Je continue dans mon idée d’interview avec aujourd’hui Mathieu Richard. Après trois étapes du World Match Racing Tour, Mathieu Richard est en tête avec deux victoires à son active: Marseille et la Corée (voir mon billet sur le sujet). Avant de se rendre au Portugal pour la 4ème étape du circuit, Mathieu a accepté de répondre à quelques questions et en particulier il nous décrit la vie d’un sportif de haut niveau qui représente fièrement les couleurs de la France (sic!). Bien sur je n’ai pas oublié de le questionner sur le Louis Vuitton Trophy et la Coupe de l’America.
Mathieu Richard, meilleur joueur d’échec sur l’eau du monde ?
Cette entretien a été réalisé par skype; malheureusement l’enregistrement vidéo n’a pas fonctionné de manière satisfaisante. J’ai pu extraire l’audio ce qui est le plus intéressant, tout le monde n’a pas besoin de connaitre l’intérieur de la maison de Mathieu. Si vous connaissez des solutions techniques pour de future interview je suis preneur.
Les vidéos sont issus des sites du World Match Racing Tour et Louis Vuitton Trophy.
Mathieu Richard 2010, la réussite
Mathieu revient sur la finale en Corée et nous explique la réussite cette année. Pour Mathieu la réussite c’est aussi un peu la chance avec les décisions des arbitres et une excellente préparation cette saison avec un nouvel entraineur Benjamin au coté de Marc Bouet; sans oublier un préparateur mentale: Sophie. Mais le plus important est d’avoir autour de Mathieu un équipage soudé et stable depuis quelques années. Mathieu nous présente ces équipiers ainsi que leurs statuts en dehors de la compétition. Et oui nos meilleurs français doivent travailler à coté des compétitions:
Mathieu Richard est professeur de sport remplaçant dans des collèges
Yannick Simon, Equipier d’avant, officier de la marine marchande sur le Belem
Olivier Herlédant, Régleur / Embraqueur / Pitman, réalise une thèse sur la micro météo
Grégoire Evrard, Régleur GV et tacticien, manager de North Sail Vannes
Thierry Briend, Régleur et embraqueur, project manager sur Sodebo
Le Match Racing, le WRMT et la FFV
Je me suis permis de revenir sur la polémique de cet hiver sur le choix de la Fédération Sportive et du World Match Racing Tour pour les français retenus où Bertrand Pace s’impose sur Damien Iehl pourtant au top du classement ISAF. En sachant que tout ce petit monde navigue sur Aleph sur le Louis Vuitton Trophy, comment ça se passe ?. Est ce que Mathieu est satisfait de son poste de tacticien sur un Class America.
Et la Coupe de l’America
Alors multi ou mono ?. Sa réponse n’est pas aussi tranché que l’on pourrait le croire. Et pour finir « Quels sont tes conseils pour un jeune qui voudrait se lancer dans le match race et la Coupe de l’America ? ».
Merci Mathieu. Bonne chance pour le Portugal à suivre dès aujourd’hui sur le site du World Match Racing Tour.
Ça vous plait ces interviews ?. Il y en a d’autres qui arrivent.
Les débats ont débuté à Marseille pour l’épreuve française du World Match Racing Tour 2010. Les conditions sont très variables entre le matin et l’après midi avec des longues périodes d’attente. Les surprises du premier jour sont les victoires du monégasques Gian Luca PERRIS, équipé des français Brenac Francois, Buchart Philippe, Mergui Mikael. Ils ont réussi à battre les deux premiers du classements mondiales Adam Minoprio et Ben Ainslie. Le résumé de cette première journée en vidéo et malheureusement en anglais.
Le classement après deux jours de compétition est le suivant:
Ben Ainslie (GBR) 5-1
Paolo Cian (ITA) 5-3
Torvar Mirsky (AUS) 4-0
Sebastien Col (FRA) 4-2
Philippe Presti (FRA) 4-2
Adam Minoprio (NZL) 2-2
Mathieu Richard (FRA) 3-3
Pierre-Antoine Morvan (FRA) 3-5
Gian Luca Perris (MON) 2-4
Francesco Bruni (ITA) 2-5
Peter Gilmour (AUS) 2-6
Bertrand Pace (FRA) 1-4
La hiérarchie mondiale est pour l’instant respectée mais il reste encore une journée avec au moins trois matchs. Les concurrents rencontrent leurs adversaires une fois pendant ce round robin. Puis les huit premiers sont qualifiés pour les quarts de finales. Difficile de faire des paris même si on voit se profiler les éliminés de ce premier round robin.
Cet compétition a vraiment l’air sympa mais je dois avouer que ce n’est pas le résumé vidéo qui m’enthousiasme. Les commentateurs sont discrets. Quelles sont les grands moments de la compétition ?. Qui est vraiment en forme ?. Qui ne l’est pas ?. Le flux twitter officiel n’est pas terrible et nous donne quasiment aucune info. Le live texte en anglais semble complet mais il est vraiment très difficile à suivre. Il nous manque les commentaires éclairés de Marc Bouet l’entraineur de l’équipe de France qui est aux abonnés absent sur son blog. Il nous reste les blogs perso des coureurs même s’il reste pour l’instant un peu silencieux. Voici une petite liste de ces blogs plus ou moins à jour:
Si il m’en manque, n’hésitez pas à partager en commentaire.
UPDATE: Commentaire de Marc Bouet
Souvent ça ne sert à rien de démarrer trop vite. Les Français conservent toutes leurs chances de poursuivre la route. Une fois qu’on a passé le Round Robin, il faut être capable de naviguer encore mieux puisqu’on repart de zéro. Et gagner le Round Robin pour pouvoir choisir son adversaire n’est pas forcément un avantage. En général il faut choisir entre deux fléaux
Sinon j’ai essayé de suivre le live en 3D sans les lunettes. Il suffit de télécharger le logiciel TCPlay (disponible pour windows et mac) sur cette page puis de cliquer sur Play Live. Go !. pour Voici mon retour d’expérience en vidéo.
Au premier abord c’est joli avec la 3D fluide et un rendu raisonnable. Nous pouvons visualiser la trace de l’ensemble des voiliers et les écarts. Mais je dois avouer que j’ai été un peu dérouté par le manques d’information générale propre à la compétition. Par exemple sur la vidéo ci-dessus je suis incapable de vous dire de quel match il s’agit. Comme c’était la première fois que j’utilisais ce logiciel, j’ai tout de suite pensé que j’avais fais une mauvaise manipulation; j’ai donc écris à son concepteur Emmanuel de Bressy pour qu’il m’aide. Voici ces réponses. Comment faire pour savoir quel voilier utilise un skipper ?
E. De Bressy: problème aujourd’hui, mise en place. Demain [vendredi 9/04] ce sera réglé.
Comment savoir les chronos de départ ?. Le chrono en bas à droite ne semble pas correspondre.
E. De Bressy: si il correspond, en tous cas de mon côté. J’ai peut-être un petit soucis de synchro d’heure, j’ai vu ça. On analyse ça ce soir.
Quel est la précision de la position gps, il y a quelquefois des chevauchements malheureux.
E. De Bressy: ben oui, c’est du dgps, env 2m. On ne retraite rien derrière pour éviter les chevauchements. Et sur les petits bateaux, les bateaux sont vraiment au mastic.
Quel est l’astuce pour avoir les lignes de gain au vent des voiliers de chaque paire ?.
E. De Bressy: touche « e » pour votre les lignes de gain au vent, « r » et « t » pour sélectionner un ou l’autre bateau (shift « r » et shift « t » pour tourner dans l’autre sens) => et oui, c’est pas la même chose quand il y a plein de bateaux
Est ce que le vent indiqué provient de chaque voilier ?.
E. De Bressy: non, dis-toi qu’il n’y a même pas de girouette sur site. Je gére tout à l’ancienne et je peux te dire que c’est horrible étant donné les conditions…D’habitude on prend une ou deux girouettes mais là, il n’y avait ni le budget, ni les ressources sur site. On fait avec.
Merci Emmanuel et bon courage pour la suite. Si ce système vous intéresse, il est soutenu par la fédération française de voile et est accessible à tous les clubs. Une seule adresse: www.tcreplay.com. Je pense que Emmanuel sera ravi si vous lui faites des retours en commentaire.
Si vous aimez les combats navals je vous invite à suivre le Match Race France à Marseille qui se déroule du 6 au 10 Avril. C’est l’étape française du World Match Racing Tour. En introduction des débats, le teaser…
Le World Match Racing Tour est la plus grande épreuve de match racing qui couronne, au terme de dix épreuves internationales, le Champion du Monde de la discipline. Cette saison la première épreuves du WMRT se dispute à Marseille du 6 au 11 avril au Yacht Club de la Pointe Rouge
En effet le WMRT a obtenu de la fédération internationale, l’ISAF, de désigner le champion du monde de match racing pour les dix ans à venir. On se souvient que le circuit Louis Vuitton Trophy était à Auckland le Louis Vuitton World Series. Mais la dénomination World était déjà prise. Les deux circuits sont en effet comparables puisqu’il s’agit de match racing avec les meilleurs mondiaux sur plusieurs épreuves à travers le monde. La différence réside dans le support et dans le mode de sélection.
Le Louis Vuitton Trophy se court en Class America alors que le WMRT se déroule sur des monotypes de plus petites tailles. Il me semble que se sont des J80 à Marseille. Les combats ne sont donc pas tout à fait équivalent. Si certains marins comme Ben Ainslie ou Bertrand Pace mènent presque un Class America comme un voilier de 8 mètre, il n’en reste pas moins que la masse à déplacer n’est pas la même et la cohésion de l’équipage bien plus ardue sur l’ancien voilier de la Coupe de l’America. Le niveau d’entrainement nécessaire pour naviguer en Class America est bien plus important. Je vous invite d’ailleurs à lire l’interview de Fabrice Levet (source V&V), coach de Aleph, qui explique la nécessité de s’entrainer et de recruter des équipiers de haut niveau pour être au niveau sur le Louis Vuitton Trophy.
L’autre différence est le mode de sélection des concurrents. Sur le Louis Vuitton Trophy, il s’agit d’une sélection par l’argent. Les équipes sont actionnaires majoritaires ou minoritaire de la World Sailing Tour Association qui organise les épreuves. BMW Oracle Racing est d’ailleurs actionnaires majoritaire. La WSTA, qui est dirigé par Paul Cayard, participe activement à l’élaboration du protocole de la prochaine America’s Cup. Selon Fabrice Levet « pour chaque épreuve du Louis Vuitton Trophy, il faut compter entre 300 et 400 000 euros ». Pour le World Match Racing Tour, les budgets sont bien plus faibles. A part quelques exceptions prés les sportifs sont uniquement payés par les prix éventuellement payés et sont soutenus éventuellement par exemple pour les français par la fédération. Le mode de sélection est un plus juste sur le WMR même si il est également discutable. J’ai déjà évoqué ici le système d’enchère pour avoir sa place sur ce circuit. La conséquence notable pour cette année est l’absence de Damien Iehl pourtant classé 8ème l’an passé et premier français ISAF. Toutefois sur cette épreuve française, le système des invitations permet d’avoir presque 6 équipages français…
Voici la liste des concurrents de l’épreuve de Marseille:
Adam Minoprio (NZL) BlackMatch; vainqueur 2009
Torvar Mirsky (AUS) Mirsky Racing Team, second du wmrt en 2009
Ben Ainslie (GBR) TEAMORIGIN, barreur sur LVT
Peter Gilmour (AUS) YANMAR Racing, organisateur du circuit
Mathieu Richard (FRA) French Match Racing Team, 5ème en 2009
Sébastien Col (FRA) ALL4ONE, barreur sur LVT, 7ème en 2009
Paolo Cian (ITA) Team Italia
Philippe Presti (FRA) French Match Racing Team,
Francesco Bruni (ITA) Azzurra, barreur sur le LVT
Pierre-Antoine Morvan (FRA), la surprise des pré sélections
Bertrand Pacé (FRA) Aleph Sailing Team, barreur sur le LVT
Gian Luca Perri (MON), le local de l’épreuve.
On ne peut pas dire que le mode de sélection soit défavorable aux français. Par contre on peut s’interroger sur la représentativité du panel. Il n’y a pas un seul américain pourtant pays vainqueur de la Coupe de l’America. Il faut dire que ce circuit est en concurrence avec de nombreux autres. Cette semaine début également l’épreuve autrichienne de RC44 avec Larry Ellison, Russell Coutts, James Spithill et Pau Cayard. Petite parenthèse je ne serais pas étonné que le prochain voilier de la 34ème Coupe de l’America ressemble à un RC44…. fin de la parenthèse.
En faite si il y a bien un vainqueur de la dernière Coupe de l’America à Marseille. C’est le parrain de l’épreuve: Thierry Fouchier; le trimmer de USA 17. Ce dernier a d’ailleurs déclaré à la Provence: « Gagner la Coupe de l’America, c’est une grande fierté personnelle. J’étais juste un peu déçu de ne pas avoir reçu un petit mot de la Fédération française de voile ou des instances régionales »… No comment.
Je sais tout ça c’est du mauvais esprit. Le Match Race France n’est pas la Coupe de l’America mais ça reste un super spectacle avec les meilleurs. Je ne peux pas être à Marseille, c’est vraiment dommage. Tout a été prévu pour que cette épreuve soit formidable à suivre.
Dimitri Deruelle, l’instigateur orignal du MIMR et entraîneur de match racing, a tout prévu pour que la fête soit pleinement réussie : « Comme nouveautés en 2010 il y aura un village dédié à l’Escale Borely où le public pourra s’essayer à de nombreuses activités comme les régates en bateaux radio-commandés à l’atelier de noeuds. Un bateau spectateur gratuit sera aussi mis à disposition du public pour pouvoir suivre les régates au coeur de l’action alors qu’un écran géant retransmettra les matchs pour ceux restés à terre avec les commentaires de professionnels du match racing. L’action quotidienne sera relayée par les médias à l’issue d’une conférence de presse avec les skippers donc tout le monde pourra comprendre simplement ces joutes navales. »
En ce qui concerne les médias. Les deux sites officiels sont:
Le site de l’épreuve en français qui est très bien fait avec beaucoup d’info pratique. A noter que nous devrions pourvoir suivre en virtual et live les duels dès jeudi grâce à TCPlayer (technologie française !).
On regrettera une couverture télévisé comme pour la monsoon Cup qui est vraiment fantastique. Il faut dire que la logistique nécessaire est impressionnante, si cela vous intéresse je vous invite à lire ce billet sur Valencia Sailing: Innovating and pushing the boundaries of TV production .
Bonne régate. Toutes les infos sur mon twitter comme d’hab.
Le round robin est enfin fini à Auckland pour le Louis Vuitton Trophy. Chaque équipe a rencontré tous les concurrents. Je ne fais pas vous refaire le résumé de la dernière journée, il est sur le site officiel. J’ai juste remarqué que les débats étaient de plus en plus chaud avec de multiple protestations, réclamations et pénalités. Voici le classement:
1 Emirates Team New Zealand 6-1, 6
2 Mascalzone Latino Audi Team 5-2, 5
3 All4One 4-3, 4
4 Azzurra 4-3, 4
5 Artemis 4-3, 4
6 TEAMORIGIN 3-4, 3
7 ALEPH 2-5, 1*
8 Synergy 0-7, 0
Mes commentaires:
Team New Zealand reste au dessus de la mêlé mais ils ne sont pas à l’abri d’un incident de parcours comme nous l’avons vu face aux français de Aleph.
Mascalzone Latino est une nouvelle équipe sous pavillon italien. C’est le challenger of record, chargé de s’accorder avec le nouveau defender BMW Oracle Racing sur l’organisation de la prochaine Coupe de l’America. A part le patron Vincenze Onorato, cette équipe n’a presque rien à voir avec l’équipe de 2003 et 2007. Le néozélandais Gavin Brady et son équipage n’ont perdu que face aux kiwis et à ALL4ONE. Ils sont très très fort.
Les troisième sont trois. Artemis et ALL4ONE sont à leurs place de Nice. A noter que l’équipe de Sébastien Col a bien débuté l’épreuve de Auckland, à la différence de Nice ils avaient mis un peu de temps à démarrer. Comme quoi les entrainements sont bénéfiques, la cellule arrière semble enfin en marche. On peut être aussi surpris par la contre performance de Azzura, vainqueur de Nice qui concède quatre défaites. Rien n’est fait.
La réelle surprise de ce classement est la place de Team Origin dont tout porté à croire qu’ils seraient aux avant postes. Ils étaient les premiers à s’entrainer en compagnie des néozeds et Ainslie est presque un enfant du pays puisqu’il était le barreur B face Dean Barker en 2007. Que se passe t’il ?.
L’équipe français de Aleph a réussi un bon coup face à Team New Zealand mais le bilan en victoire est faible. Le point en moins concédé face à Team Origin ne les aide pas mais ils nous ont montré qu’ils étaient largement au niveau des meilleurs. Bertrand Pace a réussi à créer une cellule arrière cohérente avec Mathieu Richard et Damien Iehl.
Enfin Synergy, l’équipage Russe, qui avait surpris tout le monde à Nice, n’a gagné aucune régate. Nice était il un accident ?.
Bref rien n’est joué. Nous risquons d’avoir des surprises pour la suite. Le niveau est tel que je ne me risquerais sur aucun pronostique. Tout le monde semble avoir une chance. Le programme de ce soir est sous le format de la mort subite. Il faudra donc être devant son écran car il y a des équipes que nous ne reverrons pas demain.
ETNZ (1er) courra contre Synergy (8e),
Mascalzone Latino Audi Team (2e) contre Aleph (7e),
All4One (3e) contre TEAMORIGIN (6e)
Artemis contre Azzura
Selon le classement il restera en demi final que TNZ, Macalzone, Team Origin et Artemis. Je paris que ce ne sera pas ça. A ce soir 22h.
Voici les résultats de la quatrième journée de régates du Louis Vuitton Trophy à Auckland où s’affrontent sept équipes sur des Class America prêtés par Team New Zealand.
1e course: Emirates Team New Zealand bat All4One, 00:26
12 à 15 nœuds de vent. L’équipe locale, skippée et barrée par Dean Barker, s’offre une quatrième victoire, cette fois face aux Franco-Allemands d’All4One. Dans les dernières secondes avant le départ, le barreur français Sébastien Col pousse le bateau kiwi sur la ligne. Mais Barker envoie un virement et repart sur bâbord, forçant Col à virer et à suivre. All4One s’accroche et reste au contact pendant le premier bord. Rien à faire: ETNZ contrôle la droite du plan d’eau et maintient son avance. « La course était perdue dès le départ, lorsque nous avons essayé de les pousser alors qu’il était trop tard, » explique Jochen Schümann, skipper et tacticien d’All4One. « Ils n’ont pas cessé de nous contrôler. Ca avait parfois l’air bon pour nous, mais jamais assez pour les dépasser. »
2e course: TEAMORIGIN bat Aleph, 02:11
17 à 20 nœuds de vent. Bang! Collision en phase de pré-départ entre l’étrave de TEAMORIGIN et le tableau arrière d’Aleph, à bord de NZL84. C’est l’équipe française, menée par Bertrand Pacé, qui est pénalisée selon la règle 16 pour changement de route. Selon les arbitres, pendant le dial up, le barreur anglais Ben Ainslie est resté à distance d’Aleph et c’est le bateau français qui a provoqué la collision en tournant. Et, en plus de cette pénalité, un point a été retiré à Aleph pour collision. Au moment du départ, Pacé est sous le vent d’Ainslie. Puis TEAMORIGIN consolide son avantage et contrôle le reste de la manche dans un vent forcissant au dessus de 20 nœuds. Les Français restent malgré tout dans le match et font un dernier bord particulièrement réussi. A l’arrivée, ils reviennent à deux longueurs des Britanniques, mais doivent encore exécuter leur pénalité.
3e course: Azzurra bat Artemis, abandon
20 nœuds de vent. Artemis, barré par Terry Hutchinson et skippé par Paul Cayard, démarre bien ce match face à Azzurra. En phase de pré-départ, le bateau suédois force l’italien à descendre. Puis il vire et part lancé sur tribord, tandis que Francesco Bruni prend un bon départ, tribord amure, au milieu de la ligne. 44 secondes d’avance pour les Suédois à la bouée au vent. Mais cela ne va pas durer: au moment d’envoyer le spi, le tangon tombe à l’eau et casse contre les haubans au vent. Le spi dans l’eau, le bateau est stoppé et l’équipage abandonne. Hutchinson: “Le hale haut du tangon nous a filé entre les doigts. Le tangon est tombé et est parti à l’eau. Le bras est passé sous le bateau, le spi s’est pris dans le safran. C’est décevant mais nous allons débriefer et nous assurer que nous ne referons pas deux fois les mêmes erreurs. »
4e course: Mascalzone Latino Audi Team bat Synergy, 00:19
20 nœuds de vent. Après une pause nécessaire pour réparer, Karol Jablonski, barreur de Synergy, et Gavin Brady, barreur de ML Audi Team, sont prêts à la bagarre. Synergy rentre bâbord dans la zone de départ mais choisit de glisser sous les Italiens. Les manœuvres qui suivent sont contestées de part et d’autre mais les arbitres lèvent trois pavillons verts et Brady pousse Jablonski sur la ligne. Les Russes réussissent à s’échapper mais, au moment du premier croisement, les Italiens prennent la tête et la conservent. Malgré un affalage de spi bâclé par l’équipage de ML Audi Team, Synergy ne parvient pas à revenir.
C’était sympa le tchat non ?. Les régates sont sympas mais malheureusement elles sont souvent joués sur le départ. Ca reste difficile de rester réveiller alors que le match est souvent joué après 5 minutes de course. Pour la 34ème Coupe de l’America il faudra réfléchir au sujet. Ce n’est pas le match race qui est en cause mais bien le peu de différentiel de vitesse sur les Class America. Qu’est ce que vous en pensez ?.
Voici les résultats de la troisième journée de régates du Louis Vuitton Trophy à Auckland où s’affrontent sept équipes sur des Class America prêtés par Team New Zealand.
1e course: Emirates Team New Zealand bat TEAMORIGIN, abandon
Ben Ainslie, le skipper britannique de TEAMORIGIN, se bat pour la droite de la ligne alors que Dean Barker choisit la gauche. Départ! Le bateau kiwi pousse le britannique. Le premier croisement revient à Ainslie. Neuf virements plus tard, sur la layline bâbord, TEAMORIGIN devance ETNZ de trois longueurs. 14 secondes d’avance pour les Anglais à la bouée au vent, mais les Néo-Zélandais reviennent progressivement sur eux et la pression monte. A la porte sous le vent, catastrophe! TEAMORIGIN rate son empannage, le génois n’est pas envoyé à temps et le bateau continue au vent arrière alors qu’ETNZ passe la porte et repart. Les Anglais n’ont pas réussi à suivre les Kiwis sur les manœuvres. Après avoir perdu plusieurs centaines de mètres, ils abandonnent.
Voici les résultats de la seconde journée de régates du Louis Vuitton Trophy à Auckland où s’affrontent sept équipes sur des Class America prêtés par Team New Zealand:
Le replay de la régate:
1e course: TeamOrigin bat All4One, 01:33
Sept à huit nœuds de vent. Départ magistral pour TeamOrigin, skippé et barré par Ben Ainslie, qui s’élance à droite de la ligne avec 16 mètres d’avance. A la barre d’All4One, Seb Col vire et part à gauche derrière les Anglais. Dans le vent variable, Ainslie prend 70 mètres d’avance dès le premier croisement. Même si les Franco-Allemands lui reprennent quelques mètres à la faveur d’une belle manœuvre à la bouée au vent, ils perdent une nouvelle minute sur le dernier bord.
ALL4ONE Auckland Louis Vuitton Trophy Day 2
2e course: Emirates Team New Zealand bat ML Audi Team, 04:43
Dix nœuds de vent. Gavin Brady, le skipper kiwi de ML Audi Team, s’est vaillamment battu contre les locaux d’ETNZ à la faveur d’un départ tribord. Au premier croisement, Brady devance Barker d’une longueur. L’équipe italienne exploite la droite du plan d’eau et devance les Kiwis de 22 secondes au passage de la bouée au vent. Au vent arrière, Barker passe à l’attaque, revient à huit secondes de ML Audi Team à la porte sous le vent et part à droite. Deux virements plus tard, le point de drisse du bateau italien casse et toute chance de victoire s’envole pour Brady et ses hommes.
3e course: Azzurra bat Synergy Russian Sailing Team, 00:41
Onze à douze nœuds de vent. Barré par Karol Jablonski, le bateau russe force Francesco Bruni – Azzurra – à se décaler immédiatement après le départ. Jablonski réussit à maintenir une longueur d’avance avant que Bruni ne vire. Bataille de virements. Les Italiens gagnent un à deux mètres à chaque virement. Au moment où Jablonski vire pour la dixième fois, Bruni prend la tête et pousse les Russes hors de la layline. Même si ces derniers restent proches, la jeune équipe italienne creuse son avance à chaque bord.
4e course: Artemis bat Aleph, 01:22
Dix à quinze nœuds de vent. Alpeh, skippé et barré par Bertrand Pacé, perd 50 mètres dès le départ et c’était toute l’avance dont l’équipage suédois d’Artemis avait besoin pour dominer le dernier match de la journée. Une mauvaise estimation du temps et de la distance en phase de pré-départ pénalise donc le bateau français. Terry Hutchinson, le barreur d’Artemis, garde le contrôle pendant toute la manche.
En résumé. Pas de victoire française ce matin. Azzura est plus fort que jamais. Deux match gagnés alors qu’ils étaient menés au départ. Ils sont logiquement en tête du classement avec Team New Zealand avec deux victoires. Mascalzone et Synergy n’ont toujours pas de point. Je ne ferais pas de commentaire, il est encore trop tôt pour la moindre analyse. La leçon du jour est une règle du combat en Class America: surtout de ne pas perdre son départ si on ne s’appelle pas Francesco Bruni.
Voici les résultats de la première journée de régates du Louis Vuitton Trophy à Auckland où s’affrontent sept équipes sur des Class America prêtés par Team New Zealand:
1e course: All4One bat ML Audi Team, 00:44
Axe au 340°, bouées distantes de 1,2 miles, vent soufflant de cinq à sept nœuds. C’est Mascalzone Latino Audi Team qui franchit la ligne en premier, suivi à quelques mètres par All4One. Skippée par Jochen Schümann, l’équipe franco-allemande a choisi la droite de la ligne et part bâbord amure vers la droite du plan d’eau. Après une bataille de virements, le barreur français Sébastien Col prend la tête et ne la lâche plus. 19 secondes d’avance sur les hommes de Gavin Bardy à la première marque au vent, 34 secondes sous le vent, 32 à la seconde marque au vent et 44 secondes à l’arrivée: le verdict est sans appel.
ALL4ONE gagne contre Mascalzone Latino
2e course: Azzurra bat TeamOrigin, 00:53
Axe au 345°, cinq à sept nœuds de vent. TeamOrigin profite d’un départ à droite de la ligne et d’une légère avance pour contrôler les Italiens d’Azzurra, les emmenant bien au-delà de la première marque au vent. Pénalisés par un empannage très lent, les Britanniques perdent du terrain en enroulant chaque bouée au vent avec brutalité (gybe set – virage serré à 180°). Les hommes de Francesco Bruni l’avaient prouvé à Nice: ils sont très forts dans les petits airs, tracent des trajectoires très coulées et contrôlent Ben Ainslie jusqu’à l’arrivée! Une victoire importante en ce premier jour de course. Lire la suite »