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Qui l’eut cru, le defender américain, a décidé de courir la prochaine Coupe de l’America en catamaran avec une voile-aile rigide. L’annonce officielle est prévue pour mardi 31 Aout mais le site de Voiles et Voiliers qui a décidé de le dévoiler dès vendredi dernier. Cette nouvelle est fabuleuse, même si elle semble laisser de froid les sites anglo saxon. Elle bouleverse le milieu comme jamais une jauge ne l’a permis. Cette décision pose les bases à de nombreuses questions et ils auraient été dommage que mon blog ne soit pas à nouveau le lieu de discussion enflammé. C’est parti !.

Que nous apprend l’article de Loïc Le Bras sur le site de Voiles et Voiliers:

La 34e édition de la Coupe de l’America se disputera sur des catamarans de 72 pieds (22 mètres) dotés d’ailes rigides, très certainement en 2014 à San Francisco.
Outre l’aile rigide, les moteurs seront autorisés pour relever les appendices, l’équipage devrait se limiter à une douzaine de personnes et l’objectif est d’atteindre 1,2 fois la vitesse du vent au près et 1,6 fois au portant. Pour mémoire, USA-17, le trimaran de 27 mètres avec son aile de 72 mètres, atteignait dans certaines conditions plus de trois fois la vitesse du vent à Valence en février dernier.
En résumé, ces futurs catas devraient ressembler à de grands Extreme 40 dotés d’ailes

Une vraie information ou une rumeur ?

Il y a peu de raison de douter de cette info tant l’insistance de l’équipe à être présente sur les circuits des catamarans a été importante pendant cette période estivale. En même temps que l’annulation de l’épreuve de Louis Vuitton Trophy de Hong Kong et le désistement de nombreux concurrent, Russell Coutts (directeur de BMW Oracle Racing) était présent à Cowes sur le circuit de cata Extreme 40. De plus Russell a confirmé l’information lors d’une interview à un média néozélandais (TVNZ). Et bien sur ces soupçons ont été confirmé par la présence sur la petite Coupe de l’America à Newport de nombreux membres du defender. En particulier James Spithill, le barreur aviateur de USA 17, qui navigue avec Glenn Asby. Par contre ces deux champions échouent en final contre le defender canadiens Canaan mené par Fred Eaton et Magnus Clarke. Il est d’ailleurs intéressant de noter que les catas Class C à aile rigide, donc similaire à la prochaine jauge, c’est le Canada qui domine avec la victoire mais aussi trois concurrents sur 6. Le Canada, futur grande nation de la Coupe de l’America ?.

le Class C, la petite America’s Cup dans la grande

Pourquoi ce choix ?

Loïc veut croire que c’est l’attractivé du catamaran après le show médiatique de Valencia avec le comparatif entre le Extreme 40 et le RC 44 (voir mon billet précédent) qui les a décidé. Tout comme les réunions avec les discussions avec les architectes étJ’en doute car je suis persuadé qu’ils avaient déjà fait leur choix quand ils ont recruté leur équipe fin juin avec en particulier tout le design team de l’aile. Qu’est ce que vous en pensez ? Est ce que les images ci-dessous permettent de trancher définitivement sur le choix du support ?.

Il est plus probable, comme le remarque le journaliste de V&V, que l’avantage technologique qu’a acquis de BMW Oracle Racing en travaillant sur l’aile pendant presque deux ans, a été primordiale dans le choix. Qui s’en plaindra, le defender n’a qu’un but dans la vie, conserver l’ America’s Cup quitte à édicter des règles plus ou plus moins équitable…

Une nouvelle aire fabuleuse

J’ai rencontré peu de monde dans le milieu de la Coupe de l’America qui pensaient à l’alternative du multicoque. Nous pensions tous que les lobby anglo saxon orthodoxe du monocoque aurait raison de l’enthousiasme soulevé les technologies sur la 33ème America’s Cup. L’abandon du tornado aux Jeux Olympiques étaient particulièrement décourageant. Larry Ellison, quatrième fortune mondiale, n’a donc pas faibli. Russell Coutts en plus de marquer l’épreuve par ces 6 victoires sera l’homme qui a permis à la Coupe de l’America de rentrer dans une nouvelle aire.

Car c’est bien de ça dont nous parlons aujourd’hui. Il s’agit d’une révolution dans le milieu où nombreux sont ceux qui ne vont pas si retrouver. Il y a bien sur le clivage entre monocoque et multicoque. La plupart des membres des anciennes équipes n’ont pas d’expérience du multi. Le passage au trimaran chez BMW Oracle Racing a été particulièrement douloureux pour certain. Le nombre de coque n’est pas la seule différence, il ne faut pas oublier qu’il faut revoir tous les schémas tactiques quand on dispose un voilier allant plus d’une fois et demi la vitesse du vent. Que dire des match racers habitués à utiliser des engins capables de tourner sur place. Vous vous souvenez du premier départ de la dernière Coupe de l’America à Valencia avec USA 17 arrêté après une tentative de dial up ?. Est ce que les match racers seront en mesure de s’adapter comme James Spithill ou une nouvelle génération va arriver ?.

USA Class C

Petite Coupe de l’America en Class C, photo Christophe Launay

Mais je crois que le plus prégnant est l’introduction de la voile rigide. Les voiliers vont devoir changer de métier. Le monopole de North Sail (et sa mafia) c’est bien fini. Nous ne connaissons aucun détail de la jauge concernant l’aile mais c’est un nouveau défi pour le defender. Est ce que BMW Oracle Racing va fournir une kit de développement ?. Est ce qu’ils vont proposé une sorte de monotypie ?. Je suis content que le Mod70, évoqué un moment, ait été écarté; cette jauge est vraiment trop fermé. C’est un tue l’amour technologique (beurk !). J’espère qu’ils ne seront pas tenté par la standardisation dans aucun domaine. Les défis technologiques sont trop enthousiasmant pour le tuer dès maintenant même au profit d’une quelconque équité sportif ou limitation des couts.

Une chance pour les français ?

Les français courent après la Coupe de l’America depuis de nombreuses années mais sans vraiment l’atteindre. Bien sur je n’oublie pas Thierry Fouchier était à bord de USA 17 et que nombreux français étaient par exemple derrière les victoires de Alinghi mais aucune équipe sous drapeau tricolore n’a atteint une finale de la Coupe de l’America. Est ce que la nouvelle donne va permettre de modifier ce douloureux bilans ?. On peut l’imaginer puisque nous nous targuons d’être les meilleurs en multicoque. Il est vrai que tant sur le léman sur Decision 35 que en Extreme 40, les marins français sont au avant poste. C’est probablement vrai mais une équipe pour l’ America’s Cup ce n’est pas que des marins et des ingénieurs c’est aussi des managers et des financiers capable de gérer un projet dans un environnement purement anglosaxon. Est ce que ALL4ONE et Aleph sont en mesure de s’adapter ?. Est ce que de nouveaux acteurs vont émerger ?. Est ce que 2014 va permettre à Franck Cammas dans l’aventure ?.

Il Moro Di venezia qui démâte, un signe ?. La fin de l’Italie

Les autres informations

En plus de la disparation du Class America telle que nous les connaissons, il y a eut d’autres informations intéressantes cet été. En premier lieu c’est vraiment la fin pour Louis Vuitton et la WSTA. Qui ira dépenser de l’argent pour une épreuve en monocoque ?. Mark Turner a été pressenti pour l’organisation de la 34 ème Coupe de l’America. C’est l’organisateur du circuit Extreme 40. Ce circuit serait la base pour l’organisation d’épreuve dès l’année prochaine. BMW Oracle Racing aurait acheter deux nouveaux catas. J’ai seulement une petite requête à faire à monsieur Turner: Est ce que c’est possible d’organiser des épreuves qui ressemblent à des régates, avec des vrais parcours sur de vrais plan d’eau ?. En parlant de lieu, selon Bruno Troublé il parait que San Francisco c’est pour la finale mais que les sélections aurait lieu en Europe (Italie ou Valencia ?). Vous y croyiez à cette solution ?

Bref, je suis remonté à fond. Les mois qui viennent vont être intéressant. Les dates à retenir sont les suivantes:
Protocol rule: published by August 31
Design rules: published by September 30
Venue & Year: confirmed by December 31
Challenges accepted: October 1 – January 31, 2011

A vous, je suis sur que vous avez un avis sur tout ça. Passez le mot: tribormat est de retour !

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Après la publication d’un brouillon de protocol, voici maintenant un début de réflexion sur le choix du voilier qui va être utilisé pour la prochaine Coupe de l’America. Deux documents ont été publiés: le concept de multicoque et de monocoque. Voici un résumé de ces concepts.

Les objectifs communs aux deux plateformes

  • Haute performance et match serré. C’est à dire des bateaux rapides, bien plus que les AC5 qui ont un range de vitesse entre 10 et 15 noeuds avec variation de vitesse ultra faible. Tout en limitant les risques que les voiliers ne séparent dès la première risée. Il me semble que les duels (match race) restent la base dans le nouveau protocole.
  • Capable de naviguer dans le tout petit temps et le gros. Il faut en finir avec les annulations de match dès que le vent forci trop ou qu’il est trop faiblard. On se souvient de la dernière Louis Vuitton de Valencia où nous commençions à nous interroger sur le choix de Valencia après de multiple annulation.
  • Facile à démonter et à transporter. Le concept d’un circuit à travers le monde est clairement noter dans le protocol.

  • 22 mètres max de longueur, soit 72 pieds pour une réduction des couts.
  • Le multicoque: un gros XTrem 40 avec une aile rigide

  • 1,2 fois la vitesse du vent au prés et1,6 la vitesse du vent au portant. Ce qui reste loin du facteur 3 de USA 17 sur la dernière Coupe de l’America.
  • Déplacement 4 tonnes
  • Appendices mobiles
  • Aile rigide permise. C’est top. Est ce que pour les essais ils vont mettre une aile rigide sur un Xtrem 40.
  • Démontable
  • 12 équipiers.
  • Xtrem 40, le cata d'essai

    Xtrem 40, le cata d’essai

    Le monocoque, un TP72

  • Une fois la vitesse du vent au prés et 1,4 au portant.
  • Combinaison d’appendice autorisé
  • Bout dehors
  • Aucune limite sur la taille du gennaker
  • 13 équipiers
  • RC44 le voilier d'essai pour le monocoque

    RC44 le voilier d’essai pour le monocoque

    La suite

    Le processus de définition a été voulu indépendant. On se souvient qu’ils ont confié à deux experts les travaux initiaux Bruce Nelson and Peter Melvin avec une première réunion en Mai à Valencia devant quelques architectes. Puis ils ont convié l’écriture des règles de classe que nous pouvons lire ici à la fédération américaine (US Sailing) et au magazine Seahorse. Comme annoncé la prochaine étape sont des essais en mer avec le cata Xtrem 40 et le monocoque RC44 en Juillet à Valencia. Le choix sera fait à Valencia en Juillet pour être publié dans le dernier trimestre de 2010.

    En conclusion je dois dire que la démarche au moins médiatique semble franche. Le processus parait relativement indépendant avec l’implication de nombreux acteurs. Par contre effectivement BMW Oracle Racing et Larry Ellison en tête reste le principale décideur. Russell Coutts n’a plus rien à nous montrer sur l’eau et c’est clairement sur cette révolution de la Coupe de l’America qu’il veut inscrire maintenant son nom. Qu’est ce que vous en pensez ?.

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    Je continue dans mon idée d’interview avec aujourd’hui Mathieu Richard. Après trois étapes du World Match Racing Tour, Mathieu Richard est en tête avec deux victoires à son active: Marseille et la Corée (voir mon billet sur le sujet). Avant de se rendre au Portugal pour la 4ème étape du circuit, Mathieu a accepté de répondre à quelques questions et en particulier il nous décrit la vie d’un sportif de haut niveau qui représente fièrement les couleurs de la France (sic!). Bien sur je n’ai pas oublié de le questionner sur le Louis Vuitton Trophy et la Coupe de l’America.

    Mathieu Richard, meilleur joueur d'échec sur l'eau du monde

    Mathieu Richard, meilleur joueur d’échec sur l’eau du monde ?

    Cette entretien a été réalisé par skype; malheureusement l’enregistrement vidéo n’a pas fonctionné de manière satisfaisante. J’ai pu extraire l’audio ce qui est le plus intéressant, tout le monde n’a pas besoin de connaitre l’intérieur de la maison de Mathieu. Si vous connaissez des solutions techniques pour de future interview je suis preneur.
    Les vidéos sont issus des sites du World Match Racing Tour et Louis Vuitton Trophy.

    Mathieu Richard 2010, la réussite

    Mathieu revient sur la finale en Corée et nous explique la réussite cette année. Pour Mathieu la réussite c’est aussi un peu la chance avec les décisions des arbitres et une excellente préparation cette saison avec un nouvel entraineur Benjamin au coté de Marc Bouet; sans oublier un préparateur mentale: Sophie. Mais le plus important est d’avoir autour de Mathieu un équipage soudé et stable depuis quelques années. Mathieu nous présente ces équipiers ainsi que leurs statuts en dehors de la compétition. Et oui nos meilleurs français doivent travailler à coté des compétitions:

  • Mathieu Richard est professeur de sport remplaçant dans des collèges
  • Yannick Simon, Equipier d’avant, officier de la marine marchande sur le Belem
  • Olivier Herlédant, Régleur / Embraqueur / Pitman, réalise une thèse sur la micro météo
  • Grégoire Evrard, Régleur GV et tacticien, manager de North Sail Vannes
  • Thierry Briend, Régleur et embraqueur, project manager sur Sodebo
  • Le Match Racing, le WRMT et la FFV

    Je me suis permis de revenir sur la polémique de cet hiver sur le choix de la Fédération Sportive et du World Match Racing Tour pour les français retenus où Bertrand Pace s’impose sur Damien Iehl pourtant au top du classement ISAF. En sachant que tout ce petit monde navigue sur Aleph sur le Louis Vuitton Trophy, comment ça se passe ?. Est ce que Mathieu est satisfait de son poste de tacticien sur un Class America.

    Et la Coupe de l’America

    Alors multi ou mono ?. Sa réponse n’est pas aussi tranché que l’on pourrait le croire. Et pour finir « Quels sont tes conseils pour un jeune qui voudrait se lancer dans le match race et la Coupe de l’America ? ».

    Merci Mathieu. Bonne chance pour le Portugal à suivre dès aujourd’hui sur le site du World Match Racing Tour.

    Ça vous plait ces interviews ?. Il y en a d’autres qui arrivent.

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    Je ne pouvais pas passer sous silence la première place de l’équipe franco-allemande ALL4ONE dans l’épreuve du Louis Vuitton Trophy de Maddalena. Je ne peux pas aussi oublier de vous commenter les grosses contre performance de la semaine avec en particulier l’avant dernière place du defender de la Coupe de l’America en titre BMW Oracle Racing. Et comme je suis absent des ondes en ce moment les quelques infos glanés ici et là sur mon épreuve fétiche l’ America’s Cup.

    Louis Vuitton Trophy, WSTA La Maddalena, Sardinia, May-June 2010. Day 3. TeamOrigin vs Emirates Team New Zealand

    Paul Todd/outsideimages.co.nz/Louis Vuitton Trophy

    Avant tout commentaire, je vous invite à suivre dès maintenant les épreuves de Sardaigne. Les demi finalistes sont connus. La premier duel commence à 11h et oppose Atermis contre Team New Zealand en trois matchs. La seconde demi finale oppose ALL4ONE à Synergy à suivre. Elles sont retransmises depuis hier jeudi en direct sur le site officiel: www.louisvuittontrophy.com . Ce site est très bien fait, il regorge d’information; des vidéos, des interviews, photos et compte rendu des matchs. Je note simplement (et ce n’est pas une critique) que le ton est à mon sens trop consensuel et manque un peu d’indépendance de ton. J’aimerais lire des commentaires un peu plus acerbe comme ceux que nous pouvons lire pour la prochaine Coupe du monde de foot. Oui je sais c’est mon boulot…

    L’organisation

    Depuis plus d’une semaine les meilleurs équipage du monde s’affronte sur des Class America prêtés par l’organisation dans un cadre magnifique avec du vent, du soleil, des filles et aussi plein d’argent. Après Nice et Auckland, les équipes de Bruno Trouble sont maintenant au point. Cet épreuve de Maddalena est un peu particulière puisqu’elle est coorganisé par le challenger of record Mascalzone Latino. Vincenzo Onorato, le patron du team (et de la société Moby, armateur méditerranéen) a voulu mettre le paquet sur l’épreuve. Il semble que se soit réussit. Seul bémol, le calendrier n’est pas optimum puisque l’épreuve a débuté en même temps que l’épreuve de World Match Race Tour de Germany et aussi l’étape de Sète en Xtrem 40. Les marins ont du faire leur choix, il manque par exemple Mathieu Richard à bord de Aleph. Et d’autre part ce n’est peut être pas très judicieux au niveau médiatique. D’un autre coté le calendrier est chargé et heureusement n’impacte pas le circuit de TP 52.

    Dernier point, les voiliers sont prêtés par l’organisation à la différence de la Coupe de l’America où chacun utilise son voilier. L’avantage est bien sur de réduire les couts et aussi d’avoir des régates sur des voiliers équivalents. Les sportifs peuvent donc exprimer à fond leurs talents au grand dame des designers. Toutefois cela suppose que les voiliers utilisés soient de bonne qualité or Grant Dalton, le patron des kiwis a déclaré que les pairs de la Maddalena était des sous standard. C’était suite à une défaite contre ALL4ONE après la déchirure d’un génois. Est ce que le standard de Team New Zealand n’est pas aussi de la norme ?. En tout cas c’est une question à surveiller sachant que le matériel utilisé commence à dater et qu’il n’y a pas plus de développement sur ces Class America. Est ce que la WSTA (l’organisation) a les moyens d’investir ?.

    ALL4ONE

    Nous suivons maintenant depuis un an l’aventure de ALL4ONE. Cette équipe est le fruit de la fusion de l’équipe franco-française KChallenge (ex Areva en 2007) et de l’équipe Team Germany monté pour la feux 34ème Coupe de l’America par Jochen Schuemann soutenu avec beaucoup d’ambition par Audi. Sur le papier cette équipe a tout pour plaire: Sébastien Col à la barre est un des meilleurs match racers du monde (depuis longtemps dans le top 10 du World Match Racing Tour); Jochen Schuemann, champion olympique et double vainqueur de la Coupe de l’America avec Alignhi ( comme Yann Gouniot, régleur de GV); et aussi en autre une légende de la Cup Sphére au piano Albert Jacobsoone. Cette équipe s’est donné les moyens de réussir en organisation plusieurs sessions d’entrainement à Valencia et en essayant de conserver un groupe stable. Nous attendions de belles choses pour cette équipe qui se donne les moyens d’être au niveau des meilleurs.

    Malheureusement nous avons été un peu déçu par les contre performances lors des épreuves de Nice et Auckland. ALL4ONE échoue à chaque aux portes des demi finals avec une place de cinquième. Quel est le problème ?. Pour une fois on ne peut pas comme souvent pour les équipes françaises parler d’un manque de moyen financier. Stephane Kandler, le boss, finance avec ambition et rigueur cette équipe depuis longtemps. Les équipiers ne sont pas payés comme sur une Coupe de l’America mais cela n’explique pas les faiblesses. Nous avons vu des bêtises tant en manoeuvre qu’en tactique que sur le départ qui sont difficilement explicable avec le niveau des gars à bord. On a parlé peut être d’un problème d’entente dans la cellule arrière, où l’on parle anglais, avec des fortes personnalités comme le kiwi John Culter, Johen et Seb, pas facile de se faire une idée sur la question…

    ALL4ONE les winners

    ALL4ONE sur la voie des victoires. Bravo !. © Bob Grieser/outsideimages.co.nz/Louis Vuitton Trophy

    Mais la donne a changé, il y a quelques semaines sur le circuit Med Cup. ALL4ONE s’est engagé à la hâte sur le circuit TP52 avec un relatif vieux bateaux. L’équipage est proche de celui du Class America à la différence que Jochen est à la barre et Sébastien Col à la tactique; et John Cutler est sur un autre bateau. Et bien belle surprise, il termine avec un bon écart de point à la seconde place derrière les intouchable de Team New Zealand. Est ce que quelque chose à changer ? En tout cas ils ont gagné des matchs très difficiles à la Maddalena en réussissant de très belles choses en tactique. Ils ont battus les autres demi finalistes de la Maddalena, c’est de bonne augure pour la suite de l’épreuve.

    ALEPH

    Je ne peux pas les oublier, l’autre équipe française barré par le redoutable Bertrand Pacé: ALEPH. Il y a aussi plein de pote à bord, je suis un peu triste pour eux, ils terminent une nouvelle fois dans les tout dernier. Le scénario de la Maddalena semble le même que celui de Auckland. Ils sont à la fois les top killers et les boat killer. Ils ont réussi de très beaux coup en battant Team New Zealand à Auckland et par exemple BMW Oracle Racing en Sardaigne. Mais ils ont aussi écopé de grosses pénalité en point suite à des collisions. La plus importante a été la destruction de la paire prêtés par BMW Oracle Racing. Voici la vidéo de l’incident.

    Get the Flash Player to see the wordTube Media Player.

    Il s’agit clairement d’une mauvaise entente entre le barreur et le numéro un. Il manque un mètre, c’est énorme. Est ce que l’équipe a fait l’économie d’un système audio pour communiquer ?. Je fais faire ma petite enquête. Quoiqu’il en soit le problème pour ALEPH sont vraiment les moyens. Ils n’ont pas pu organisé la moindre session d’entrainement depuis que la structure existe. Ils ne sont pas présent sur un autre support comme le TP 52 ou le Farr 30. L’équipage est composé de beaucoup d’équipier dont naviguer n’est plus ou pas leur métier. Bref ils ont le potentiel mais je leur souhaite de trouver les moyens de l’exploiter.

    BMW Oracle Racing, out

    La grosse surprise à la Maddalena est l’éviction de grosse équipe à la suite du round robin. Le niveau de cette épreuve était encore un grand plus haut. En particulier c’était le retour dans le circuit de Ed Baird, le barreur winner de Alinghi en 2007 à bord de la légendaire équipe de Luna Rossa. Tout comme l’autre équipe italienne Azzura qui avait gagné à Nice, ils sont dans la seconde partie du classement. C’est également le cas de Team Origin qui semble avoir des soucis en ce moment avec le départ de Mike Sanderson sous la pression du bouillant Sir Keith Mills. Ce dernier vient de débaucher Grant Simmer qui est le premier grand nom qui quitte Alinghi (est ce que ça annonce la fin de l’équipe Suisse ?).

    James Spithill se souvient il de comment marche un Class America ?.

    James Spithill se souvient il de comment marche un Class America ?. © Bob Grieser/ousideimages.co.nz

    Nous attendions aussi beaucoup le retour des détenteurs de la Coupe de l’America: BMW Oracle Racing. Et surtout le retour au match racing de James Spithill devenu aviateur à bord de USA 17 (DoGzilla). Nous n’avons pas été déçu, ils n’ont gagné que trois matchs sur 9. Comme le disent certaines mauvaises langues (même chez eux) ça fait bien aux navigants de descendre de leur nuage. Nous avons vu un defender effectivement un peu arrogant avec de nombreuses réclamations et soupçon d’influence sur le jury. On m’a relaté par exemple une bouée de porte mise à l’eau au dernier moment sans conteste en faveur des ricains. Mais le mieux est quand même la pénalité infligée aux néozélandais alors en tête face à BMW Oracle Racing où les arbitres ont décidés que les kiwis n’avaient pas assez de tension dans les bastaques… c’est sûr que Barker et ses pôtes ne connaissent pas les règlages ! . Heureusement le jury a décidé qu’il fallait rejouer le match, gagner à nouveau par Team New Zealand.

    Et la Coupe de l’America

    A votre avis cette contre performance peut elle avoir une influence sur le choix du support pour la prochaine Coupe de l’America ?. Est ce que BMW Oracle Racing ne serait pas enclin à choisir le multicoque où ils ont plusieurs longueurs d’avance ?. Personnellement et d’après les dernières rumeurs le monocoque aurait déjà été choisi. Paul Cayard (skipper de Artemis et directeur de la WSTA qui organise les LVT) dans une interview à Valencia Sailing dévoile que les nouveaux voiliers de la Coupe de l’America seront utilisé sur les Louis Vuitton Trophy dès 2012. La construction débutera en Juin 2011 pour une première mise à l’eau. La WSTA va en acquérir pour l’occasion. Il ne dit rien sur le processus de jauge, ni sur le type de bateau.

    En tout cas il nous annonce plein d’épreuve à venir du niveau de la Maddalena, c’est génial !. Ce n’est pas la peine de bosser cette après midi… y a match !

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    Aujourd’hui BMW Oracle Racing, le détenteur de la Coupe de l’America, présentait à une parterre d’architectes navals sa conception du prochain Class America. Parmi la quinzaine de designers présentss à Valencia il y a avait cinq français: Daniel Andrieu, Juan Kouyoumdjian (Franco Argentin), Vincent Lauriot Prévot (architecte de USA 17), Hervé Devaux, et Bernard Nivelt. J’ai réussi à interviewer Bernard pour qu’il nous fasse un retour sur cette réunion.

    Bernard Nivelt

    Bernard Nivelt

    Pour aller vite voici une retranscription rapide sous forme de texte et je vais essayer de vous mettre en ligne la bande son sous forme de podcast dès que possible.

    Est ce que tu peux tout nous dire ?

    Bernard Nivelt:Oui je n’ai pas du signer d’accord de confidentialité. C’est un peu perturbant par rapport au contexte habituel de la Coupe de l’America. C’était très convivial. Il faut dire qu’il n’y a pas eu de formule exposé

    Comment les membres de cette réunion ont ils été choisi ?. Sachant que presque la moitié des participants sont issus de l’équipe du defender: Russell Coutts, Mike Drummond, Ian Burns, Vincent Lauriot Prévot, Hervé Devaux en autre. En comptant dans le lot Bruce Nelson et Pete Melvin embauchés par Larry Ellison pour travailler sur l’ébauche de la jauge.

    Bernard Nivelt: J’ai reçu une invitation par email. Je sais simplement par Fresh (Ian Burns) qu »ils ont du rejeter une bonne centaine de personnes qui avaient demandé une invitation. Il semble que les participants correspondent aux architectes de la dernière America’s Cup. Pour ma part le fait que j’ai fait du multi et du mono a du jouer. Et j’étais aussi l’architecte du cata Stars and Stripes, vainqueur de l’ America’s Cup en 1988.

    Le déroulement de la réunion ?

    Bernard Nivelt: Nous avons d’abord eu une petite pré étude.
    Une présentation de Pete Melvin sur les multis possibles. Plusieurs simulations, il y avait trois types: 60,70 et 80 pieds avec pour chacun plusieurs ratio longueur largeur, hauteur de mât. Bizarrement celui qui va le mieux fait presque 90 pieds par 90… Il y a une version intermédiaire avec 70 pieds [Mod 70 ?].

    Puis Bruce Nelson sur les monos: une option celle de l’AC90, bateau plus léger plus petit et surtout un tirant d’eau bien plus faible [note de Matthieu, on se souvient que dans le dessin initiale des AC90, un la quille devait être relevable pour pouvoir rentrer dans la darsena de Valencia]. 4m3 dans le cas d’un tirant d’eau fixe pour pouvoir aller presque partout sans système de relevage. Puis une autre option avec une quille basculante avec les VPP correspondant. Pour résumer le plus léger avec une quille basculante était celui qui allait le mieux partout (sic !).Pas de grande surprise.

    Puis une discussion générale sur la philosophie que devrait avoir la règle. L’idée est de trouver des systèmes pour réduire les coûts, de trouver un truc pour que les médias soient très content. Un peu la discussion du comptoir de commerce…

    Mais alors multi ou mono ?

    Bernard Nivelt:Je ne sais pas trop là. Il n’y a pas de fort consensus. Il y a des gens pro multi et des fermements pro mono. Et ceux qui disent que les deux peuvent être bien. Moi je dis que si la Coupe de l’America c’est du match race, il faut du mono. Par contre c’est beaucoup plus intéressant architecturalement de dessiner des multis. Dans le cas du multi, il faudrait imaginer une autre forme de course, pas obligatoirement du match race. Il faut que les voiliers restent aux contacts. Par exemple j’ai proposé des portes au vent arrière, certain disent pourquoi pas et d’autres que c’est une connerie. L’idée étant que les voiliers ne partent pas chacun dans leur coin.
    Vrolik de Alinghi s’est bien amusé avec le cata et n’est pas contre repartir sur un multi. Nous sommes quelques uns à penser que c’est plus amusant de faire un multi. Puis personnellement je me dis qu’il y aurait alors plus de chance d’avoir un syndicat français. Par contre si c’est en multi et que c’est des régates à la con comme la dernière fois ça va tuer le truc.
    Dans leur équipe de BMW Oracle Racing: Mike Drummond pro multi par exemple ou encore Vincent Lauriot Prevot bien sur. Après la coupe, les gens étaient plutôt pro multi puis après le retour en régate, en particulier sur des match races serrés, c’est moins le cas.

    Quelle est le programme pour la suite ? Est ce que vous allez participer aux processus de décision ?.

    Bernard Nivelt:Cette rencontre est terminée. Nous avons eu droit à la visite du trimaran et de l’aile. C’est vraiment sympa.
    Je ne sais pas trop quel était leur objectif. Sentir la tendance pour décider ensuite.
    Ils doivent nous réinviter à la fin du mois après avoir décidé si c’est un mono ou un multi. La conclusion du meeting est que nous reviendrons pour définir les règles.

    A ton avis, est ce que l’on peut imaginer qu’ils ont déjà pris leur décision et qu’ils en profitent pour prendre de l’avance sur le design. On sait par ailleurs qu’ils recrutent à prix d’or en ce moment.

    Bernard Nivelt:Ben ils disent exactement le contraire mais tu peux penser ça aussi. Ils ont énormément travaillé sur le trimaran et probablement déjà réfléchi à recruter les bonnes personnes. Je ne sais pas si les jeux sont fait. Je ne sais pas si ils le savent eux même.

    Merci Bernard.
    Bon alors qu’est ce que vous en pensez ?. J’ai comme l’impression que nous avons assisté comme à Rome à une belle séance d’enfumage.

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    Les débats ont débuté à Marseille pour l’épreuve française du World Match Racing Tour 2010. Les conditions sont très variables entre le matin et l’après midi avec des longues périodes d’attente. Les surprises du premier jour sont les victoires du monégasques Gian Luca PERRIS, équipé des français Brenac Francois, Buchart Philippe, Mergui Mikael. Ils ont réussi à battre les deux premiers du classements mondiales Adam Minoprio et Ben Ainslie. Le résumé de cette première journée en vidéo et malheureusement en anglais.

    Le classement après deux jours de compétition est le suivant:
    Ben Ainslie (GBR) 5-1
    Paolo Cian (ITA) 5-3
    Torvar Mirsky (AUS) 4-0
    Sebastien Col (FRA) 4-2
    Philippe Presti (FRA) 4-2
    Adam Minoprio (NZL) 2-2
    Mathieu Richard (FRA) 3-3
    Pierre-Antoine Morvan (FRA) 3-5
    Gian Luca Perris (MON) 2-4
    Francesco Bruni (ITA) 2-5
    Peter Gilmour (AUS) 2-6
    Bertrand Pace (FRA) 1-4

    La hiérarchie mondiale est pour l’instant respectée mais il reste encore une journée avec au moins trois matchs. Les concurrents rencontrent leurs adversaires une fois pendant ce round robin. Puis les huit premiers sont qualifiés pour les quarts de finales. Difficile de faire des paris même si on voit se profiler les éliminés de ce premier round robin.

    Cet compétition a vraiment l’air sympa mais je dois avouer que ce n’est pas le résumé vidéo qui m’enthousiasme. Les commentateurs sont discrets. Quelles sont les grands moments de la compétition ?. Qui est vraiment en forme ?. Qui ne l’est pas ?. Le flux twitter officiel n’est pas terrible et nous donne quasiment aucune info. Le live texte en anglais semble complet mais il est vraiment très difficile à suivre. Il nous manque les commentaires éclairés de Marc Bouet l’entraineur de l’équipe de France qui est aux abonnés absent sur son blog. Il nous reste les blogs perso des coureurs même s’il reste pour l’instant un peu silencieux. Voici une petite liste de ces blogs plus ou moins à jour:

      Sébastien Col et son fidèle équipier Gilles Favennec

    Si il m’en manque, n’hésitez pas à partager en commentaire.

    UPDATE: Commentaire de Marc Bouet

    Souvent ça ne sert à rien de démarrer trop vite. Les Français conservent toutes leurs chances de poursuivre la route. Une fois qu’on a passé le Round Robin, il faut être capable de naviguer encore mieux puisqu’on repart de zéro. Et gagner le Round Robin pour pouvoir choisir son adversaire n’est pas forcément un avantage. En général il faut choisir entre deux fléaux

    Sinon j’ai essayé de suivre le live en 3D sans les lunettes. Il suffit de télécharger le logiciel TCPlay (disponible pour windows et mac) sur cette page puis de cliquer sur Play Live. Go !. pour Voici mon retour d’expérience en vidéo.

    Au premier abord c’est joli avec la 3D fluide et un rendu raisonnable. Nous pouvons visualiser la trace de l’ensemble des voiliers et les écarts. Mais je dois avouer que j’ai été un peu dérouté par le manques d’information générale propre à la compétition. Par exemple sur la vidéo ci-dessus je suis incapable de vous dire de quel match il s’agit. Comme c’était la première fois que j’utilisais ce logiciel, j’ai tout de suite pensé que j’avais fais une mauvaise manipulation; j’ai donc écris à son concepteur Emmanuel de Bressy pour qu’il m’aide. Voici ces réponses.
    Comment faire pour savoir quel voilier utilise un skipper ?
    E. De Bressy: problème aujourd’hui, mise en place. Demain [vendredi 9/04] ce sera réglé.

    Comment savoir les chronos de départ ?. Le chrono en bas à droite ne semble pas correspondre.
    E. De Bressy: si il correspond, en tous cas de mon côté. J’ai peut-être un petit soucis de synchro d’heure, j’ai vu ça. On analyse ça ce soir.

    Quel est la précision de la position gps, il y a quelquefois des chevauchements malheureux.
    E. De Bressy: ben oui, c’est du dgps, env 2m. On ne retraite rien derrière pour éviter les chevauchements. Et sur les petits bateaux, les bateaux sont vraiment au mastic.

    Quel est l’astuce pour avoir les lignes de gain au vent des voiliers de chaque paire ?.
    E. De Bressy: touche « e » pour votre les lignes de gain au vent, « r » et « t » pour sélectionner un ou l’autre bateau (shift « r » et shift « t » pour tourner dans l’autre sens) => et oui, c’est pas la même chose quand il y a plein de bateaux ;-)

    Est ce que le vent indiqué provient de chaque voilier ?.
    E. De Bressy: non, dis-toi qu’il n’y a même pas de girouette sur site. Je gére tout à l’ancienne et je peux te dire que c’est horrible étant donné les conditions…D’habitude on prend une ou deux girouettes mais là, il n’y avait ni le budget, ni les ressources sur site. On fait avec.

    Merci Emmanuel et bon courage pour la suite. Si ce système vous intéresse, il est soutenu par la fédération française de voile et est accessible à tous les clubs. Une seule adresse: www.tcreplay.com. Je pense que Emmanuel sera ravi si vous lui faites des retours en commentaire.

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    Si vous aimez les combats navals je vous invite à suivre le Match Race France à Marseille qui se déroule du 6 au 10 Avril. C’est l’étape française du World Match Racing Tour. En introduction des débats, le teaser…

    Le World Match Racing Tour est la plus grande épreuve de match racing qui couronne, au terme de dix épreuves internationales, le Champion du Monde de la discipline. Cette saison la première épreuves du WMRT se dispute à Marseille du 6 au 11 avril au Yacht Club de la Pointe Rouge

    En effet le WMRT a obtenu de la fédération internationale, l’ISAF, de désigner le champion du monde de match racing pour les dix ans à venir. On se souvient que le circuit Louis Vuitton Trophy était à Auckland le Louis Vuitton World Series. Mais la dénomination World était déjà prise. Les deux circuits sont en effet comparables puisqu’il s’agit de match racing avec les meilleurs mondiaux sur plusieurs épreuves à travers le monde. La différence réside dans le support et dans le mode de sélection.

    Le Louis Vuitton Trophy se court en Class America alors que le WMRT se déroule sur des monotypes de plus petites tailles. Il me semble que se sont des J80 à Marseille. Les combats ne sont donc pas tout à fait équivalent. Si certains marins comme Ben Ainslie ou Bertrand Pace mènent presque un Class America comme un voilier de 8 mètre, il n’en reste pas moins que la masse à déplacer n’est pas la même et la cohésion de l’équipage bien plus ardue sur l’ancien voilier de la Coupe de l’America. Le niveau d’entrainement nécessaire pour naviguer en Class America est bien plus important. Je vous invite d’ailleurs à lire l’interview de Fabrice Levet (source V&V), coach de Aleph, qui explique la nécessité de s’entrainer et de recruter des équipiers de haut niveau pour être au niveau sur le Louis Vuitton Trophy.

    Match Race France Marseille

    L’autre différence est le mode de sélection des concurrents. Sur le Louis Vuitton Trophy, il s’agit d’une sélection par l’argent. Les équipes sont actionnaires majoritaires ou minoritaire de la World Sailing Tour Association qui organise les épreuves. BMW Oracle Racing est d’ailleurs actionnaires majoritaire. La WSTA, qui est dirigé par Paul Cayard, participe activement à l’élaboration du protocole de la prochaine America’s Cup. Selon Fabrice Levet « pour chaque épreuve du Louis Vuitton Trophy, il faut compter entre 300 et 400 000 euros ». Pour le World Match Racing Tour, les budgets sont bien plus faibles. A part quelques exceptions prés les sportifs sont uniquement payés par les prix éventuellement payés et sont soutenus éventuellement par exemple pour les français par la fédération. Le mode de sélection est un plus juste sur le WMR même si il est également discutable. J’ai déjà évoqué ici le système d’enchère pour avoir sa place sur ce circuit. La conséquence notable pour cette année est l’absence de Damien Iehl pourtant classé 8ème l’an passé et premier français ISAF. Toutefois sur cette épreuve française, le système des invitations permet d’avoir presque 6 équipages français…

    Voici la liste des concurrents de l’épreuve de Marseille:
    Adam Minoprio (NZL) BlackMatch; vainqueur 2009
    Torvar Mirsky (AUS) Mirsky Racing Team, second du wmrt en 2009
    Ben Ainslie (GBR) TEAMORIGIN, barreur sur LVT
    Peter Gilmour (AUS) YANMAR Racing, organisateur du circuit
    Mathieu Richard (FRA) French Match Racing Team, 5ème en 2009
    Sébastien Col (FRA) ALL4ONE, barreur sur LVT, 7ème en 2009
    Paolo Cian (ITA) Team Italia
    Philippe Presti (FRA) French Match Racing Team,
    Francesco Bruni (ITA) Azzurra, barreur sur le LVT
    Pierre-Antoine Morvan (FRA), la surprise des pré sélections
    Bertrand Pacé (FRA) Aleph Sailing Team, barreur sur le LVT
    Gian Luca Perri (MON), le local de l’épreuve.

    On ne peut pas dire que le mode de sélection soit défavorable aux français. Par contre on peut s’interroger sur la représentativité du panel. Il n’y a pas un seul américain pourtant pays vainqueur de la Coupe de l’America. Il faut dire que ce circuit est en concurrence avec de nombreux autres. Cette semaine début également l’épreuve autrichienne de RC44 avec Larry Ellison, Russell Coutts, James Spithill et Pau Cayard. Petite parenthèse je ne serais pas étonné que le prochain voilier de la 34ème Coupe de l’America ressemble à un RC44…. fin de la parenthèse.
    En faite si il y a bien un vainqueur de la dernière Coupe de l’America à Marseille. C’est le parrain de l’épreuve: Thierry Fouchier; le trimmer de USA 17. Ce dernier a d’ailleurs déclaré à la Provence: « Gagner la Coupe de l’America, c’est une grande fierté personnelle. J’étais juste un peu déçu de ne pas avoir reçu un petit mot de la Fédération française de voile ou des instances régionales »… No comment.

    Je sais tout ça c’est du mauvais esprit. Le Match Race France n’est pas la Coupe de l’America mais ça reste un super spectacle avec les meilleurs. Je ne peux pas être à Marseille, c’est vraiment dommage. Tout a été prévu pour que cette épreuve soit formidable à suivre.

    Match Race France Marseille

    Dimitri Deruelle, l’instigateur orignal du MIMR et entraîneur de match racing, a tout prévu pour que la fête soit pleinement réussie : « Comme nouveautés en 2010 il y aura un village dédié à l’Escale Borely où le public pourra s’essayer à de nombreuses activités comme les régates en bateaux radio-commandés à l’atelier de noeuds. Un bateau spectateur gratuit sera aussi mis à disposition du public pour pouvoir suivre les régates au coeur de l’action alors qu’un écran géant retransmettra les matchs pour ceux restés à terre avec les commentaires de professionnels du match racing. L’action quotidienne sera relayée par les médias à l’issue d’une conférence de presse avec les skippers donc tout le monde pourra comprendre simplement ces joutes navales. »

    En ce qui concerne les médias. Les deux sites officiels sont:

  • Les résultats, classements sur le site anglais du circuit
  • Les commentaires en live et en anglais en complément du twitter @worldmrt
  • Le site de l’épreuve en français qui est très bien fait avec beaucoup d’info pratique. A noter que nous devrions pourvoir suivre en virtual et live les duels dès jeudi grâce à TCPlayer (technologie française !).
  • On regrettera une couverture télévisé comme pour la monsoon Cup qui est vraiment fantastique. Il faut dire que la logistique nécessaire est impressionnante, si cela vous intéresse je vous invite à lire ce billet sur Valencia Sailing: Innovating and pushing the boundaries of TV production .

    Bonne régate. Toutes les infos sur mon twitter comme d’hab.

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    Voici les résultats de la quatrième journée de régates du Louis Vuitton Trophy à Auckland où s’affrontent sept équipes sur des Class America prêtés par Team New Zealand.

    1e course: Emirates Team New Zealand bat All4One, 00:26
    12 à 15 nœuds de vent. L’équipe locale, skippée et barrée par Dean Barker, s’offre une quatrième victoire, cette fois face aux Franco-Allemands d’All4One. Dans les dernières secondes avant le départ, le barreur français Sébastien Col pousse le bateau kiwi sur la ligne. Mais Barker envoie un virement et repart sur bâbord, forçant Col à virer et à suivre. All4One s’accroche et reste au contact pendant le premier bord. Rien à faire: ETNZ contrôle la droite du plan d’eau et maintient son avance. « La course était perdue dès le départ, lorsque nous avons essayé de les pousser alors qu’il était trop tard, » explique Jochen Schümann, skipper et tacticien d’All4One. « Ils n’ont pas cessé de nous contrôler. Ca avait parfois l’air bon pour nous, mais jamais assez pour les dépasser. »


    Seb Col revient sur le départ contre ETNZ
    envoyé par ALL4ONEChallenge. – Plus de vidéos de sport professionnelle et amateur.

    2e course: TEAMORIGIN bat Aleph, 02:11
    17 à 20 nœuds de vent. Bang! Collision en phase de pré-départ entre l’étrave de TEAMORIGIN et le tableau arrière d’Aleph, à bord de NZL84. C’est l’équipe française, menée par Bertrand Pacé, qui est pénalisée selon la règle 16 pour changement de route. Selon les arbitres, pendant le dial up, le barreur anglais Ben Ainslie est resté à distance d’Aleph et c’est le bateau français qui a provoqué la collision en tournant. Et, en plus de cette pénalité, un point a été retiré à Aleph pour collision. Au moment du départ, Pacé est sous le vent d’Ainslie. Puis TEAMORIGIN consolide son avantage et contrôle le reste de la manche dans un vent forcissant au dessus de 20 nœuds. Les Français restent malgré tout dans le match et font un dernier bord particulièrement réussi. A l’arrivée, ils reviennent à deux longueurs des Britanniques, mais doivent encore exécuter leur pénalité.

    3e course: Azzurra bat Artemis, abandon
    20 nœuds de vent. Artemis, barré par Terry Hutchinson et skippé par Paul Cayard, démarre bien ce match face à Azzurra. En phase de pré-départ, le bateau suédois force l’italien à descendre. Puis il vire et part lancé sur tribord, tandis que Francesco Bruni prend un bon départ, tribord amure, au milieu de la ligne. 44 secondes d’avance pour les Suédois à la bouée au vent. Mais cela ne va pas durer: au moment d’envoyer le spi, le tangon tombe à l’eau et casse contre les haubans au vent. Le spi dans l’eau, le bateau est stoppé et l’équipage abandonne. Hutchinson: “Le hale haut du tangon nous a filé entre les doigts. Le tangon est tombé et est parti à l’eau. Le bras est passé sous le bateau, le spi s’est pris dans le safran. C’est décevant mais nous allons débriefer et nous assurer que nous ne referons pas deux fois les mêmes erreurs. »

    4e course: Mascalzone Latino Audi Team bat Synergy, 00:19
    20 nœuds de vent. Après une pause nécessaire pour réparer, Karol Jablonski, barreur de Synergy, et Gavin Brady, barreur de ML Audi Team, sont prêts à la bagarre. Synergy rentre bâbord dans la zone de départ mais choisit de glisser sous les Italiens. Les manœuvres qui suivent sont contestées de part et d’autre mais les arbitres lèvent trois pavillons verts et Brady pousse Jablonski sur la ligne. Les Russes réussissent à s’échapper mais, au moment du premier croisement, les Italiens prennent la tête et la conservent. Malgré un affalage de spi bâclé par l’équipage de ML Audi Team, Synergy ne parvient pas à revenir.

    Classement provisoire après le Flight 4:
    1. Emirates Team New Zealand, 4-0, 4 pts
    2. Azzurra, 3-1, 3 pts
    =3. All4One, 2-2, 2 pts
    =3. Artemis, 2-2, 2 pts
    =3. Mascalzone Latino Audi Team, 2-2, 2 pts
    =3. TEAMORIGIN, 2-2, 2 pts
    7. ALEPH Sailing Team, 1-3, 0 pts *
    8. Synergy Russian Sailing Team, 0-4, 0 pts

    C’était sympa le tchat non ?. Les régates sont sympas mais malheureusement elles sont souvent joués sur le départ. Ca reste difficile de rester réveiller alors que le match est souvent joué après 5 minutes de course. Pour la 34ème Coupe de l’America il faudra réfléchir au sujet. Ce n’est pas le match race qui est en cause mais bien le peu de différentiel de vitesse sur les Class America. Qu’est ce que vous en pensez ?.

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