valencia si ce n’est que nous avons encore attendu plusieurs heures le départ des courses. C’était déjà mal engagé avec un premier changement d’heure hier soir avec un départ repoussé à 12h au lieu de 10h. Le vent devait faiblir dans la journée passant en dessous de 10 nœuds au grand dam de l’équipe de BMW Oracle Racing. Dans les faits le vent n’a pas beaucoup faibli et la houle est resté. Les deux voiliers sont restés au port, une bonne initiative il me semble pour le bilan carbone de cette épreuve… A 12h environ la régate été annulé.
Voici les explications officielles:
“Le principal problème était les vagues. Je crois qu’il y avait des creux d’1,3m en moyenne sur le plan d’eau », a expliqué le stratège d’Alinghi Murray Jones. « Nous aurions donc pu avoir jusqu’à 1,8m et cela pose vraiment problème ».
“Il y avait de la houle orientée dans une direction est des vagues à 90 degrés. Nous sommes déjà sortis dans des conditions un peu moins mauvaises que celles-ci et c’était abominable. Je pense qu’ils ont pris la bonne décision en annulant la course pour aujourd’hui », a ajouté l’équipier néo-zélandais.
Murray Jones a également expliqué que les vents forts soufflant au nord de l’Espagne, à proximité de la France, étaient à l’origine de ces conditions de mer, ce qui a été confirmé par Will McCarthy, membre du sailing team d’Alinghi, sorti en repérage vers midi : « ça secoue pas mal là bas. La mer est croisée, il fait froid et nous avons vu jusqu’à 20 noeuds de vent ce matin. »
La plaisanterie commence à être de très mauvais gout. La prochaine régate est prévu vendredi puisque si on respecte le deed of gift et donc le calendrier avec une régate tous les deux jours. Je souhaite bien du courage à ceux qui vont attendre les deux régates jusqu’au 25 février date limite. Personnellement je vais quitter l’Espagne car j’ai enfin pu voir la voile aile de prés (merci Dim). C’est fabuleux !.
Pour les bruits de couloir il semble que les challenger of record sont les italiens de Green Challenge (donc en multi) pour Alinghi; et les espagnols de Telefonica (Pedro Campos) pour BMW Oracle Racing. Le challenger of record est chargé d’établir les règles de la prochaine Coupe de l’America avec un accord mutuel comme en 2007 (c’était alors les américains). Il faudra qu’il signe dès la ligne franchie pour éviter des challenges plus hostiles.
Je ne suis pas sur de vous conseiller de venir à Valencia voir les régates. On peut bien sur voir ALinghi 5 au quai mais pas USA 17 qui n’est pas visible. Pour aller sur l’eau, il faut au minimum débourser 100 à 200 €. Vous avez toujours l’écran géant et l’ America’s Cup Park si jamais il y a des régates.
Nous n’en finissons pas d’attendre l’affrontement entre Alinghi et BMW Oracle Racing. La journée a été longue. Les deux voiliers sont parti vers 6h 30 sur l’eau dans le noir complet. Quelques irréductibles étaient là, dont moi, pour voir partir Alinghi 5.
Alinghi 5 dock off, 6h30. Carlo Borlenghi / Alinghi
Pas de surprise dans dans la liste de l’équipage Suisse. Ernesto à la barre secondé par Loick Peyron.
Bowman: Piet van Nieuwenhuijzen (NED)
Midbow: Curtis Blewett (CAN)
Pitman: Rodney Ardern (NZL)
Trimmer upwind: Simon Daubney (NZL)
Trimmer downwind: Nils Frei (SUI)
Mainsail trimmer: Warwick Fleury (NZL)
Traveller: Pierre-Yves Jorand (SUI)
Helmsman: Ernesto Bertarelli (SUI)
Tactician: Brad Butterworth (NZL)
Runner: Murray Jones (NZL)
Navigator: Juan Vila (ESP)
Floater: Jan Dekker (RSA/FRA)
Floater: Loïck Peyron (FRA)
Pre-start: Peter Evans (NZL)
Malheureusement il m’a été impossible de voir le départ des américains dont la base dans le Lire la suite »