Un petit retour rapide pour vous annoncer la conférence de presse du 6 mai prochain (2010) où le Golden Gate Yacht Club, détenteur et defender de la Coupe de l’America; et le Club Nautico di Roma, le challenger of record, vont faire quelques déclarations sur l’organisation de la 34ème America’s Cup.
Personnellement je pense qu’il n’y aura pas beaucoup d’annonce. Nous devrions avoir l’année, probablement 2014, et peut être une orientation sur le support. Selon les dernières rumeurs, il est plus probable que se soit un monocoque. Le protocole de mise en place de la nouvelle jauge sera éventuellement dévoilé sous l’égide ou non de la World Sailing Tour Association. La WSTA est l’association (à but lucratif) qui organise les Louis Vuitton Trophy. Son directeur, Pau Cayard, a déjà décrit un éventuel processus. Il souhaite que les développements de départ soient mutualisés afin de limiter les côut. Les premières unités seraient des monotypes utilisés sur les Louis Vuitton Trophy.
Je doute qu’il y ait la moindre annonce sur le lien de l’épreuve. Pour l’instant à mon anémo personnel, il me semble que la région de San Francisco, est la côte même si les candidatures sont nombreuses que soit sur la cote Est que Ouest.
GGYC signe avec le Club Nautico di Roma l’accord pour la 34 America’s Cup
Quoiqu’il en soit, après trois ans de guerre malsaine, nous sommes rentrés enfin dans une nouvelle erre qui semble plus constructive. Et j’ai comme l’impression que cette nouvelle période sera italienne. L’Italie mérite vraiment de ramener le trophée en Europe. Il n’y a pas moins que trois gros team annoncés pour le prochain Louis Vuitton Trophy de Maddalena dans quelques semaines: Mascalzone (le challenger of record), Azzura (vainqueur à Nice), et le retour de la mythique équipe de Luna Rossa. Dans cette dernière, on retrouve Ed Baird en provenance de Alinghi, Torben Grael, tacticien légendaire des Class America de Patrico Bertelli, et nombre de ces ex collègues qui étaient dernièrement chez BMW Oracle Racing dont Matteo Plazi le navigateur à bord de USA 17 (le tri à aile qui a remporté la 33ème America’s Cup).
Je suis un peu absent dernièrement mais rien que d’écrire ce billet m’a redonné la foi. A bientôt.
Si vous aimez les combats navals je vous invite à suivre le Match Race France à Marseille qui se déroule du 6 au 10 Avril. C’est l’étape française du World Match Racing Tour. En introduction des débats, le teaser…
Le World Match Racing Tour est la plus grande épreuve de match racing qui couronne, au terme de dix épreuves internationales, le Champion du Monde de la discipline. Cette saison la première épreuves du WMRT se dispute à Marseille du 6 au 11 avril au Yacht Club de la Pointe Rouge
En effet le WMRT a obtenu de la fédération internationale, l’ISAF, de désigner le champion du monde de match racing pour les dix ans à venir. On se souvient que le circuit Louis Vuitton Trophy était à Auckland le Louis Vuitton World Series. Mais la dénomination World était déjà prise. Les deux circuits sont en effet comparables puisqu’il s’agit de match racing avec les meilleurs mondiaux sur plusieurs épreuves à travers le monde. La différence réside dans le support et dans le mode de sélection.
Le Louis Vuitton Trophy se court en Class America alors que le WMRT se déroule sur des monotypes de plus petites tailles. Il me semble que se sont des J80 à Marseille. Les combats ne sont donc pas tout à fait équivalent. Si certains marins comme Ben Ainslie ou Bertrand Pace mènent presque un Class America comme un voilier de 8 mètre, il n’en reste pas moins que la masse à déplacer n’est pas la même et la cohésion de l’équipage bien plus ardue sur l’ancien voilier de la Coupe de l’America. Le niveau d’entrainement nécessaire pour naviguer en Class America est bien plus important. Je vous invite d’ailleurs à lire l’interview de Fabrice Levet (source V&V), coach de Aleph, qui explique la nécessité de s’entrainer et de recruter des équipiers de haut niveau pour être au niveau sur le Louis Vuitton Trophy.
L’autre différence est le mode de sélection des concurrents. Sur le Louis Vuitton Trophy, il s’agit d’une sélection par l’argent. Les équipes sont actionnaires majoritaires ou minoritaire de la World Sailing Tour Association qui organise les épreuves. BMW Oracle Racing est d’ailleurs actionnaires majoritaire. La WSTA, qui est dirigé par Paul Cayard, participe activement à l’élaboration du protocole de la prochaine America’s Cup. Selon Fabrice Levet « pour chaque épreuve du Louis Vuitton Trophy, il faut compter entre 300 et 400 000 euros ». Pour le World Match Racing Tour, les budgets sont bien plus faibles. A part quelques exceptions prés les sportifs sont uniquement payés par les prix éventuellement payés et sont soutenus éventuellement par exemple pour les français par la fédération. Le mode de sélection est un plus juste sur le WMR même si il est également discutable. J’ai déjà évoqué ici le système d’enchère pour avoir sa place sur ce circuit. La conséquence notable pour cette année est l’absence de Damien Iehl pourtant classé 8ème l’an passé et premier français ISAF. Toutefois sur cette épreuve française, le système des invitations permet d’avoir presque 6 équipages français…
Voici la liste des concurrents de l’épreuve de Marseille:
Adam Minoprio (NZL) BlackMatch; vainqueur 2009
Torvar Mirsky (AUS) Mirsky Racing Team, second du wmrt en 2009
Ben Ainslie (GBR) TEAMORIGIN, barreur sur LVT
Peter Gilmour (AUS) YANMAR Racing, organisateur du circuit
Mathieu Richard (FRA) French Match Racing Team, 5ème en 2009
Sébastien Col (FRA) ALL4ONE, barreur sur LVT, 7ème en 2009
Paolo Cian (ITA) Team Italia
Philippe Presti (FRA) French Match Racing Team,
Francesco Bruni (ITA) Azzurra, barreur sur le LVT
Pierre-Antoine Morvan (FRA), la surprise des pré sélections
Bertrand Pacé (FRA) Aleph Sailing Team, barreur sur le LVT
Gian Luca Perri (MON), le local de l’épreuve.
On ne peut pas dire que le mode de sélection soit défavorable aux français. Par contre on peut s’interroger sur la représentativité du panel. Il n’y a pas un seul américain pourtant pays vainqueur de la Coupe de l’America. Il faut dire que ce circuit est en concurrence avec de nombreux autres. Cette semaine début également l’épreuve autrichienne de RC44 avec Larry Ellison, Russell Coutts, James Spithill et Pau Cayard. Petite parenthèse je ne serais pas étonné que le prochain voilier de la 34ème Coupe de l’America ressemble à un RC44…. fin de la parenthèse.
En faite si il y a bien un vainqueur de la dernière Coupe de l’America à Marseille. C’est le parrain de l’épreuve: Thierry Fouchier; le trimmer de USA 17. Ce dernier a d’ailleurs déclaré à la Provence: « Gagner la Coupe de l’America, c’est une grande fierté personnelle. J’étais juste un peu déçu de ne pas avoir reçu un petit mot de la Fédération française de voile ou des instances régionales »… No comment.
Je sais tout ça c’est du mauvais esprit. Le Match Race France n’est pas la Coupe de l’America mais ça reste un super spectacle avec les meilleurs. Je ne peux pas être à Marseille, c’est vraiment dommage. Tout a été prévu pour que cette épreuve soit formidable à suivre.
Dimitri Deruelle, l’instigateur orignal du MIMR et entraîneur de match racing, a tout prévu pour que la fête soit pleinement réussie : « Comme nouveautés en 2010 il y aura un village dédié à l’Escale Borely où le public pourra s’essayer à de nombreuses activités comme les régates en bateaux radio-commandés à l’atelier de noeuds. Un bateau spectateur gratuit sera aussi mis à disposition du public pour pouvoir suivre les régates au coeur de l’action alors qu’un écran géant retransmettra les matchs pour ceux restés à terre avec les commentaires de professionnels du match racing. L’action quotidienne sera relayée par les médias à l’issue d’une conférence de presse avec les skippers donc tout le monde pourra comprendre simplement ces joutes navales. »
En ce qui concerne les médias. Les deux sites officiels sont:
Le site de l’épreuve en français qui est très bien fait avec beaucoup d’info pratique. A noter que nous devrions pourvoir suivre en virtual et live les duels dès jeudi grâce à TCPlayer (technologie française !).
On regrettera une couverture télévisé comme pour la monsoon Cup qui est vraiment fantastique. Il faut dire que la logistique nécessaire est impressionnante, si cela vous intéresse je vous invite à lire ce billet sur Valencia Sailing: Innovating and pushing the boundaries of TV production .
Bonne régate. Toutes les infos sur mon twitter comme d’hab.
Le round robin est enfin fini à Auckland pour le Louis Vuitton Trophy. Chaque équipe a rencontré tous les concurrents. Je ne fais pas vous refaire le résumé de la dernière journée, il est sur le site officiel. J’ai juste remarqué que les débats étaient de plus en plus chaud avec de multiple protestations, réclamations et pénalités. Voici le classement:
1 Emirates Team New Zealand 6-1, 6
2 Mascalzone Latino Audi Team 5-2, 5
3 All4One 4-3, 4
4 Azzurra 4-3, 4
5 Artemis 4-3, 4
6 TEAMORIGIN 3-4, 3
7 ALEPH 2-5, 1*
8 Synergy 0-7, 0
Mes commentaires:
Team New Zealand reste au dessus de la mêlé mais ils ne sont pas à l’abri d’un incident de parcours comme nous l’avons vu face aux français de Aleph.
Mascalzone Latino est une nouvelle équipe sous pavillon italien. C’est le challenger of record, chargé de s’accorder avec le nouveau defender BMW Oracle Racing sur l’organisation de la prochaine Coupe de l’America. A part le patron Vincenze Onorato, cette équipe n’a presque rien à voir avec l’équipe de 2003 et 2007. Le néozélandais Gavin Brady et son équipage n’ont perdu que face aux kiwis et à ALL4ONE. Ils sont très très fort.
Les troisième sont trois. Artemis et ALL4ONE sont à leurs place de Nice. A noter que l’équipe de Sébastien Col a bien débuté l’épreuve de Auckland, à la différence de Nice ils avaient mis un peu de temps à démarrer. Comme quoi les entrainements sont bénéfiques, la cellule arrière semble enfin en marche. On peut être aussi surpris par la contre performance de Azzura, vainqueur de Nice qui concède quatre défaites. Rien n’est fait.
La réelle surprise de ce classement est la place de Team Origin dont tout porté à croire qu’ils seraient aux avant postes. Ils étaient les premiers à s’entrainer en compagnie des néozeds et Ainslie est presque un enfant du pays puisqu’il était le barreur B face Dean Barker en 2007. Que se passe t’il ?.
L’équipe français de Aleph a réussi un bon coup face à Team New Zealand mais le bilan en victoire est faible. Le point en moins concédé face à Team Origin ne les aide pas mais ils nous ont montré qu’ils étaient largement au niveau des meilleurs. Bertrand Pace a réussi à créer une cellule arrière cohérente avec Mathieu Richard et Damien Iehl.
Enfin Synergy, l’équipage Russe, qui avait surpris tout le monde à Nice, n’a gagné aucune régate. Nice était il un accident ?.
Bref rien n’est joué. Nous risquons d’avoir des surprises pour la suite. Le niveau est tel que je ne me risquerais sur aucun pronostique. Tout le monde semble avoir une chance. Le programme de ce soir est sous le format de la mort subite. Il faudra donc être devant son écran car il y a des équipes que nous ne reverrons pas demain.
ETNZ (1er) courra contre Synergy (8e),
Mascalzone Latino Audi Team (2e) contre Aleph (7e),
All4One (3e) contre TEAMORIGIN (6e)
Artemis contre Azzura
Selon le classement il restera en demi final que TNZ, Macalzone, Team Origin et Artemis. Je paris que ce ne sera pas ça. A ce soir 22h.
Je n’ai bien sur pas loupé la victoire de Aleph face aux néozélandais (merci twitter). L’équipe française emmené par Bertrand Pace a mis fin à la suprématie de Team New Zealand sur ces terres.
[media id=164 width=540 height=320 ]
1e course: Aleph bat Emirates Team New Zealand, 00:38
20 nœuds de vent de sud-ouest. Barker se bat pour la droite et l’obtient – sans doute aidé par le fait que Pacé voulait la gauche! Après un duel en phase de pré-départ, les deux bateaux franchissent la ligne tribord amure, ETNZ au vent. Le bateau français est devant et Barker est contraint de virer. A la bouée au vent, les Français ont déjà cinq longueurs d’avance. Les choses s’aggravent pour les Kiwis lorsque leur spi se déchire sur le premier bord de vent arrière. Le point d’écoute s’arrache et déchire la voile sur toute sa longueur. ETNZ était déjà en retard mais cette avarie n’arrange en rien leurs affaires: ils perdent 100 mètres supplémentaires et terminent le bord sous génois. Les Néo-Zélandais envoient ensuite leur spi de rechange mais ne parviennent pas à revenir sur Aleph. Très en forme, les Français effectuent notamment un beau tack-set à la seconde bouée au vent.
Autant French Spirit nous avait déçu à Nice, autant Lire la suite »
Voici les résultats de la quatrième journée de régates du Louis Vuitton Trophy à Auckland où s’affrontent sept équipes sur des Class America prêtés par Team New Zealand.
1e course: Emirates Team New Zealand bat All4One, 00:26
12 à 15 nœuds de vent. L’équipe locale, skippée et barrée par Dean Barker, s’offre une quatrième victoire, cette fois face aux Franco-Allemands d’All4One. Dans les dernières secondes avant le départ, le barreur français Sébastien Col pousse le bateau kiwi sur la ligne. Mais Barker envoie un virement et repart sur bâbord, forçant Col à virer et à suivre. All4One s’accroche et reste au contact pendant le premier bord. Rien à faire: ETNZ contrôle la droite du plan d’eau et maintient son avance. « La course était perdue dès le départ, lorsque nous avons essayé de les pousser alors qu’il était trop tard, » explique Jochen Schümann, skipper et tacticien d’All4One. « Ils n’ont pas cessé de nous contrôler. Ca avait parfois l’air bon pour nous, mais jamais assez pour les dépasser. »
2e course: TEAMORIGIN bat Aleph, 02:11
17 à 20 nœuds de vent. Bang! Collision en phase de pré-départ entre l’étrave de TEAMORIGIN et le tableau arrière d’Aleph, à bord de NZL84. C’est l’équipe française, menée par Bertrand Pacé, qui est pénalisée selon la règle 16 pour changement de route. Selon les arbitres, pendant le dial up, le barreur anglais Ben Ainslie est resté à distance d’Aleph et c’est le bateau français qui a provoqué la collision en tournant. Et, en plus de cette pénalité, un point a été retiré à Aleph pour collision. Au moment du départ, Pacé est sous le vent d’Ainslie. Puis TEAMORIGIN consolide son avantage et contrôle le reste de la manche dans un vent forcissant au dessus de 20 nœuds. Les Français restent malgré tout dans le match et font un dernier bord particulièrement réussi. A l’arrivée, ils reviennent à deux longueurs des Britanniques, mais doivent encore exécuter leur pénalité.
3e course: Azzurra bat Artemis, abandon
20 nœuds de vent. Artemis, barré par Terry Hutchinson et skippé par Paul Cayard, démarre bien ce match face à Azzurra. En phase de pré-départ, le bateau suédois force l’italien à descendre. Puis il vire et part lancé sur tribord, tandis que Francesco Bruni prend un bon départ, tribord amure, au milieu de la ligne. 44 secondes d’avance pour les Suédois à la bouée au vent. Mais cela ne va pas durer: au moment d’envoyer le spi, le tangon tombe à l’eau et casse contre les haubans au vent. Le spi dans l’eau, le bateau est stoppé et l’équipage abandonne. Hutchinson: “Le hale haut du tangon nous a filé entre les doigts. Le tangon est tombé et est parti à l’eau. Le bras est passé sous le bateau, le spi s’est pris dans le safran. C’est décevant mais nous allons débriefer et nous assurer que nous ne referons pas deux fois les mêmes erreurs. »
4e course: Mascalzone Latino Audi Team bat Synergy, 00:19
20 nœuds de vent. Après une pause nécessaire pour réparer, Karol Jablonski, barreur de Synergy, et Gavin Brady, barreur de ML Audi Team, sont prêts à la bagarre. Synergy rentre bâbord dans la zone de départ mais choisit de glisser sous les Italiens. Les manœuvres qui suivent sont contestées de part et d’autre mais les arbitres lèvent trois pavillons verts et Brady pousse Jablonski sur la ligne. Les Russes réussissent à s’échapper mais, au moment du premier croisement, les Italiens prennent la tête et la conservent. Malgré un affalage de spi bâclé par l’équipage de ML Audi Team, Synergy ne parvient pas à revenir.
C’était sympa le tchat non ?. Les régates sont sympas mais malheureusement elles sont souvent joués sur le départ. Ca reste difficile de rester réveiller alors que le match est souvent joué après 5 minutes de course. Pour la 34ème Coupe de l’America il faudra réfléchir au sujet. Ce n’est pas le match race qui est en cause mais bien le peu de différentiel de vitesse sur les Class America. Qu’est ce que vous en pensez ?.
Depuis le début de la semaine je n’ai pas eu le courage de regarder en live les régates du Louis Vuitton Trophy de Auckland. Pourtant les matchs sont d’excellentes qualités. Je me suis dis que le weekend aidant nous pourrions partager cette soirée ensemble. Le vent et le soleil seront ce soir au rendez vous, plus de 20 noeuds. Dans ces conditions la conduite d’un Class America en match race est un art fabuleux.
Je vous invite donc à suivre ici même les régates et discuter en live également. Je vais essayer d’ajouter un tchat comme lors de la dernière America’s Cup. Je ne pense pas que nous aurons les mêmes problèmes de limitation du nombre d’utilisateur. Ça vous tente ?. Peut être que des invités prestigieux seront présents…
Le Tchat c’était ici hier soir. C’était vraiment sympa avec une trentaine de personne et l’invité surprise Christian Karcher alias Kiki sous pseudo Skalen.Lire la suite »
Voici les résultats de la troisième journée de régates du Louis Vuitton Trophy à Auckland où s’affrontent sept équipes sur des Class America prêtés par Team New Zealand.
1e course: Emirates Team New Zealand bat TEAMORIGIN, abandon
[media id=160 width=540 height=320 ]
Ben Ainslie, le skipper britannique de TEAMORIGIN, se bat pour la droite de la ligne alors que Dean Barker choisit la gauche. Départ! Le bateau kiwi pousse le britannique. Le premier croisement revient à Ainslie. Neuf virements plus tard, sur la layline bâbord, TEAMORIGIN devance ETNZ de trois longueurs. 14 secondes d’avance pour les Anglais à la bouée au vent, mais les Néo-Zélandais reviennent progressivement sur eux et la pression monte. A la porte sous le vent, catastrophe! TEAMORIGIN rate son empannage, le génois n’est pas envoyé à temps et le bateau continue au vent arrière alors qu’ETNZ passe la porte et repart. Les Anglais n’ont pas réussi à suivre les Kiwis sur les manœuvres. Après avoir perdu plusieurs centaines de mètres, ils abandonnent.
Voici les résultats de la seconde journée de régates du Louis Vuitton Trophy à Auckland où s’affrontent sept équipes sur des Class America prêtés par Team New Zealand:
Le replay de la régate:
1e course: TeamOrigin bat All4One, 01:33
Sept à huit nœuds de vent. Départ magistral pour TeamOrigin, skippé et barré par Ben Ainslie, qui s’élance à droite de la ligne avec 16 mètres d’avance. A la barre d’All4One, Seb Col vire et part à gauche derrière les Anglais. Dans le vent variable, Ainslie prend 70 mètres d’avance dès le premier croisement. Même si les Franco-Allemands lui reprennent quelques mètres à la faveur d’une belle manœuvre à la bouée au vent, ils perdent une nouvelle minute sur le dernier bord.
ALL4ONE Auckland Louis Vuitton Trophy Day 2
2e course: Emirates Team New Zealand bat ML Audi Team, 04:43
Dix nœuds de vent. Gavin Brady, le skipper kiwi de ML Audi Team, s’est vaillamment battu contre les locaux d’ETNZ à la faveur d’un départ tribord. Au premier croisement, Brady devance Barker d’une longueur. L’équipe italienne exploite la droite du plan d’eau et devance les Kiwis de 22 secondes au passage de la bouée au vent. Au vent arrière, Barker passe à l’attaque, revient à huit secondes de ML Audi Team à la porte sous le vent et part à droite. Deux virements plus tard, le point de drisse du bateau italien casse et toute chance de victoire s’envole pour Brady et ses hommes.
3e course: Azzurra bat Synergy Russian Sailing Team, 00:41
Onze à douze nœuds de vent. Barré par Karol Jablonski, le bateau russe force Francesco Bruni – Azzurra – à se décaler immédiatement après le départ. Jablonski réussit à maintenir une longueur d’avance avant que Bruni ne vire. Bataille de virements. Les Italiens gagnent un à deux mètres à chaque virement. Au moment où Jablonski vire pour la dixième fois, Bruni prend la tête et pousse les Russes hors de la layline. Même si ces derniers restent proches, la jeune équipe italienne creuse son avance à chaque bord.
4e course: Artemis bat Aleph, 01:22
Dix à quinze nœuds de vent. Alpeh, skippé et barré par Bertrand Pacé, perd 50 mètres dès le départ et c’était toute l’avance dont l’équipage suédois d’Artemis avait besoin pour dominer le dernier match de la journée. Une mauvaise estimation du temps et de la distance en phase de pré-départ pénalise donc le bateau français. Terry Hutchinson, le barreur d’Artemis, garde le contrôle pendant toute la manche.
La vidéo de TV NZ
[media id=158 width=540 height=320 ]
En résumé. Pas de victoire française ce matin. Azzura est plus fort que jamais. Deux match gagnés alors qu’ils étaient menés au départ. Ils sont logiquement en tête du classement avec Team New Zealand avec deux victoires. Mascalzone et Synergy n’ont toujours pas de point. Je ne ferais pas de commentaire, il est encore trop tôt pour la moindre analyse. La leçon du jour est une règle du combat en Class America: surtout de ne pas perdre son départ si on ne s’appelle pas Francesco Bruni.